![]() ![]() |
|
Grands pingres et autres tocards
Le 30 aout 2025, par christophe simoni
La tirelire
Cela fait maintenant 27 ans que je suis un bénéficiaire de l'Allocation Adulte Handicapé qui me retient hors de la misère. Avec cette somme qui a varié au fil du temps et durant cette période, cela représente de 600 à 1015 euros, réajusté en fonction du coût de la vie et de l'inflation. Cette allocation et la modernisation de cette administration qui en dépend, nous la devons au président Chirac qui a modernisé ce que l'on appellait, il y 30 ans la "cotorep". Son nom devint la "Maison DépPartementale Du Handicap" M.D.P.H. L'histoire ne dit pas si la profonde métatmorphose de cette institution était dû au fait que la fille du président Chirac après un très grave accident devait vivre en fauteuil roulant et qu'il s'est emparé du problème, par la force des choses. En tout cas moi, j'ai eu la chance de pouvoir faire quelques économies "en me serrant la ceinture" pendant 27 ans. Quand vos ressources, hostensiblement ont tendances à baisser, se dépanner avec "ce bas de laine", ça fait du bien et cet argent, je ne l'ai pas volé, bien au contraire...Je m'explique... En tous cas, dans mon parcours médical, je sens que l'on me réserve pour plus tard la case: "Doit rester en chaise roulante jusqu'à la fin de sa vie". Pour couronner le tout. Invalide à 80%
J'ai commençé à percevoir cette allocation en 1998 et de 1998 à 2004 environ, l'allocation était peu élevé et très vite selon le travail des experts qui ont étudié mon dossier, je fus considéré avec une invalidité égale ou supérieur à 80%. Au tout début, l'allocation représentait 600 euros environ. Garder son autonomie avec 600 €, vous plaisantez, j'espère ? Non évidement, ni pour hier, ni pour aujourd'hui, ce n'est pas possible et forcément, je vivais chez mes parents dans un petit village d'Eure et Loir de 1998 à 2004. Comme je disposais du couvert, de draps propres et d'une douche, je n'avais que peu de frais à mettre sur la table; tous les mois. C'est ainsi que j'ai pu commencer à économiser une partie de mon allocation et je n'ai pas été ni en fête foraine ni au casino, ni au Macumba Bar et je ne me suis pas payé des vacances, ni à Monte-Carlo, ni à Courchevel, loin de là. Conscient que cette situation allait évoluer avec des parents vieillissant, très vite, j'ai commencé à économiser dans mon désert rural dans la maison en eure et loir. La spéculation du Dowjones
Au fil du temps, comme la maison devenait lourde à entretenir, mes parents ont souhaités déménager et j'ai été obligé de les suivre pour une simple raison de problème financier. Nous passions de bons moments ensemble et la perspective de vivre à Paris seul aurait été formidable, mais la question ne pouvait pas se poser, je ne pouvais être indépendant avec l'unique l'AAH comme ressource. En 2004, j'ai 38 ans et nous arrivons dans le Calvados dans une station balnéaire bien connue. Mes dépenses sont toujours les mêmes et mes parents généreux ne m'ont jamais demander de payer ma part au restaurant. Ce qui aurait été un comble et ils sont encore fantastique à mes yeux; comme à ma mémoire pour ces gestes de générosité à mon égard. Je ne pourrais jamais oublier tous ces bons moments que nous avons passés ensemble. Malgré ce tragique vaudeville qui m'a amené à tomber malade en 1989 à un instant T et qui aujourd'hui ne répond plus aux impératifs clinique d'hier. Avec cette "maladie artificielle" et selon un principe de précaution abérant car entretenu par des médecins et des institutions motivés par une folie qui elle, est tout à fait conventionnelle. C'est avec une volonté d'entretenir une odeur très forte d'alcool et de chanvre indien que cette profession se devait de ne rien perdre de leur gain de gagne-petit et autres honoraires à portés d'ordonnances qui avec ce cas de figure, leur permet de vivre grassement. C'est la raison pour laquelle, pour guérir, il me fallait arrêter les produits illicites et l'alcool avec les médicaments, néanmoins avec tous les médecins que j'ai pu rencontrer aucun ne m'a délivré ce précieux conseil, si ce n'est depuis décembre 2021 avec mon médecin traitant. Lui, m'indique qu'avec les examens sanguins que je viens de faire, je dois absolument arrêter de boire de l'alcool, sinon, je risque un cancer du foie. Evidemment, je ne suis pas suicidaire et j'arrête l'alcool à 55 ans, définitivement. J'observerais, très vite que je retrouve des moyens intellectuels qui étaient depuis très longtemps altérés. Mais les psychiatres ont-ils bien réagit à mon égard en tant qu'humain ou en tant que patient en se taisant pour ce problème d'alcool. Pourtant à l'hôpital de jour je n'ai jamais caché que je buvais deux vet de vins par jour. Visiblement, cette information n'intéressaient pas les psychiatres et la transmission avait de l'eau dans le gaz... ![]() Ni, un ange, ni un salaud
Au mois de février 2006, après la phase Daphné et Canal, je suis diagnostiqué; La belle affaire. D'office, je suis astreint à la fréquentation de l'hôpital de jour de Trouville, 2 jours pas semaine. Malgré tout, je vivote évidemment mieux que d'autres, là où la vie est plus cher pour les autres. Sans avoir beaucoup de frais avec 800 euros par mois c'est mieux qu'avec 600 lorsque les factures tombent. A cette époque comme encore aujourd'hui, je porte des vétements très solides pour les garder longtemps. Par ailleurs pendant 30 ans, j'ai économisé tout ce que je pouvais, en mettant un terme à l'achat des paquets de cigarette du quotidien. Je ne suis ni un ange ni un salaud, juste un type qui se serre la ceinture en pensant à demain. En plus, c'est là, où il faut reconnaître qu'il ne peut être question (aah et économies) de détournement de fond de l'état. Je vais rester à l'hôpital de jour pendant dix ans et je ne vais pas rester à ne rien faire, les bras ballants. Pour commencer avec un ordinateur à ma disposition dans l'hôpital, je vais créer des visuels, des petites affiches, des invitations etc etc et le graphiste, n'est pas onéreux pour la collectivité... Si ça arrêtait-là, je vais aller jusqu'à créer une dizaine de numéro d'un journal concernant l'activité de l'HDJ (Hôpital De Jour) et de ses patients, il a pour nom: "Zero Gravity". Ce titre se veut être une dédramatisation des problèmes qu'enjendrent la fréquentation d'un hôpital de jour. Dans ce rôle, je serais, le photographe, le graphiste, le journaliste et le rédacteur en chef, multi-tâches comme le raconte le milieu. Je vous propose de le découvrir Ici, le journal des patients de l'hôpital de jour. Et est-ce que j'ai été payé ? Est-ce que quelqu'un pourrait estimer le coût de ces prestations s'il devait avoir eu à peser dans le budget de l'hôpital de jour ? En tout cas, pas très cher, le boulôt de l'homme couteau Suisse et vraiment sympa, pour ce prix... Est-ce que j'ai entendu un seul merci ? Non rien du tout, mais cela doit être encore trop à les observer derrière leurs claviers. J'ai juste fait mon devoir ? Vous en voulez encore ? Attendez deux minutes,... Je suis, aussi amené à réaliser un site internet pour l'hôpital sur un petit bateau de pèche typique construit par une partie des patients dans les années 1980. Il s'agit de s'occuper du code; du traitement des images; la partie rédactionnelle étend du ressort d'un infirmier. Le bateau s'appellait La Lune. Là aussi, ça n'a pas couté trop cher et cela n'a pas trop agrandit le trou de la sécurité sociale, bien au contraire et, au regard de l'institution, j'étais en capacité de travailler pour réaliser ces travaux . Mais visiblement pas en mesure d'avoir à entendre d'arrêter la combinaison "alcool et médicaments sinon vous aurez un cancer des cheveux". Non pour ça, les psychiatres payés par l'état ou par la sécurité sociale n'était pas en mesure de me faire entendre "arrêter l'alcool". Ils n'en avaient pas les compétences ou le courage ? Pauvres gens qui ne se sont pas trop posé de question. et moi qui a dut entendre et obéir à leurs sentence. Selon la MDPH il y avait eu probablement trace d'empoisonnement ou carence alimentaire entre 2 et 4 ans avec laquelle la science a démontré le besoin indispensable du soin et que je ne remet pas en cause. Toutefois si la combinaison alcool/drogue/médicament avaient été endigué à partir de 1991, mon sort à partir de cette date, aurait été tout autre. Je ne dis pas que cela aurait été mieux, je dis qu'il aurait été "autre" et moi et ma famille, nous n'avons absolument rien à se repprocher. ![]() Les dons
Voilà, maintenant, vous pouvez donner des leçons à qui veut l'entendre, mais pour moi sur de tels sommes aussi peu importantes, il n'y a que les pingres, les tocards et les rapiats séculaires qui pourront se permettre de faire des réflexions. Dites-vous bien également que c'est avec les réformes de François Hollande que je suis devenu le plus riche parmi les plus pauvres et que l'ajustement fut fait. Entres nous, ce n'est pas ce qu'il a fait de mieux. En attendant mon "petit bas de laine", "ma tirelire" m'évitent d'être à découvert tous les mois, donc, si ça peut vous rassurez avec l'idée que ça se terminera mal, merci d'envoyer vos dons... CS-30/08/2025 |
|
![]() ![]() |
|