terminal-media.fr
icon icon facebook icon icon icon icon
cross

 
rss
 
Picto t e r m i n a l - m e d i a . f r Picto




C'est le


nom



de



l'hommage








Une goutte d’acide

“la compèt de l’actu”

Le testament

Chère madame la marquise

Partie 1
Une goutte d’acide


C’est subjuguant l’échelle de stupidité que peuvent atteindre certaines personnes avec un jeu un banal jeu ! Remarquer je trouve cela assez stimulant et puis au moins vous êtes payer pour quelque chose de vraiment intéressant, je me demande si c’est utile ? Ah je vois c’est le bûchers des vanités ? n’est ce pas Anatole ? Oh comme c’est terrible, pensé une chose pareil à votre âge, ce doit être passionnant d’être à la télévision pour croiser ce personnage tous les matins il est ici tout les matins n’est ce pas et bien moi je trouve cela particulièrement stimulant d’avoir à dire bonjour à notre ami Anatole dans l’enceinte même du télévision privée de surcroît ! de surcroît Croa Croa, triste je ne pense finalement pas que cela soit si drôle enfin au moins j’aurai appris quelque chose.Du français, on y vient, enfin je veux dire en fait que cela me stimule à sortir de mon noir silence. Merci pour avoir sauvé mon document. Ce doit être la forme nouvelle de décolonisation spécial avec approbation du ministère, où bien de “ monsieur colis à domicile” Bon en fait mes promenades ne sont pas amusantes et l’on ramène beaucoup de choses inutiles, en fait je les promènent un peu. Ce sont des gens un peu encombrants mais on peut pas plaire à tout le monde. Vous êtes toujours là n’est ce pas, s’il vous plaît ne me laisser pas seul, j’aime votre chaleur, cette candeur qui fait que vous êtes véritablement indispensable. Est ce que toute la France en profite ? où c’est juste réservé aux abonnées. Voilà un drôle de commerce que je découvre je dois l’avouer. Merci pourtant pour tant d’attention. A qui le tour et pour combien de jour ? J’ai du temps et puis comme je vous l’ai dit je me sens à mon aise. Remarquer la poésie des stades de football vous en connaissez un rayon, un ballon, c’est votre tasse de thé non ? Comment dirai je ? écoutez ce n’est pas de moi, mais je vais vous faire part des recommandations de l’entraîneur du club de Trincan. Onze cons pour en calmer onze millions. C’est de la vraie poésie non ? Vous m’avez semblés un peu soulagé par ma présence, afin de faire une sorte de bilan sur vos métiers, les aboutissants, les pas de danse au quotidien, la formule roulant presque comme une boite à musique, le ronron léger des parfums des secrétaires, le petit cri de notre ami le vitricide juste avant les publicités, le tamtam quotidien de cette formule qui dure, qui dure. Oh, la formule, je la modifierais peut être un peu mais rien de très grave. Rassurez-vous. Vous savez, vous pourriez pensé que je suis vil et méchant, en fait je suis peu sociable, enfin disons que j’ai mes heures. Mais je ne vous en veux pas. Vous êtes comme ça. Une occasion comme cela il faut la prendre, la saisir. Aujourd’hui lundi vous ne me verrez pas, c’est mon jour de congé, je peux supporter la possibilité d’avoir un jour de repos non ? Ce que j’aime avec vous c’est cet esprit professionnel. Un vrai esprit d’à propos. C’est un métier j’en conviens. Bon, à tout à l’heure...Oui je suis de retour, non c’est vraiment un plaisir d’être parmi vous, c’est un peu égocentrique non ? enfin je me suis dit qu’il y avait peut-être de bonne raison de rester parmi vous. L’oreille au mur à l’affût des murmures de cette maison qui me semble assez confortable. J’ai comme l’impression qu’il va y avoir quelques changements dans ce cher paysage, j’ai perdu quelques choses comme une adresse où un courrier électronique, un email m’aurait échappé ? où quelque chose comme cela. Si par hasard vous tombez dessus n’hésitez pas ! renvoyez le à ces cher interlocuteurs. C’est un plaisir de communiquer avec eux pour qu’enfin il puisse à loisir, si je puis dire, m’exprimer leur “ point de vue ” A moins qu’il ne disparaisse sans laissée d’adresse, ce serai dommage.

Bouffer par les vers, hum, ce doit être une mort délicieuse. Si toutefois la mort est délicieuse. Une boue, une boue extraordinaire, miraculeuse qui tombe à point nommer pour le plaisir de tous. Ces mouches qui semblent tourner autour, sale mouches. Avec leurs tracts et leurs idées, vous devez être pliez en quatre quand il viennent vous voir pour vous parlez du futur. Ils s’imaginent sans doute que vous devez être des porte voix. Les crevures, il faut au moins être une centrale pour contenir autant de crevures et entretenir une puanteur horrible. Une centrale thermique ? non Une centrale atomique ? non, Une centrale d’étudiants ? peut-être...

En toute chose il faut en considérer la fin

Miroir
Ouille! C'est chaud!
Ca risque de briser le miroir
"Pour un bon début de conversation
Parce que, lorsque rien ne marche, ne pas essayer un peu d'ironie
Pour poser une question générale
Pour se renseigner sur les vieilles bottes
Pour se renseigner sur le foetus de veau
Pour se renseigner sur la cafetière
Pour se renseigner sur les bougies dégoulinantes
Pour se renseigner sur le canard
Pour se renseigner sur les ectoplasmes
Pour se renseigner sur la bouteille à génie
Pour se renseigner sur la poussière de brillant
Pour se renseigner sur les pépés
Pour se renseigner sur le costume de cheval
Pour se renseigner sur les diablotins
Pour se renseigner sur le jingle
Pour se renseigner sur les nouveautés
Pour commander un burger de souris
Pour se renseigner sur le pop-corn
Pour se renseigner sur le corbeau
Pour se renseigner sur une puanteur horrible
Pour demander s'il remplacera la Mort
Pour se renseigner sur le costume de licorne
Pour poser la question ultime - pourquoi ?
Pour dire à Planteur que vous avez trouvé le Jingle
Pour dire à Planteur que vous avez trouvé le Groupe
Pour dire à Planteur que vous avez trouvé la Pépé
Pour dire à Planteur que vous avez trouvé les Nouveautés.
Pour poser une question précise sur ce sujet, pourquoi
Pour une réflexion personnelle
Pour terminer la conversation


Vanité, la meilleur de mes ennemies, laisse donc place à mon courroux pour venger l'infamie attentiste.
Je m'exprime parce que je ne peux plus me taire !
Tu sais comme moi, que maître de son image on peut parfois en devenir victime
Faute d'avoir des idées doit-on se réfugier dans une attitude pour justifier une conduite rationnelle ? ! cela finit vraiment par être lassant de crier et de ne pas être entendu
Ah, mais nous avons là monsieur l’expert ! alors monsieur l’expert vous donnez là votre opinion d’expert ? n’est ce pas ? Un expert dans la reconnaissance des êtres invisibles. Oh et bien, c’est ta mère qui doit être contente, enfin pendant ce temps là tu ne traînes pas dans la rue.
Ah, c’est ça le discours réchauffé de la longue lutte entre les rationalistes qui s’opposent aux fondamentalistes. Arrête cela s’il te plaît c’est dégradant, c’est dégradant mais cela pose bien le personnage, pire cela prouve que tu es maboul. Fascinant, n’est ce pas, le degré de stupidité que peuvent atteindre certaines personnes pour simplement trouver la solution d’un jeu. Un simple et banal jeu. J’ai une idée ! je sors et je joue à ta place et toi tu rentres ici et tu risques ton intégrité morale et intellectuel, non cela ne marchera pas, je ne pense pas que cela marche. Bien que je considèrent que tes directives soient de la foutaise, je trouve infiniment fascinant d’imaginer comment ton esprit fonctionne.
Ta maman donne toujours du biscuit pour les poissons, elle devrait finir par se tenir loin d’eux parce elle risque de finir comme marchandise de stock, j’ai toujours pensé qu’elle finirai mal, et je ne suis, sans doute pas tout seul, à penser ainsi.
Toute la ville en parle ! ah bon tiens ? quelle sagacité dans sa conversation. Je comprends mieux maintenant, c’est pathogène ? enfin je veux dire, ça explique certains comportements chez toi ? Quelle sel de mer dans ta conversation !
Tu sais, pour moi la vie est un vaste échiquier, ma zone de combat, ce n’est pas parce que je fait la guerre que je suis forcement méchant.

Pour l’équipe cyber

Quelle sens de la plaisanterie, sidérant. Normal cela vient de l'équipe Cyber. Vous le faites exprès où ce sont des ordres, hum, pardon des conseils. Enfin au moins vous vous donnez bonne conscience. Je suppose que votre déontologie vous oblige à suivre la procédure. Cyber, n'importe quoi ! Je crois finalement que ce n'est pas une de mes meilleurs idées. En fait, une fois encore j'ai surestimé votre aptitude à comprendre. Vous avez vraiment un cognitif limité. J'irai même plus loin, c'est que vous êtes aussi stupide que vos abonnées. Mais est-ce que ce sont les abonnés qui sont aussi stupides, où vous même qui chercher à leurs ressembler. Je crois que nous allons laissé plané un doute. Qu'est ce que vous voulez que je vous dise et en particulier à votre directeur des ressources humaines. Un stage, qu'elle drôle d'idée ! ? très cyber sans aucun doute ! Vous devez certainement vous moquez de quelqu'un. Pourriez-vous vous montrez plus précis dans vos définitions, c'est ridicule, enfin vous devez être payé pour formuler des réponses pareils. Subjuguant de bêtises, à messages de Cyber con, réponse de con.
Nous attendons votre courrier.

Télévision, dis moi qui est la plus belle
La télévision c'est ton métier, non ? En ce qui me concerne ce n'est pas une priorité, mais cela a été mes premiers amours. Je ne peux y penser sans avoir une pensée affective rétroactive à son intention. Comme il m'est difficile de regarder ce qui est coder, je vais donc parler de la face caché de votre iceberg télévisuel. Je n'ai pas de leçon à donner, c'est sûr, néanmoins je n'ai pas d'ordre à recevoir donc cela nous laisse un pouvoir de suggestion. Trop vaniteux je doute que tu prennes en compte à la lettre cette proposition de grille de programme. Il te reste à t'inspirer de mes réflexions, pour te surpasser en trouvant une alternative bénéfique.

On ne change pas une équipe qui gagne, c'est d'ailleurs un peu inquiétant parce que ces hurluberlus, comment faire pour les décoller, ceci étant dit, ils ne sont pas marier. Si cela fonctionne bien ensemble, il n'y a aucune raison pour que séparément le courant passe également. Ca reste une formule, une simple et banale formule, blanquette, ou pot au feu, frites, ect ect. La qualité de la provenance des aliments fait quoi ? quarante pour cents de la pérennité de l'établissement ? pas plus, c'est dommage. Il faut le dire, avec de meilleurs invités, vous y gagneriez largement plus. Un oeil comparatif ? rien à voir. Aucune comparaison possible avec ce qui se déroule sur les autres chaînes à la même heure. C'est ce qui vous aveuglent, tous. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, cela s'applique bien à vous. Donc, il faut résonner autrement. On ne peut pas trimballer quelque chose quinze ans avec soi sous prétexte que vous n'avez rien d'autre, où que la solution soit médiocre, mais acceptable. Enfin quoi, il n'y a pas d'autre choix que la fausse promotion. Une promotion premier degrés, une habile confirmation critique au second. Pour qui cela fonctionne ce double langage. Pour qui cela fonctionne au premier degré ? au second ? et les deux à la fois ? Pour toi ?

Je ne peux pas passer en revue l'essentiel des animateurs mais je peux isoler trois courants distincts, trois symptômes, si je puis dire. Information, divertissement, l'invité. Ca peut paraître assez disparates comme courants, mais c'est une réalité.

Rien c’est encore trop


Bonjour et oui c'est encore moi. C'était moi hier, avant hier et à ce jour c'est encore moi. Enfin peut être pour pas très longtemps encore mais au moins aujourd'hui c'est moi. Bien sur on pourra dire que je suis fatigant, remarquer que pour l'instant c'est moi qui pourrai être fatigué depuis tout ce temps. Mais a vous regardez vous, vous affichez des mines superbes, de belles dents, une belle peau, un beau moral, de belle plaisanterie. Vous avez sans doute travaillez beaucoup pour en arrivez là. Ce n'a pas été trop dur, enfin je veux dire trop difficile. Ca va vous dormez bien ? Pas de mal au dos ? Aucun mal de tête ? Ce n'est pas que j'ai vraiment envie de vous voir en mauvaise santé, mais quand je m'observe j'ai parfois quelques inquiétudes. Evidement la santé c'est un problème, la douleur c'est aussi un problème, mais ce n'est pas le même problème. On n'en meure pas c'est sur, mais il n'y a que ceux qui on vécus cette "expérience" qui peuvent en juger vraiment les effets. Bon en dehors du fait que c'est insupportable, le pire, enfin ce n'est pas le pire. Remarquer au fond cela donne à réfléchir.

Elles ne se rendent pas comptes

C'est vrai, c'est toujours un peu délicat de se retrouver devant la page, le curseur clignotant, les affres de la création ? non, rien à voir, c'est surtout par quelle sujet commencé. Ils foisonnent dans mon petit crâne, évacuer les questions qui me font marché, enlever les soucis de l'administration Cyber. Car je ne sais pas bien si ces quelques lignes peuvent où non vous donnez à réfléchir. Avec l'habitude, le cours du temps et des événements, je me demande si parfois mes réflexions atteignent leurs buts initiales. Oh c'est certain, je suis parfois très sérieux et je ne plaisante absolument pas. Mais quand il s'agit de discuter de vos émissions, j'ai quelques retenues, oh ce n'est pas que je pense que mes réflexions ne soit pas mérités, je me réserve bien de vous parler de télévision, de grille, de programmes, de concept, de formules. Mais j'ai sur vous tous une idée qui se précise de plus en plus. Vous en faire part ? mais je ne peux pas, c'est l'évidence même et vous savez parfaitement pourquoi. Remarquer et c'est assez paradoxal j'aimerais bien être une petite souris et écouter à loisir ce qu'ils se racontent dans vos murs, dans vos rédactions, dans vos bureaux et couloirs, à la cantine. C'est vraiment paradoxal. J'imagine que cela vous donne un nouveau souffle, une remise en question. Je me demande d'ailleurs si cela change fondamentalement les choses. Si je ne le soupçonnais pas un tant soit peu, j'aurais probablement laisser tombé avant. Mais je n'ai pas tout dit, attendez, je ne vais pas tout déballé comme ça. Pourtant j'en ai en stock des remarques et pas des moindres, c'est un travail de tous les jours. Je ne dénigre pas votre travail, mais cela ne m'empêche pas d'avoir à exprimer certaines remarques, qui me semblent justifiés. C'est assez valable pour l'humanité non ? Un médicaments pour rajeunir la télévision, l'humanité ? non vous ne penser pas que nous pourrions ainsi gagniez un peu de temps au lieu de tergiversé, finalement, vous n'avez pas le monopole de la bonne parole, au même titre que les autres, ce n'est d'ailleurs pas une raison pour vouloir faire comme eux. Donc nous abordons aussi celui du langage universel. Nous avons peut être un langage en commun. Celui du bon sens

Autoroute des médias

Autoroute des médias, encore faut il avoir quelque chose à dire... Alors c'est curieux j'ai remarqué que lorsque que l'on envoi un message à dix huit heures trente et bien votre administration vous envoie un jolie message, c'est très gentil, merci beaucoup complètement impersonnel, mais gentil vraiment gentil. Moi vous savez je n'ai rien demandé à recevoir quoique ce soit, d'ailleurs je sais par expérience qu'il faut rester bien pleutre sur l'Internet, enfin je veux dire, évasif. Voilà, je fais tout le contraire, oui je sais c'est un genre, en attendant de trouver une occupation plus stimulante, on se fait à tout vous savez, même aux éditoriaux les plus bêtes. Pour ce genre de détails je peux dire que je me demande si cela à encore un sens. Ca doit être dur tout de même de se lancer à l'assaut du public en sachant d'avance que cela va être un échec. C'est un métier j'en conviens, enfin ce n'est pas interdit d'en changer.

Communication financière

Messieurs,
Nous sommes de très gros clients spécialisées dans les secteurs de la communication. Nous recherchons des sociétés ayant des difficultés financières où sur le point de déposer leurs bilans. Nous ne voulons pas acheter, mais reprendre un portefeuille d'action vite généré. Nous vous imposons des opérations peu coûteuses afin de sauver vos bilans sur les obligations pourries (junk bonds)

Les métiers de la communication étant soumis à une concurrence acharnées et souvent désespérées, le marché reste instable et les affaires vont mal.

Nous vous prions d'agréer, Messieurs, nos salutations distinguées.

Le président

La gent féminine

A l'intention de la gent féminine de Canal, plus communément appelée la bande des quatre.

Comme j'ai peu de succès, je préfère parler de façon général à vous quatre, Anne, Cécile, Daphné et Flavie. C'est assez simple à comprendre, avec quatre, j'ai plus de réussite qu'avec une seule. Mais il y a un problème, je suis assez exclusif, enfin je veux dire que comme l'épagneul Breton, je ne suis fidèle qu'a ma maîtresse. Non, je plaisante évidement, forcement, mais comment faire pour susciter en vous un soupçon de curiosité à mon égard qui romprait avec cette solitude protocolaire. Je vous ai déjà expliquer que je ne vous trouvaient pas bien courageuses, mais enfin, vous avez une vie si comblée, si radieuse que vous vous complaisez dans cette tour de dédain, typiquement féminin. Avez vous peur que je puisse pénétrer dans votre vie, observer les vicissitudes et les joies de vos plus intimes pensées.

Ce doit être cela l'autodétermination, je ne suis qu'un pauvre fromage avec un cerveau électronique. Un Puce Boursin, le processeur 80286 du Livarot, oh je suis tout petit, d'ailleurs ma réelle valeur ne sont que les informations que l'on veux bien m'accorder. Un semi-conducteur en quelque sorte, non pas un transporteur routier, conducteur de semi remarque. Evidement comme tout bon processeur mais dites moi, processeur, cela vient de procession, une histoire de religion, sans doute. Je traite. Je traite quoi ? et bien pour un fromage de tête du Livarot, qu'est ce que je pourrais bien traité ? Replaçons les choses dans leurs contextes, si vous le voulez bien, un processeur effectue des opérations, idiot ? non ! Mais un processeur du Livarot cela traite quoi ? Comme tout bon processeur, les processeurs enseignent à la chaire de l'académie, c'est certain. Que l'institutrice est jolie orné d'une paire de lunettes. Et pendant ce temps là le processeur fait la classe. La classe dans une salle de classe très froide. Vous savez pourquoi les salles de classe sont si froide ? Parce que l'on a découvert que les cerveaux dégagent de la chaleur quand ils sont en mode de fonctionnement. Puce boursin le semi conducteur du Livarot en face du boulier Chinois. C'est horrible ce que je raconte et ça sent particulièrement mauvais.

Bon, alors les filles, je vais (c'est l'auto déterminé qui parle) vous donner des conseils pour que vous ayez envie de me connaître. Bon, pour commencer, éliminer les calculs et faites briller sans agresser les ectoplasmes. Votre formule puissante élimine efficacement les calculs et les traces de Livarot sans frotter. Votre formule brevetée anti équation n'agresse pas les ectoplasmes. Ne pas utiliser sur le sable, l'équation amer, les vieux peignoirs et la paille endommagé. Eliminer aussi, les traces de rayon grâce à mon agent déstabilisant exclusif qui rendent à votre marasme un braillant sans effort. J'affectionne et dénature en douceur. Mode d'emploi :... je crois que je vous ai assez mis l'eau à la bouche pour les recommandations d'usages.

Evidement il se pourrait que ceci vous fasse dresser les cheveux sur la tête, vous faire frémir ? du calme, du calme et quand vous aurez fini de minauder devant moi cinq jours par semaine à la même heure, nous pourrions peut être redevenir sérieux. Je ne pense pas que cela soit votre meilleur idée.

Vous savez moi et vous me l'avez déjà dit je suis très religieux, enfin on pourrai plutôt peut être dire mystique, enfin c'est ce qu'on dit. Quoique cela fait longtemps que je n'ai pas été à confesse, un charmant lieu de pèlerinage, en fait, ce que je me borne à faire ici, c'est un peu revenir de confesse. Tout autant mystique, mais remarquer jusqu'à présent on ne me donne pas mieux à faire, j'imagine qu'il faut être très mystique pour revenir de confesse.

Je ne compte peut être pas ? Je l'ai déjà dit, rencontrer quelqu'un c'est simple, trouver quelqu'un c'est déjà plus difficile, seul où avec des myriades d'amis. Peu de personne ont cette capacité. Ceci dit, vous ne serez jamais mes souris de laboratoire. C'est une idée absurde, comment vous comparez à une bestiole aussi mignonne soit elle. les animaux ne parle pas, remarquer je serai tenter de dire que vous non plus. J'adore échanger des banalités, les filles aussi je suppose. Pourquoi ne pas vouloir entamer la conversation. Nous pourrions jouer à la dînette, je serai le poêle. A la marchande, je serai le tablier. A la doctoresse, je serai l'interne. Bien puisque que je remarque qu'il est trois et quart madame placard, et que j'attend encore, je vous dis à la saint Glin-Glin et ne louper pas le train.
Salut chérie à toute à l'heure
Daphné,
Avoue tout de même que pour moi, c’est une sérieuse surprise, une petite chose qui probablement va jouer un rôle au dessus de nos espérances, du moins, je le souhaite. Une partie de ce texte ne t'étais pas destiné, mais il résume bien mon humeur du moment et de ce que je pense de nous.

Ils ne sont pas trop pénible, remarque j'ai bien repérer les plus incapables, ils sont légions dans la boutique. Liquidation totale, tout va disparaître, ici comme ailleurs, on ne garderat que les meilleurs. Pardonne moi, j’ai parfois des idées noirs. Elles révèlent, sans doute, une petite personnalité trop emprunté à ce bon vieux Edgar Allan. Nous y reviendrons. Peut-être.Sur ce point, je risque de faire une petite colère. Finalement, mon humour à des limites. Une limite qui fait place à une perversité morbide, je crois d’ailleurs que nous pourrions cultiver ce genre. Nous pourrions organiser une compétition, quand penses-tu ? Je crois que nous allons faire un cas d’école sur ce sujet. J’ai déjà plein d’idées.Il faut que nous en parlions. N’oublie pas de m’y faire penser...Je doute que je pourrai oublier, au cas où donc. Voilà qui va donner un sens à notre histoire. Merci, pour tes encouragements pour mon métier, tes espoirs sont les miens, tu le sais bien, n’est ce pas...Disons que le travail ne me fait pas peur et puis j’aime les résultats, les objectifs, vois-tu ! Au final, j’ai tant de chose à faire, que je crois que tu pourrais m’être d’un précieux soutient. Les mots me manque, pour d’écrire l’ampleur des ambitions qui sont les miennes...Pour une vie sociale, voilà une bonne petite vie sociale, je reste tout de même peu sociable. Oui je sais, je cultive mon individualité, remarque que ce qui est vrai pour moi est aussi valable pour toi. Et que malgré des efforts, j’ai du mal, à me faire à cela. J’imagine que je n’ai pas le choix...Attend, je fais ce que je veux mais, attention de ne pas me contrarier, je vais y réfléchir. Je crois que nous allons pouvoir vite régler ce détail. Il faudrait même, je pense, se faire une bonne raison. Un fois pour toutes..Oui je sais, je suis très con et très méchant... J’aime ça ! Il n’est pas interdit de réfléchir. Je vais les mettre, d’accord ces braves gens. C’est certain.... Tu sais, j’ai encore de mauvaises humeurs, nous devrions en parler, et puis non, je change d’avis très vite tu sais. A ton sujet, ce n’est pas le cas, curieux, n’est-ce pas ? Pas si curieux que cela finalement. Et si cela était réciproque, il faut l’espérer. Tu sais, à un certain niveau, on ne nous le pardonnera pas. J’en ai peur. Après tout ce temps, on va essayer de le rattraper, si tu veux, si c’est possible. De temps en temps, j’ai parfois même des inquiétudes, tu sais, j’ai le sentiment que pour certaines personnes, on me préférerait plutôt invisible, c’est déjà un pressentiment ressentit quelques fois. Etrange, n’est-ce pas ? Et puis, il y a le créateur de bruit qui cours qui travaille à la petite semaine avec les journaux peu scrupuleux. Dans mon métier, il faut rester sur ses gardes, sinon on finit au fond d’une bibliothèque en personnage d’argile. Voici une petite leçon qu’il faut garder à l’esprit, question de survie. Mon agacement, tu sais, c’est assez simple à comprendre. Je n’ai pas le temps, tu vois, je suis une victime du temps, pour le moment, c’est moi qui t’attend. Mon horloge est bien à l’heure tu sais, simplement la nuit a été très longue, mais le réveil n’est pas difficile, au contraire, bien au contraire. Et puis, un œil sur cette famille nombreuse me rends changeant. Une extraordinaire sensation et volonté de vouloir changer le cours des choses. Si entre nous deux l’un venait à ce plaindre de quoi que ce soit. C’est plus moi que toi. Je pense pourtant en fait que tu réagis surtout par défi. Il ne m’aime pas ! - En voilà une drôle de conclusion... Avant même d’avoir abordé la question. Dans cette logique, je devrai “ normalement ” opposé - m’engager est difficile - Dommage, je suis celui pour lequel, j’ai déjà pensé à cette hypothèse - Sincèrement je le regrette, mais ceci n’a pas, n’aurait rien empêché. Alors voilà, s’engager c’est très simple, Je suis responsable, moi... Tu vois, moi au moins je dis ce que je pense, la dissimulation n’est pas mon fort, mais je n’ai pas, non plus, l’impression de faire un effort. Remarque, je ne pense pas que nous aurions intérêt à ne pas trop pratiquer ce genre de manière, comme la dissimulation. Encore une fois, nous méritons mieux, enfin moi je mérite mieux. Ce n’est pas grave, après tout. Certaines mauvaises langues pourrai affirmer que je pense le contraire de ce que je dis, c’est faux complètement faux. Pour l’instant je te le rappelle, que c’est moi qui provoque le débat. Remarque, tu n’as peut-être pas la capacité à le provoquer pour poser les bonnes questions, les questions que tu te poses, je veux dire. Je pense que tu te moque de quelqu'un, mais ce n'est pas de moi. Tu marches un peu sur des œufs, non ? Donc tu reproduis le même schéma pour tester les gens, c’est habile...mais je crains que tu te trompes avec moi sur ce point. J’utilise parfois cette méthode, mais je connais des astuces bien plus malicieuse. Dés que possible je t’en reparlerai.

Tu sais j’ai peur de l’ennui moi, peur n’est pas le bon terme. A force d’être seul avec soi-même on finit par s’ennuyer un peu, tout de même. Remarque je n’ai jamais essayer vraiment d’aimer quelqu’un d’autre que moi. Est ce que passer un certain cap, il n’y a pas de retour possible ? Ca c’est une question ! Oh et puis tu devrais essayer de créer un débat, toi aussi. Sinon je crains de me lasser assez vite. Et si nous finissions mal ?... Je ne le pense pas vraiment, mais tu m’obliges à penser à cette éventualité. Tu es si avenante avec ton vocabulaire, je sais parfaitement ce que cela veux dire. Un drôle de jeu, tu sais moi les jeux... c’est sûrement pour les gens qui s’ennuient, enfin je veux dire, le commun des mortels. Je joue peu, donc. Je n’aime pas perdre, non, je ne joue pas, je gagne. Dans les jeux, en général, les rôles sont assez médiocre et il a toujours un perdant, donc je ne joue pas.

Et au diable, ce petit monde qui me sollicite à tous vent. Je n’ai rien demandé moi. Mais il s’acharnent à me prendre pour quelqu’un que je ne suis pas. Où qu’ils s’imaginent que je suis. C’est puéril, incroyablement puéril, tu vis cela au quotidien, et tu les côtoient, ce n’est peut-être pas si drôle. Comme je te l’ai déjà dit, le temps est mien. A la seul différence qu’entre le tien et le mien, chez moi cela dure des siècles. Conscient de ceci, il suffit de se faire une bonne raison. Assez, j’ai tellement de personnalité en moi que tenter de me saisir est une pure perte de temps, n’en déplaise à c’est cher programmateur.

Quel grand et beau pays ? continent ? je ne sais plus, cela n’a pas d’importance. Pour moi je veux dire. Cela fait longtemps que je ne pose plus la question. Je crains que tout cela est pour résultat de laisser le bouchon du dentifrice ouvert. Et puis tout ces gens, qui nous veulent du bien. C’est charmant, vraiment charmant.

Tout le monde le sait, les femmes ont un cerveau plus petit que celui des hommes...J’ai peur que cette femme soit la généralité qui fait légende dans le monde des hommes...Quelle horreur ! c’est une horreur que j’ai plaisir à raconter, tu sais...mais il faut être bien seul pour penser à une chose pareil.

Nous sommes de tellement bons amis que tu comprendras mes “ dérapages ”. Et on reviens à zéro. La boucle est bouclé et je suis libre. Le numéro six est un homme libre et voilà. Le tour de piste est fait. Je ne joue pas, je te le rappelle...

Oh tu es triste maintenant. Qu’est ce qu’il ne va pas ? attend je vais pouvoir t’aider...peut-être ? Cette faculté chez toi de les rendre coupable, c’est extraordinaire...Je suis stupéfait. Tu me stupéfies, quelle aplomb !, quelle finesse ! digne des meilleurs interprètes...Tu en connais un “ chapitre ” sur ce sujet ? Non ? Ah quel beau petit métier...Je t’aime beaucoup quand tu me montres le chemin de cette vérité ! Tu sais moi je ne partage pas. Pour donner un nombre égal de chance aux autres, je suis celui qui offre tout. Tu comprendras qu’ainsi cela donne des chances à tous... tout le monde sur la même estrade. Voilà qui est pour me plaire, n’en déplaise...

Tu vois au moins pour moi c’est relativement nouveau l’intérêt que je porte à “ ta ” progéniture. Oui, en fait, je me réveille peut on dire ! Mais on me garde à la maison de retraite des Mimosas et j’avoue que ça commence à bien faire...Oh et puis je pense pouvoir m’y faire, mais ne compter pas sur moi pour le dernier tour de piste du petit chien de cirque, mes souvenirs de guerre, je n’ai pas du tout envie de les ressortir maintenant. Ce n’est pas que je n’ai pas envie de le faire, mais pas tout de suite.Que l’on se fasse à cette idée, je n’y reviendrai pas. Zut, non mais...Sur la fin peut être...enfin je ne sais pas, mais je ne voudrai pas tuer ma créativité, tout de suite.

Alors ce passé qui repose sur tes épaules, une sacré imposition...A ce que je sache ! Et pourtant je ne me résout pas à le laissé en paix cette raclure. Je suis sûrement très bête. Tu sais, celles que j’ai rencontré ne t’arrivais pas la cheville, a moins que cela soit l’intérêt que tu m’as porté qui m’as touché. Il faudrait pour savoir abordé le sujet et tranché dans le vif de la conversation. Est ce que tu es dans de meilleurs dispositions maintenant ? Je crois réellement, que nous avons l’un et l’autre, comment dise les américains ? un “ mad ” Mutual Assurance Destruction. Charmant, non ? mais qui résume assez notre situation pour l’un comme pour l’autre.

Quand tu m’appelleras “ love doll ”, on pourra peut être au moins plaisanter un peu. Quoique que j’imagine assez bien que ce n’est pas ton genre. En me relisant j’ai le sentiment que c’est un peu “ jus de crâne ” mais à dire vrai c’est exactement ce que je souhaitais. Je vais maintenant changer le sujet de la conversation

Alors maintenant c'est vraiment très drôle, Guillaume à perdu la face tout seul dans la galerie des glaces, c'est curieux ces individus qui aiment ce faire mal. Ce n'est pas ce qu’ils braillaient à une époque ? Lamentable, ce pauvre bonhomme. Ce vieux bonhomme, qui a gagné ses gallons avec des dîners en ville, et une marmotte sociale comme accompagnatrice. C’est le PDG qui doit être fière de son dernier rejeton, face au charabia de son petit morveux. Il ne se rend pas compte qu’il est grotesque ? Mais cela crève les yeux, enfin je veux dire, l'écran. Lui, à son âge délaisser sa femme, sa fille qui fume des idioties pour faire rire, pour épousé une jeune et très avenante jolie femme. Ah je vois, cela le stimule de marcher tambour battant devant le conformisme universel. Enfin, pendant ce temps là il doit revivre, non ? Ces jeunes années reviennent au galop, non ? Un mariage, un nouveau mariage, absurde, c'est un conseil, qu’il le prennent comme il veux mais je crains qu'il va avoir très mal. Tu sais, il me semble te l'avoir déjà dit, il ne fait pas le poids devant moi. C'est vrai, je fais parfois quelques fautes d'orthographes, mais cela me signe fort bien. Je maîtrise bien peu la langue de Shakespeare et l'art de formuler du vent n’est pas mon fort, mais franchement, lui, il n'a pas peur de passer pour le plus illustre des idiots ? Ils ne vont pas lui faire de cadeaux, tu sais, les gens sont comme ça, c'est dans leur nature. Les gros poissons sont toujours prêt pour festoyer d'un plus petit. C'est flagrant ! il va finir enfermer chez lui, avec un plateau télé. Avoue tout de même que pour ce bonhomme ce serai un comble... Sa programmation est lamentable, il s'imagine, sans doute, être un personnage social, non ? Où alors il s’imagine vouloir me faire plaisir ? Bougre d'eux, bougre d'eux tous. Comment dire ? Le pire c'est qu’il en soit persuadé. Ces commentaires sur le journal de dix neuf heures trente est un exemple, la polémique sur le prix du porc, le football, le Moyen-Orient, et j'en passe, c'est vraiment affligeant, comment peut on être assez bête pour imaginer que cela pèse du poids dans la balance de mon égérie? Ridicule, c'est idiot. Je pense qu’il me confond avec quelqu'un d'autre, en fait, nous n'avons pas les mêmes centre d’intérêts, c'est bien cela qui nous différencie. Pire, c'est vraiment insultant pour toi. Je n'ai pas à réfléchir bien longtemps pour savoir ce que tu en penses...C'est grossier, purement et simplement grossier. L’élevage du porc, le football, qu’elle vide ! Mais c'est une fois encore, comme quelque chose qui lui échappe. Je ne porte pas de jugement de valeur je l'observe. Il m'offre un spectacle vraiment pitoyable, affligeant de bêtise. Est ce que les mots ont un sens pour lui ? Non pas la poussière de brillant, les mots, les mots. M O T S. C’est une plaisanterie, subjuguant de bêtises. Enfin ,j'ose espérer que j'assiste à une scène de théâtre, un opéra de quatre sous, qui suscite l'admiration chez les plus sots et la jalousie chez les plus vils. L'histoire dans l'histoire on y revient. A aucun moment je n'ai été dupe, pas une seconde. Alors qu'il y aurait tant à faire. On oubliera pas les gens de bien ceux du soleil au quotidien. Mais pulvérisons les chimères, les légendes, ses marasmes opaques et fades comme une mauvaise soupe. C'est ici, toute la différence entre le besoin et le désir. Entre lui et moi. Cette manière de vouloir faire croire que chaque personnes vivent les chose au quotidien. Ces relents de mauvaises odeurs distribuées pour tous en imaginant qu'elles sont courante pour chacun. Cela commence dans les entrailles d'un banal ordinateur, et c'est une vérité au jour le jour.



Partie 2

“La compet de l’actu”

Je crois t'avoir déjà dit de ne pas sortir comme ça le soir, je le dirai au responsable des programmes en clair, les cheveux court cela ne donnera rien. Mort par étouffement, de trop d’amour, il faut que je vois Sam, c'est très important. Disons nous bonjour, et puis on se disputera ensuite. Est ce que tu vois cette chaîne de télévision ? J'ai arrêté d’écrire cela fait presque quatre ans et toi pourquoi es-tu debout à trois heures du matin ? la jeune femme est sous la douche rêveuse, accroupie, la tête sur les genoux. Elle se regarde dans le miroir, d'où est ce qu'elle vient ? c'est la femme qui passe bien devant la caméra, une femme experte des médias télévisuelles. Nous savons ou elles sont, tu ne me feras pas changer d'avis sur ces métiers. De vraies gonzesses, elles ne pensent qu'aux fringues, il s'appelle Allan, je m'appelle Sam, vous avez vu le docteur ? La photographie est un art vraiment trop sous-estimer, c'est lui, encore lui ? elle pleure, je voudrais savoir si il a envoyé d'autres femmes à l'hôpital psychiatrique ? baisser la tête, elle tire au magnum sur la concurrence, comment ! Elle se déplace en bus, elle n’a pas son permis de conduire ?, Je ne sais pas ce que je ferai si mon mari était mort par étouffement, explique une ménagère de moins de cinquante ans. Il l'apporte tout de suite, c'est à cause de ce dossier sur les résultats de la dernière émission. Retrouvons toute la grande finesse avec la maille, une publicité de plus passe sur l’écran de télévision qui trône dans son bureau, elle tire au magnum sur la concurrence, tu as eu peur ? oui un peu, c'est une petite émission, oui je sais, quelque chose m'échappe  : le résultat ? Pourquoi avoir choisit ce sujet sur la téléréalité ? plutôt qu'un talkshow, où un reportage, je sais, je sais, dit l’animateur. Viens voir ça, une petite fille joue avec un gros chien cela serait pas mal pour vidéo gag, c'est la première fois qu’il collabore avec le service public, la presse souligne qu’il a évité tous les clichés en vigueur. Les robin des bois apprenaient leurs textes par cœur et après ils improvisaient. On pourrait décider que cette émission soient réservés aux abonnées. Le talent, ça n'appartiens qu'au professionnels, là on peut dire débilité. Je suis malheureuse, dit la jeune femme. On va revenir sur le petit frère, sympathique où pas c'est le dernier de mes soucis. C'est vous qui a travers vos pérégrinations avez découvert cette jeune présentatrice qui reçoit ce soir john Turtero et Catherine Pancol et puis finalement j'ai eu de très petit rôle. On partage un peu tout, on voit le meilleur de l'autre, c'est maintenant l'heure de la météo, l'anti cyclone est sur les côtes atlantiques, il s'étendra jusqu'aux côtes de la manche. Puis le journal, l'UCK apporterai ses forces aux alliées, ce sont les radios et les télévisions qui soi disant auraient été invité à rentrer chez eux, ils fragilisent et même menace leur équilibre politique démographique et religieux, l'une des neuf provinces du pays, mais tout de suite c'est l'heures des deschiens. Il y a une exception quand même, c'est la présentatrice qui ne se compromet pas, “ fame is more important than money ”. Le personnage d’Agnès son appétit est insatiable et si elle rencontre un homme, elle le suivra pour satisfaire sa curiosité, ce n’est pas tout à fait vrai d'ailleurs, la réalité est plus complexe. Les horaires, cela permet aux téléspectateurs de retrouver un semblant de vie normale. Je ne me déplace pas, mais je ne regarde pas n'importe quoi à la télévision. Toute de suite après la promo, on part, on va dans une histoire. Elle n'a pas envie de devenir homosexuelle non plus, elle se demande pourquoi elle n'arrive pas à aimer, un homme fait de la balançoire, jacky blangier comment ça va ?

Deux simulation en vingt cinq ans, il sera examiné par la cour de grande instance de Versailles. Demain, on lui colle une histoire de tentative de suicide sur le dos. J'espère, que la sauce prend bien, il faut que les gens aient un peu d'imagination, un gros glandeur, un jeune type tout pur, c'est un film facile à voir, le tueur de son ombre, c'est quelque chose qui me fascine, comment le metteur en scène a pris les deux ingrédients pour en faire une histoire. Le tout premier a intégré un glandeur et Björk en compagnie d'un commando de l’écriture, l'autre va dans les entreprises pour leur faire comprendre la communication. Je le fais dans un but purement artistique dans l'espoir de vivre dans une société civilisé, de quoi il s'agit ? on peut être bon, on peut être mauvais. Une vraie bombe, une soirée fantastique, les comiques tapent sur vous, j'aimerai qu'il me paye plus dit l’un. Elles sont toutes faites pareilles, ce sont des stéréotypes, mais elles n’ont pas la même valeur. Je me demande si on peut payer partout avec la carte eurochèque, une idée qui ne plaît pas beaucoup au PDG du Quai André Citröen.

C'est tôt le matin, j'aime mon travail, je suis dans le service où je voulais être qui déterminera si ce médecin c'est bien le vôtre, les hôpitaux rassemblent les emblèmes qui attirent les journalistes et les traitements d'insulines, nous pouvons faire front à un nouvel hôpital, je vous y invite, je m'engage jusqu'à ce que le ministère ouvre.

Les trois rôles important que tu as fais récemment, c'est “ Barracuda ” où tu te fais attacher à un radiateur, “ En plein cœur ” où on te vole ta copine et : je voudrai un avocat.

Météo
Je ne suis pas certain qu'elle m'annonce de bonne nouvelle pour demain. Maéva, mais que faites vous de tout ce temps libre après la météo. C'est très sérieux, des pointes de vent à quatre vingt kilomètres heures pour le cap Corse.

Talk-show
Cela veut donc dire que nous aurons du temps libre si un jour nous faisons la météo. Jour de repos voudrait donc dire “ corvées au pluriel ” Pascale ne compte plus ses lessives. Votre dernier livre, " qu'est ce que la richesse " je ne voudrai dire qu'un mot seulement, les socialistes ont tellement apprécier ce type de vie qu'il discute au cas par cas, nous allons avoir des législations pour tout ça, en ce moment, nous avons déjà négocier, pour vous c'est carrément un mi-temps que vous faites depuis quatre vingt dix sept. Nous avons un peu notre week-end le mercredi, il faut s'occuper du fonctionnement des crèches, les changements de postes sont très difficile. J'ai tout mon mercredi, comme disait Dominique au niveau du bénévolat, c'est quelque chose de très important, c'est vrai. Ce sont des personnages qui se font avoir, qui sont roulé dans la farine.

Match
Ce n'est pas le votre ! celui dans lequel vous vous êtes engagé. La climatisation est en série sur la gamme alizé. Il l'attire, il va l'attirer dans ses filets, cette balle est sans arrêt avec son service. Merci ! lance l'arbitre, ou est elle ? ou ? : dedans. C'est un moment fort de cette balle, pas d'esbroufes, aucune fioritures, une fois encore, dans les mailles du filet, il va avoir besoin de se ressaisir.

Quart de final
Quinze heures vingt cinq, le vrombissement sourd d'un avion de tourisme survole la Beauce dans le ciel azur. Voilà les tatouages, dont on vous parlait. Il y a moins d'intensité dans cette seconde partie du jeu. Le front maculé, de lourdes gouttes perlent sur son visage, elle s'éponge d'un revers de l'avant bras, il s'ennuie. Contrairement à l'autre qui doit se remémorer son " footing " Les basses flatteries du public la déstabilise. Fautes ! Nous sommes payés pour le savoir en ce qui concerne les deux, pour sept où pour huit heures. Il commence avec les questions d'usages, celles qui selon son habitude et ces croyances semblent faire mouche pour un bon début de conversation. Sur le fil du dialogue, il recherche le prolongement de son hypothèse du jour. Les minutes comptent comme une éternité. Bientôt, il peut, peut être reprendre son souffle. Il faut s'extasier dans ce deuxième service, quand ils ont la qualité de ce geste, attention il ne faut pas trop donner. Que ce passe t'il ? ils vont rejouer ? vont ils reprendre les balles ?
Quart de final dames
Dix sept heures, le vrombissement sourd d'un avion de tourisme survole la Beauce dans le ciel nuageux parsemé d'azur. Le juge c'est fait un copain. Dans la famille Schwartz, on aime ainsi se rendre service. Il faut agir prudemment, jusqu'où peut il avoir confiance en lui, en lui et dans les autres, ici, maintenant, en face, finalement et bien qu'il le sache depuis longtemps, pour lui pas d'alternative sur cet instant, il le sait déjà, un peu plus tard il en aura la confirmation. A cette instant précis, il aurai fallu finir en trois sept. Elle aurai pu finir en trois sept. " It's my second time in my carrier ", " Is it terrible ? double trouble " Sortez mesdemoiselles ! Nous avons ici un objet de grande beauté.

Commerce
Ce sont des gens avec lesquelles vous n'avez pas vraiment d'incohérence, la clarté ça sert à avoir des bénéfices, des rapports humains. Il y a de nombreux problèmes, je crois qu'ils ont un point communs, l’argent. le retard que nous avons est un retard qui s'accumule. Ce que l'on vous demande c'est un peu simple, c’est consommé. Lui n'a pas cherché à négocier, chez les trois opérateurs tout est possible, pour vous inciter à utiliser leur technologie. La bataille pour séduire et rentabiliser de nouveaux clients n'est pas encore finalisé, mais pour la fin de l'an deux mille nous pouvions avoir des choses relativement compact. Alors si vous ne terminer pas votre forfait ce mois ci vous le terminerez le mois prochain.

Le soldat
Bravo l'artiste encore une ovation, un peu d'applaudissement pour lui, et merci encore la foule avec modération. C'est le prince charmant, non c'est le bossu, il est revenu, à l'époque on avait fait des films à Paris. Les choses culturelles ont une certaine importance, on le voit dans les années soixante avec tous ces fourmillements. Oui, ce n'est pas un temps de printemps, la petite fille ouvre la porte bleue de la voiture. Il a largué ses bombes, pas question de changer sa stratégie.

La soudure Au début des années quatre vingt, ont disaient qu'ils étaient fous ! qu'ils n'y arriveraient pas, on s'est aperçu qu'ils n'avaient aucun trouble. C'est qu'il faut tenir, jusqu'au bout, c'est ce que nous allons vous présenter. C'est affligeant ! C'est plutôt lui le robot, il s'est jeter sur le laser. Si mes calculs sont exactes nous allons rentrer dans l'ordinateur central de Francfort et de Hambourg. Quand Monica passe à Paris, trois jours, la presse n'a qu'a bien se tenir. Ce documentaire confronte des photos pour des gens qui avait un état d'esprit de prendre des photos. Il faut toujours qu'il y en est pour faire des essais. Après ses années TF1, il est venue en tant que maison de disque, il attendait que l'on lui dise, super, on y va ! Vous espérez combien de parts de marchés ? C'est un officier, pourquoi ? tu as un coup de blues ? Vous ne voulez pas d'une bande d'infect ? De Trent, le frère de Jeanne. Pour les exploiter, l'argent manque, les musicologues ne sont même pas au courant. Les " midgets " foncent à plus de cent ou deux cent kilomètres heures. Si elle n'est pas la plus jolie femelle, nous aurons des réponses à notre maladie. Combien en as tu ? Je veux qu'elle soit propre la soudure ! Depuis combien d'années as-tu pu remonter la pente, plusieurs années ? Tu me demandes ce qu'il y a ? Montre moi le sac. Un porte bonheur ! Tu vas en avoir besoin. Mais si ça s'aggrave, tu vas rentrer chez toi. Allez ne t'excite pas. Un jeune couple danse le rock'n roll dans la campagne de l'Allemagne de l'est des années cinquante. A cause de moi, elle n'a pas pu faire d'études. Comme c'est triste. C'est la voiture de la boite, elle est toute neuve, c'est la voiture de l'A.M.I, devine où j'ai pu la mettre, cette vieille relique ne te rapportera pas un sou. Les fourmis n'en disent pas autant. Pour trois cent, pour quatre cent francs, est ce qu'elles sont prêtes à chanter l'International. Je n'ai jamais eu de titre suprême.

Audimat
C'est un film sur le cinéma, nous sommes des gens discrets. Un coup de corne, vraiment non ! Je me suis rendu compte que la télévision c'était ma vie. C'était le coup de foudre ! j'ai dit oui tout de suite, tout le monde le sait, tout le monde me connaît. J’ai porté plainte auprès du public. Nous sommes dans une osmose réciproque qui nous appartient et nous n'avons pas l'intention, nous, de changer d'avis.

Série
Nous continuons en attendant la réédition. Deux ans après, c'est la fuite en avant. Pourtant vous avez conscience que sur la base dix, nous avons frappé. Ce n'est pas grave, merci, d'avoir essayé. Elle remonte à l'abordage avec six plateaux. Si avant, elles étaient en ivoire, maintenant elles sont synthétiques. Enigma où Agatha ? Laisser là sortir ! Si elle veut la tête de papa, nous allons lui donner, WOUAI ! Elle a déjà couper la tête de papa… pas de bruit, fiston, c'est le caleçon de Bateman. J'ai à vous dire quelque chose. Fun Blaireau présente Techno Booster cinq. Je lance une flèche, cette fois vous ne m'échapperez pas, attend que j'aille chercher ma boite à outils. Non, pas les fantômes, le fantôme c'est lui. Nous l'avons tous vu dans notre mémoire. Ce n'est qu'une légende pour des attardés mentaux, ce qui va le mener à des ennuis plus grave encore. Tout, pourvu qu'il n'aille pas le voir. Quand tu seras chaussé à neuf n'hésite pas à revenir me voir. Pom, Pom la Pompôte. Je l'ai fait mettre en observation. Je vois que ton sang ne contient qu'un dixième de ce produit. Tu m'as appelé ? Tu veux du sable fin aux éditions jeunesses, c'est la passion pétanque de Davy Crockette le trappeur, celui qui n'a jamais peur, fais moi voir ça ! Qu'est ce qu'ils disent ? Oui, je sais, tu es grand. J'y vais, je compte sur vous. Il gravit la montagne avec son cheval blanc. Il ne suffit pas de le dire, il faut le faire, regarde, il y a un gosse là haut ! Tu ne crois quand même pas que cette bestiole est venue se ficher juste derrière moi ! ? HOOOU ! fait le loup dans la nuit noire. N'oublie pas d'éteindre le feu, c'est excellent, mon cher Davy Crockette, ex cel lent. Mission, installation, fait attention, juste derrière toi, il y a une tête de mort, il faut bien la chercher, on va parler très discrètement. Il lui arrive trop de trucs à cette fille depuis qu'elle est arrivée. Mais oui moi aussi j'ai eu des visions, ce sont des manifestations religieuses. Va voir un médecin, si ça t'empêches de dormir, mon cher Davy Crockette. Tous ceux qui seront en contact avec les malades ont leurs recommandent d'aller voir un médecin.

Série et situation
Je peux le réveiller jim ? Vous me connaissez Sam ? - C'est vrai vous pouvez me faire mal - Combien êtes vous ? Vous voulez toujours que les autres vivent comme vous ? Non je ne sais pas exactement. La petite fille ouvre la portière et descend du pick up bleu, descend de la voiture qui ensuite s'éloigne. Aller, aller, dans le quartier général, on s'affaire, il faut nettoyer le secteurs sept, le général est au rapport - Voudriez vous obtempérer - Il vous faut trouver la réponse - Oui regarder il se laisse un peu apprivoiser, il est la. On y va. Tu n'as jamais su te servir de ta droite, capitaine. Oui, ils arrivent. C'est ta structure les sirènes. D'habitude ce n'est pas une question de dire oui à tout mais je ne dis pas que c'est une vérité. Ca prouve que vous n'avez pas changer mais quand on l'explique aux jeunes, il n'y a pas d'alternative à la France

Argent comptant
Il a vraiment une forme vraiment inexpliqué cet Adam. C'est mon goût unique pour les cheveux et le savon de la femme de la nuit. Vous ne savez pas à quelle point cela peut être dangereux. Adam est beaucoup trop radin pour croire à quoique ce soit, surtout pour la suite de la lune de miel. Tu es sûr d'avoir été la bienvenue ce matin au bureau ? Comment ne pas lui en vouloir. D'habitude elle l'est, mais aujourd'hui, c'est comment dire...Et bien Allen ? C'était une occasion de se rapprocher d'elle, non ? un baigneur dans la piscine avec sa famille. Bonjour Peter, elle a fait ses valises et n'est jamais revenue. Je suis désolé la galerie souterraine est fermé. Mademoiselle Berteaulit, je suis persuadé que vous avez des connaissances en biologie. Je prendrai mes affaires dans la matinée. Je suis sûr que tu va me trouver traditionaliste. Il paraît que cela ne porte pas bonheur de se voir la veille de son mariage. Pendant que ma fille est encore au bureau, tu vas foutre le camp, je ne m'attend pas à des remerciements mais j'attend le prochain bonus sur mon chéquier.

Tous les métiers du monde
Le compte à rebours est enclenché, la réponse dans quelques instants. C'est au milieu des quatre vingt mais la plupart du temps c'est en quatre vingt quinze. Il y a quelques choses d'étranges dans ses images pour vous contacter, vous ne trouver pas ? Il me téléphone en pleures à cinq heures du matin, il a peur ? Bioman veux vous parler ! On parle toujours du haut du panier, c'est l'évidence même. Tu vas te contenter de ça ! Je me renseigne sur son père à la super vitesse, d'accord ? et je remet les gens autour d'eux, il devrait tout de même le laisser tranquille. Que pensez vous de mon père ? Il n'y a rien ici. Ha, ha, ha, bonsoir Sydney, je vais me chercher une bière, tiens, tiens. Au royaume de la surveillance, ce truc me rend complètement cinglé. Il m'espionne, il n'a pas dit la vérité, il espionne mon appartement et celui de Loïs, c'est un informaticien de génie, aucun doute...Il y a beaucoup de film qui se tourne comme ça, à un million de dollars. Je ne peux pas m'engager à faire un clip, ça c'est sur. Voilà comment ça se passe, c'est un problème, c'est ça qu'il faut juger les vingt cinq passages par semaine et sans commune mesure. C'est très intéressant pour les réalisateurs, on vous annonce les nommés - Merci Audrey Beauté - Je peux ramasser les dossiers en collectant les échantillons ? Juger le médecin devant un tribunal qui ne l'entend pas de cette oreille ? Voilà, voilà, avec ce genre de film, une envie de jouer à Quasimodo ? De Jean François Alain, il y a plusieurs versions de ce témoignage comment dirai-je : crétin. Arrrgh Nintendo, mais tu ne te rends pas compte, c'est un rôle extraordinaire, le texte était déjà ciselé, c'est hallucinant tu ne veux pas profiter du voyage et lui, il est comment ce type ?. Pour une fois qu'il vous annonce du beau temps, je suis président alors j'ai appelé Dell Pentium II. Qu'elle idée d'avoir une Audi. Allo pour un monde d'harmonie à vingt heures quarante. Et tout commence en quatre vingt dix sept, la justice ouvre le dossier Dumas, c'est la moindre des choses, le FN ne nie pas, on retrouve les Deschiens, c'est l'âge d'or des mouches à merde ce qui a pour résultat de provoquer les rires. C'est ce qui est faramineux dans l'approche de la mort, là vous l'avez. Je la délivrerai seul, j'ai un plan, je vous pardonne capitaine, ce n'est pas seulement un imbécile mais aussi un imbécile heureux, quelle cérémonie C'est une enfant, je ne peux pas me battre avec une enfant dans un duel à l'épée. Regarde les , tu t'es battues avec des hommes, je ne les discerne pas je les suppose, mais vous connaissez mon père, l'histoire jugera. C'est une saisie à Bruxelles et d'ici jeudi la décision sera prise, c'est une page du Mitterrandisme qui s'efface avec le temps et enfin le retour à la démocratie. Cela ne change pas, la, je crois que c'est pour toi, est ce que j'ai l'air de plaisanter. C'est vrai il est assez tard, tu diras au revoir à Jeff pour moi et récupère une bouche saine. C'est la bande son d'une génération Philadelphia à Disneyland Paris, n'est ce pas, ma lisa chérie, la propreté absolue et l'illégale défense. J'ai une passion pour cette école, tu devrai prendre des vacances jack, allez viens jack. Tu veux aller vivre à Santa Fé avec Lisa. Sous la douche tu veux un coup de main, c'est sur moi qu'il se vengera, aller éteins la musique de foire. Trente ans après vous êtes toujours abeille ouvrière, on voit ça dans certaines entreprises. Les femmes posent un problème.

La partie civile
Avec ce " pilling " on va déménagé, on cherche sa place, on se savonne avec les mains, c'est contagieux ? Même si elle sont vachement gentille les pustules ne sont pas contagieuses. Je me gratte le front même si j'ai un petit bouton, sinon je déchire l'ordonnance et les symptômes persistent. Merci cousin, la boite est vraiment très belle. Qu'est ce que je dois faire ? Frappe à la porte et donne le gâteau avec le pétard à l'intérieur. Oui, je sais ce n'est pas une blague rigolote. Tu vas céder au charme du far west, mon jolie pigeon. J'adore la causette mais je n'ai pas pu faire une nuit blanche néanmoins mon panier est vraiment plein. Quand je revois les " stones " je n'ai aucun regret, personne n'a été blesser ? non, non, non ! Et puis ça coûte moins cher que le psy et la salle des fêtes. L'improvisation c'est pareille. La foule est comblée. Ca dure en fait cinq minutes. Le théâtre c'est la honte, voilà qui va faire un merveilleux spectacle. Comme nous allons bien rire. Pour moi, ce que je préfère c'est la partie civile.

Partie 3

Le testament

Ma chère Daphné,

04/12/2003

Quelle est conne, Pascale machin, la cafetière la plus célèbre de Radio France, elle devrait continuer à écrire des livres que personne ne lit, avant de vouloir faire le ménage chez les autres, on commence par le faire chez soi, qu’elle arrête de se prendre pour la Macha du paf, “ c’est pas les Sex Pistols ”, ispice di connass. Bref, voyons maintenant le cas Bern, le caniche royal qui vient de sortir de chez le toiletteur avec une magnifique coupe dite : lion. Ah celui là, quel pédant, content de lui, un con fier, gentil, intelligent, drôle (as you say, my dear) et à poil dans Paris match, c’est dingue comme il en faut peu pour faire tourner la tête de ce genre de type, ce pauvre vaniteux, lui, il ne doute de rien, il achète la baraque avant d’avoir la fille, pigeon, quelle classe, un bon parti, une valeur sur, tu devrais y réfléchir à deux fois Daphné, et puis c’est près de chez ta maman, non je plaisante. Heureusement qu’Ariel le remet bien à sa place sur son coussin de page, de valet, la place qui lui va si bien, le phénix des l’hôtes de ces bois.

05/12/2003
Etonnant, Paul Amar, il entend gants de boxe il panique et crac, il s’emballe, c’est téléguidé par Fogiel cet épisode et relayé par la cafetière. Sur tous les plateaux on n’entend plus que le son des oreillettes, au moins toi tu es clair, hop sur la table, cela à du être suffisant pour débuter les hostilités avec Mof, ce connard, j’ai encore en mémoire ton passage dans Tvplus,… “ j’ai un physique avenant ”, mouché, ce petit roitelet, quelles ambitions avez vous ? réponse : je ne sais pas. Bing et maintenant ? Il doit le savoir dans sa comptabilité, combien ? un MF par an ? Demande lui un max et ne va jamais dans onpppatlm, ni dans aucune autre, place toi au dessus de ce panier de crabe, c’est toi l’arbitre, enfin je ne t’apprends rien. J’ai hâte de voir comment tu vas traiter de l’affaire Dieudonné de cette semaine. Une chauve souris croqué par un croco, l’antilope qui s’échappe des griffes du guépard et la mante religieuse qui mange la tête de son partenaire, tout un programme pour cette semaine dans le courrier du cœur, je bouffe P.Clarke, tu laisses Fogiel dans la savane, tu ronges la tête de qui ? Who knows ? S.Bern ? Dans tous les cas, tu m’obsèdes, je pense à toi tous le temps, je viens de te voir dans cet ensemble à fleur pour le teasing de +clair , j’en saurai plus demain. Je dors mal. Tu me grignotes la tête. Je fume trop.

06/12/2003
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- j'ai des infos de Daphné R. elle habite dans le 6éme arrondissement pas loin du commisariat elle roule soit en Mini ou en scooter (d'ailleurs le sccoter elle a du mal ca fait 1moi qu'elle la) voila c'est tout ce que j'ai ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Je vient de trouver ceci sur le fr.rec.télévision.programmes, Tu confirmes ? ce n'est pas un peu bruyant comme quartier ? Ma lettre précédente était un peu maladroite, la conclusion : j'ai fait mon enquête, bref; tu es une femme très désirée. L'émission était vraiment très réussie, bravo à toute l'équipe, non sincèrement je trouve la qualité des programmes comme +clair, mpi, vraiment bien, sans flagornerie. J'aimerai bien voir Arlette Chabot dans une émission sur le net, elle est bien cette femme; j'ai à nouveau des projets, mais seul...J'ai deux idées du soft et du hard, non regarde moi, bien...je parle d'informatique. Un des problèmes sur le net chez moi, il n'y en a pas. Real audio c'est de la daube payante, Lediberder il est toujours chez vous ? Non une question comme ça, il est souvent à son bureau ? Non parce que je l'ai vu l'autre jour faire le con chez la concurrence. C'est juste une remarque, je serai vraiment désolé que ce pauvre homme probablement sans ressource soit licencié pour faute grave. Maître corbeau...Hôte de ces bois...

2002 : tu en veux, 2003 : tu en auras

2004 : je t’attrape

07/12/2003

Tiens j'ai retrouvé une réponse sur toi, une nana qui s’intéresse à toi. et ma réponse personnelle et privé. Tu connais le fameux événement sur les gorges chaudes, avec l'expression "les gorges chaudes" tu as répondu avec "des potron minet" traduction dés l'aube. Ici j'ai su que tu lisais les newsgroups. Mon plus gros coup ce fut les fameuses "Calanques grecs" qui était en réalité des calendes. Ces pauvres type sont vraiment des ânes.

Sa question sur toi

----- Original Message -----
From: Virginie
Newsgroups: fr.rec.tv.programmes
Sent: Wednesday, October 29, 2003 10:25 AM
Subject: Qui est Daphné Roulier ?


Bonjour !
je n'arrive pas à trouver des infos la concernant... Etonnant, non ?
virginie

----- Original Message -----
From: "webtronics"
To: "Virginie"
Sent: Wednesday, October 29, 2003 6:30 PM
Subject: Re: Qui est Daphné Roulier ?


Ma réponse privé dans un élan de bonté pour cette conne

Bonne question ! je me la pose tous les jours. Je préfère te répondre directement car j'ai en horreur, l'atmosphère de frtp (une bande de crétins qui pinaillent sur les fautes d'orthographe et n'ont jamais ouvert un livre de leurs vies) Par exemple, il y a un an environ : D. Roulier dans une de ses interviews avait dit "machin... en fait des gorges chaudes"... ce qui veut dire : faire des louanges. Sur les news, la majeur partie des internautes se sont posée la question en large et en travers pour trouver une signification à la question de Daphné, les suggestions étaient complètement délirantes, ils ont finalement conclus que Nixon avait évoqué "les fameuses gorges chaudes" lors de tension au Pentagone...Wouarf, c'est dire la culture de ces mecs... Bon, pour ce qui concerne ta question, c'est vrai que l'on ne trouve pas grand chose sur le net, une interview sur infrarouge.fr, une bio sur Cplus, un site Daphne.roulier.free.fr qui reste vide de contenu, des photos lors de ses émissions, des conneries... Je pense que le fait de ne pas trop s'exposer est probablement délibérée de sa part, elle reste très discrète, (maître de son image, on peut très vite en devenir victime...) Ariel Dombasle dans la dernière émission de +Clair parlait d'image "d’intellectuelle branchée" ce à quoi Daphné a répondue "non pas du tout" C'est pour moi en tout cas, la femme la plus troublante du paysage de la communication française, bien qu'un peu consensuel dans certaines de ses interviews, en particulier avec Dechavane... De toute façon, c'est une fille bien sous tous les angles des quatre coins carrés de ma télévision, elle n'est pas tordue, elle garde les pieds bien sur terre,(la pire des choses pour elle : l'échangisme) vraisemblablement elle aime les hommes, les filles pas vraiment, (bonne nouvelle) Ce n'est pas une fille qui est méchante gratuitement, j'ai lu que ce qu'elle préfère entendre dans la bouche d'un garçon c'est "je t'aime" que la vertu qu'elle plaçait au dessus de tout, c'est l'amour, une fille qui révèle cela, c'est magnifique. Il y a quatre ans de cela Marc Olivier Fogiel lui posait des questions sur son avenir, sur son physique qui était selon lui son atout majeur et très simplement elle lui a dit qu'elle avait un physique avenant et que pour l'avenir elle ne savait pas ce qu'elle deviendrai, et maintenant MOF produit son l'émission...Evidement que sa beauté fait d'elle le canon du paf, mais ce n'est pas tout, quant on cherche un peu, on découvre vraiment une fille hors du commun. Autre exemple, lors de l’émission "L'ultime Razzia" sur la cinquième, son choix s'est posée sur le disque de Nora Jones, bon choix...Tout du moins judicieux. Le livre Archimondain Jolipunk de Camille de Toledo, bon ici, je suis moins emballé bien que le préambule m'a bien fait rire sur la théorie de l'homme qui suffoque... Maintenant savoir vraiment qui elle est sans la connaître dans la vie je ne peux que faire des hypothèses, disons que son image publique est très travaillée. Elle a façonnée sciemment une image lisse et parfaite de la fille belle, qui n'est pas une potiche. Patrick Besson l'a un peu esquinté dans un papier dans le figaro, mais rien de grave, rien de justifier. Elle est et reste à part dans son job, elle est l’icône, la relique sacrée, la déesse...voilà tout et je crois que je ne veux pas en savoir plus sur elle, il faut maintenir une sorte de mystère sur elle, en dire trop se serai peut être gâché, je ne sais pas...elle communique bien pour l'instant, elle se positionne seulement dans des émissions sérieuses, je la vois très mal chez Ardisson ou chez Fogiel, elle doit se placer comme arbitre "ce qu'elle est" pas comme actrice, c'est bon pour les autres dans la course de l'audimat. Bon et bien c'est tout, il y aurait beaucoup de choses à dire mais...j'espère que tu en sais, maintenant, plus sur Daphné Roulier (je me demande si c'est son vrai nom ?) et si c'est pour un sondage où une campagne de RP et bien vous êtes fixés. salut.
CS

ici tu as la réponse de la fille après l'envoi de mon message
Ni l'un ni l'autre :-) Je suis impressionnée par ta réflexion. C'est très étonnant. Tu fais figure d'extra-terrestre sur le net, et je t'en félicite. En tout cas, je te remercie d'avoir accordé de ton temps à ma question. Vraiment, sincèrement, merci !

Virginie

Un extra terrestre, bah voyons pourquoi pas le clapzoul pendant qu'elle y est... elle me félicite, oh comme je suis fier... ils peuvent toujours essayer de me soutirer une info maintenant, niet, nein, demander à ma femme...

Le temps me manque je dois stopper ici pour que tu reçoives cette lettre au plus tard mardi. Ils ne me verront pas dans les newsgroups je suis invisible je passe par mon FAI. J'ai eu un coup de téléphone, non ce n'est pas Yves mourousi, c'est une erreur mademoille visiblement Africaine. C'était toi ? 21h30 c'est une bonne heure.mais pas plus tard au téléphone.

je t'embrasse

salut à toute l'équipe.

Christophe

Ma chère Daphné,

Tout d’abord, mes meilleurs vœux pour l’année qui commence, j’ai complètement oublié d’y faire allusion, donc conformément aux us et coutumes, bonne année. Ma démarche avec vous, c’est un coup de cœur permanent, du matin au soir, je pense à vous. Je vous écris une fois encore, c’est plus fort que moi. J’y trouve peut être un réel plaisir, un plaisir simple et profond. Aucun moyen d’écrire des brèves au jour le jour, la télévision ne m’inspire plus, aucune motivation, une page vide et il faut l’avouer cela ne veut rien dire en dehors de nous deux. Sortis du contexte c’est complètement saugrenue, c’est infiniment personnel, mais maintenant, je suis sec. Vous me faites un drôle d’effet, personne sur terre ne m’aura mis dans un état pareil, bloqué sur une forme de fascination extraordinaire, je n’attends plus rien, je ne crois même pas que je cherche à en savoir plus sur vous, je reste subjugué par le peu que je connais vous concernant. Je suis bien persuadé que sur le banc des prétendants, je ne dois pas être le seul à vous écrire. D’autres sont certainement plus doués que moi. C’est d’un œil très noir que je m’observe le plus souvent, bourré de doutes, je ne sais pas à quoi ça tient. L’amour n’existe pas, seules les preuves d’amours sont réels, disait Jean Cocteau, ces missives sont ici pour le crier et le site atohm pour l’amplifier englué dans le passé et le présent. C’est vraiment complètement débile d’être amoureux d’une personne publique, cela doit en tout cas paraître stupide vu de l’extérieur, je n’ai pas de réponse, ce silence est un aveux, mais je suis au delà de tout raison. L’amour n’a parfois rien de rationnel et je ne suis d’aucune logique. J’ai cherché “ Pseudo ” de Romain Gary, mais je ne l’ai pas trouvé, “ La promesse de l’aube ” est ma prochaine lecture. Je lis actuellement “ Electrochoc ” de Laurent Garnier, mais c’est chiant, parfois je sens que je vais abandonner. Je n’ai pas compris votre choix de “ Archimondain Jolipunk ” ce livre est une daube, probablement écrit par plusieurs mains. Le préambule sur l’homme qui suffoque m’a bien fait rire. Le mythe de la non histoire je n’adhère pas une seule seconde. Le scheez c’est un truc pour bobo. Enfin bref, ce choix reste une énigme.

Daphné,
Je vous écris, une fois encore. Bien sur, je sais que c’est ridicule d’entretenir un monologue vain et que cette lettre fera le tour des rédactions de la boite. L’occasion de pouffer une nouvelle fois est sans doute trop belle, c’est un risque que j’ai balayé depuis longtemps, je n’en ai rien à foutre.

J’ai parfois été agressif vis à vis de cette chaîne qui par culture oscille entre la branchitude et la beaufitude, je ne supporte n’y l’un ni l’autre. En dehors de vous et d’Albert Algoud, le reste des animateur et journaliste et plus généralement les acteurs du paf sont à mes yeux secondaire. Ils n’ont pas la même valeur, certes mais les rires forcés des bonnes blagues à deux balles, je ne supporte pas, c’est tout ce que j’exècre, même si j’en conviens, c’est un métier qui rapporte, ce métier est obscène, les ficelles sont énormes, même les imbéciles peuvent y faire leurs places. Je ne supporte pas non plus la bande son du public qui applaudit à tout rompre, souvent sans aucune justification. Bon c’est vrai, j’ai trouvé que Nagui s’en sortait bien avec npa, -nobody’s perfect- La période avec Durand était la plus étrange, la plus surprenante. Non, Albert et vous, vous êtes les seuls que je regretterais de ne pas avoir connu personnellement, dans mon cœur, vous avez une place à part. Albert, sait être fin et intéressant sans vulgarité, je ne le loupe jamais quant il passe sur I-TV, ses sujets sont étonnants. C’est le seul qui m’ai fait rire du temps du fameux général Ganache, Patimbert et BaBeuBiBoBu est un souvenir mémorable. Cette indépendance d’esprit qui le caractérise lui a valut de se faire vider de Canal avec sa phrase assassine mais au combien vrai “ la chaîne du foot et du porno ”. Heureusement, ont lui a rendu la parole mais il devrait revenir sur le clair. Il vaut bien mieux que la place qui lui est réservé et c’est dommage. Il m’intrigue cet homme de télévision singulier. J’aurais voulu l’avoir comme prof, la situation idéale, j’aurais sûrement apprécié ses cours. J’adore sa métaphore à propos des chaînes de télévision qui serait des châteaux forts, c’est tellement vrai…

J’ai été un peu rapide avec ma réponse à la fille qui voulait savoir “ qui est daphné roulier ” qu’elle soit lesbienne c’est son affaire, c’est simplement une cruelle faute de goût. Depuis que j’ai appris la réalité du tournage “d’en aparté ” vous me fascinez encore plus. La caricature de la fille de trente cinq ans qui a son émission, gagne un MF par an, la tête bien fixée sur ses épaules, une Parisienne battante et occupé, un charme à tomber par terre, tout ceci c’était le côté publique, ce que l’on pouvait supposer trouver en cherchant ça et là. Et puis ce papier, sur le site de l’Express et cette image se déforme pour laissez entrevoir une femme pleine de doutes sur elle même, suivant une analyse, qui n’aime pas tellement son image et qui ne comprend pas ce que l’on peut bien lui trouver. Une femme à la fois introvertie et extravertie et qui cultive ce paradoxe, une femme avec un sacré esprit de contradiction, ce qui s’appelle des mécanismes de défense du moi en psychologie. Quand l’objection devient un principe de survie. Ces doutes qui vous assaillent sont en fait des atouts à mes yeux, elles vous rendent encore plus attachante. J’ai fait un rêve celui de vous aimez, est ce ma faute ? Bon ne comptez pas sur moi pour vous chercher partout dans le sixième arrondissements et puis cette amour est voué à l’échec, culturellement, nous sommes, je le crois, trop différends, c’est la vie. Néanmoins toute ma vie je garderai dans mon cœur une petite place pour vous. Et dans ma mémoire, rien ni personne ne me fera oublié la jeune femme concentré des premiers journeaux télévisés.

Ma chère Daphné,

Je vous écris une fois encore, je suis bien conscient que cette lettre n’aura à vos yeux que peu d’importance. J’en prends le risque, je ne peux m’en empêcher. Résister est difficile et que cela soit en rêve ou réveillé votre souvenir me hante constamment. Je ne suis pas dupe. Vous devez, sans doute, me prendre pour un crétin, mes textes sont, pour beaucoup d’une banalité sans bornes et d’une médiocrité qui dépasse les limites de l’entendement. Ma démarche est absurde, je m’exprime mal, je suis excessivement maladroit. Pire que ça, j’ai du être aux yeux de quelques cyniques un sujet de conversation que j’imagine acerbe. Comme je vous comprend, à votre place j’aurai agit peut être de la même manière, toutefois, je ne suis cynique qu’avec moi même jamais avec les autres, c’est une règle. Pourtant, depuis vous avoir vu dans TV Plus avec M.O.F qui vous interviewait en octobre1998, ma vie à radicalement pris un détour des plus curieux, je suis tout simplement tombé en extase devant mon poste de télévision, radicalement amoureux de cette jeune femme sincère et troublante qui a vite désarçonné le présentateur déstabilisé par quelques vérités bien trouvés. Après ce fut le début de la fin si on peut dire. Je vous ai inondé de mes textes à deux centimes, j’étais à l’époque très malade. Je suis soigné pour une schizophrénie simple depuis l’âge de 22 ans. Probablement atteint à cause du LSD que j’ai absorbé en 1988 aux USA (merci à Actuel que j’ai lu pendant dix ans pour ses bons conseils sur les expériences post soixante huitards). Je ne suis convenablement soigné que depuis 2000 (les médicaments sont très au point) et j’ai une vie normal maintenant. Voilà qui explique les déraillements mentaux que vous avez dû observer me concernant. Une petite plongée dans la folie face à son téléviseur, une histoire contemporaine de télévision. Remarquer, sur vous et Albert Algoud, j’ai été d’une constance toujours égale, jamais un mot de trop mais le reste c’est n’importe quoi, j’en conviens. Pourquoi avoir décliné mon invitation à dîné ? Daphné et Albert, vous auriez été reçus à bras ouvert. Vous êtes les seules personnes qui suscitent chez moi de l’intérêt, pour les autres c’est différend, je ne les aime pas. Leurs petites images de merde, je m’en moque royalement, il y a trois personnes que je regrette de ne pas connaître vous deux et pour la troisième c’est John Lydon, l’ex très charismatique chanteur des Sex Pistols et de PIL, l’homme qui crie quand il chante et pourtant ça sonne juste, il est assez inégal, parfois chaotique dans ses chansons, mais c’est un artiste singulier qui mérite d’être connu et reconnu. Je ne suis pas de ceux qui s’extasie devant Antoine de Caunes, ni qui regrette la fameuse grande époque NPA mais je dois avouer qu’Albert est pour moi un homme formidable, intègre, drôle, son action contre l’autisme est remarquable, je l’admire sincèrement, son opinion sur les chaînes de télévision qu’il compare à autant de château fort du moyen âge est très bien trouvé. Ses éditoriaux en début de NPA étaient caustique, cinglant, juste, intelligent et d’avoir été viré de Canal par De Greff, fait que j’ai de l’estime pour lui, profondément, sincèrement. En ce qui vous concerne, vous représentez la femme dans toute sa splendeur, une grosse voix de travelo comme je les aime, un visage parfait malgré les schtards (mais ça je m’en moque éperdument) des yeux magnifiques, brune comme un cheval de Séville, pour faire plus bref, une synthèse. Vous êtes charmante et pas simplement d’un physique avenant, mais une exception parmi les femmes actrice de la sphère publique. Je vous aime ! qui y’a t’il de mal à ça ? Sans vous connaître mais le peu que je découvre me fait rêver, certaines nuits je rêve de vous, mais c’est toujours trop bref, je me réveille et je suis charmé une fois de plus. Et dire que je voulais m’installer chez vous. Je n’avais peur de rien, j’ai même envisagé le suicide c’est dire dans l’état dans lequel je me morfondais. J’ai le souvenir de cette période comme un grand moment de liberté, de pouvoir sur les choses, j’étais capable de tout, rien ne pouvait m’arrêter, évidement j’ai vite déchanté. J’ai appris plus tard que c’étaient les symptômes flagrants de la schizophrénie. J’ai cru que la télévision s’adressait à moi seul, je suis d’ailleurs bien persuadé que vous le soupçonniez, j’ai vu un journal télévisé sur canal qui employait la troisième personne du singulier pour chacun des sujets traités, c’était étrange mais je me répète, vous comme moi, nous ne sommes pas dupe, et là j’ai trouvé la corde un peu épaisse.

Je viens de lire l’article de Libération vous concernant. Il y aurais deux femmes en vous ? Plus simplement, je pense plutôt que nous vivons chacun notre petit paradoxe. C’est incroyable comme vous suscitez l’interrogation, vous avez parfaitement distillé quelques informations, juste assez pour devenir la coqueluche des journaleux et des internautes, félicitations. J’ai, tout de suite su que vous étiez différente, un ovni parmi la basse cour des gens de télévision. L’héroïne de tout mes disques des Stranglers à Guy Marchand en passant par les plus torturés, tel que Marquis de Sade, je les connais tous par cœur. Pourtant notre histoire commune est déjà terminé avant même qu’elle ne commence, l’histoire d’un téléspectateur malade et perplexe et d’une diva des plateaux. Je ne suis pas l’homme que vous attendez. Je me suis loupé dans les grandes largeurs, c’est dommage mais c’est ainsi. J’ai eu la vanité d’y croire, l’espoir de pouvoir changer les choses, ici nous ne sommes pas en Grèce, la déesse ne dîne pas avec l’ermite tourmenté par l’amour. Pas un homme ne vous résiste, ce doit être l’embarras du choix parmi les soupirants. C’est curieux je suis traversé par un doute, optimiste dans l’action et pessimiste dans la pensée. Je ne peux me résoudre à ne pas être l’homme de votre vie, je m’interroge, partagé entre un oui et un non qui résonne en moi comme autant d’interrogations. Amoureux de vous cela ne fait aucun doute, mais que cela soit un amour impossible, je n’arrive pas à le faire accepter à mon petit cerveau malade soigné par des substances chimiques externes. Néanmoins votre silence est tellement éloquent que s’acharner plus devient indécent. C’est un cruel dilemme que je ne peux résoudre seul, mon âme vous est dédié, ma raison est préoccupé, harcelé par le doute.

Voilà, c’était une missive de plus à votre jardin de cœur. Une lettre de plus à ranger dans le courrier des téléspectateurs amoureux. Ecrite, sans grand talent et à la première personne du singulier, dont le seul bénéfice aura été d’ouvrir le voile sur des heures difficiles mais parfois amusantes qui ont jalonnés ce qui me retient à vous. Le style laisse à désirer mais les intentions sont bien là, veuillez ne pas en tenir rigueur dans la vie, sur le web où ailleurs.

Ma chère Daphné
En plein déménagement, je prends néanmoins le temps de vous écrire, Comment faire autrement ? Vous êtes la plus belle femme que j’ai eu l’occasion de voir dans ma vie. Le saviez vous ? Ca vous étonne ? Evidement le physique est une chose mais le reste est toute aussi extraordinaire, un véritable conte de fée. Y aurait il deux femmes en vous ? Une sage et une exubérante ? Je ne le pense pas. A l’écran, il y a la grande professionnelle qui incarne ce qui se fait de mieux à la télévision et en off il y a une femme conviviale, tout simplement, nous vivons tous avec notre paradoxe et nos contradictions, mais dans l’article de Libé, je ne m’attache qu’aux faits, l’avis et les conclusions de cet écrivaillon, c’est à jeter aux orties. Le papier est mauvais, mais vous communiquer de manière admirable et sur le Net de surcroît, ce qui est astucieux après le pébliscite des internautes du mois de juin sur +clair et vous même. Un peu de biscuit pour calmer les journalistes de tout poils qui doivent vous suppliez pour obtenir un papier. C’est étrange, je trouve des similitudes entre nos deux histoires. Dernier d’une famille de trois enfants, avec un frère et une sœur, mon père PDG d’une filiale Française de production d’acier inoxydable, ma mère, une solide femme de goût, ce sont des gens remarquables, j’ai une profonde admiration pour l’un comme pour l’autre, bien que nous ayons parfois des divergences. Des origines Italiennes (mon grand père a fuit le fascisme en 1921) et Normandes plus lointaines que celle qui vous rattache à la Grèce, un détail. Une famille avec une forte conscience politique qui n’a jamais fait la part belle aux extrêmes mais en ce qui me concerne, je trouve que “ Mittrand ” était une crapule et que la “ gôche ” de Jospin se donna en spectacle mais n’a pas agit, ce qui ne veut pas dire que je me reconnais dans les propos de Christine Boutin. Michel Rocard est un remarquable politique, mais c’est un vaste sujet… Etonnant, au zapping une séquence évoquait un fou dans une cage de fauves, quelle belle métaphore, ça me fait une belle jambe, elle n’était d’ailleurs pas reprit dans la matinale de jeudi dernier, je me demande si c’est vraiment si drôle finalement, cette parenthèse a dû être apprécié mollement, ça donne une image d’I
A chaque minute, a chaque seconde, je n’arrête pas de penser à vous, c’est plus fort que moi. Il me semble même vous avoir croisé en bas de la rue de Courcelles en 95 vous étiez habillé tout de beige et toute aussi magnifique qu’aujourd’hui. Je ne suis pas un dragueur loin s’en faut, pourtant ce jour là, je me suis retourné, chez moi, c’est plutôt rare. Je suis aussi bien conscient que votre vie ne doit pas être facile, jongler avec les journalistes, la rue, je comprends facilement qu’il vous faut manœuvrée avec précision et habileté pour vous protégez encore et encore, des ragots, des sous entendus foireux qui briseraient une réputation de femme bien sous tout rapport. Ce sont les petits problèmes qu’amènent la notoriété et qui vous font préférer et c’est tout à fait justifié, l’anonymat de la Grèce.

Je ne cherche pas à vous nuire, je ne le pourrais pas. Je suis loyal et droit, n’ayez pas peur de moi. Qu’imaginez vous ? Que je veux vous promenez sur les Champs Elysées, faire la tournée des clubs de Paris à votre bras ? Allez au casino de Deauville en votre compagnie ? Que j’ai pu faire un pari minable avec quelques débiles ? De toute façon je n’ai pas d’amis, juste quelques relations sans intérêt. Que croyez vous que je cherche ? Faire le crétin sur un plateau de télévision, la célébrité kleenex pour 15 minutes chronos ? Les querelles de clocher de la télévision me laisse froid. Au mieux, j’en souris. Je reconnais qu’au départ, c’est la vanité qui m’a pousser à être tant sûr de moi, ce sacro-saint optimisme orgueilleux dans le feu de l’action qui me colle à la peau. Est ce une tendance négative que d’avoir confiance en soi ? Je sais, s’engager est difficile, on vient vite à penser que l’on ne vous aime pas comme il le faudrait, la situation est complexe, nous n’avons pas été présenté, on ne se connaît finalement qu’à peine, c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de faire simple et pur à la fois. C’est à la fois très simple et très compliqué, je ne me voile pas la face, mais n’ayez pas avec moi une réaction par principe, c’est ce que je redoute le plus. Mes sentiments sont profond à votre égard comment pourrait il en être autrement, vous êtes si merveilleuse. Vous seriez fleuriste rien ne serait différend à mes yeux, je vous appartient corps et âme, faites de moi ce que vous voulez, ma fidélité vous pouvez compter sur elle, elle est aveugle. Je ne suis qu’une petite molécule mais je vibre pour vous, dans l’espoir de vous voir mienne. Mes mots sont faibles, pour décrire l’amour que je vous porte, votre voix résonne dans ma tête, votre image bouscule mes neurones, vous vivez en moi tout au long de la journée, vous toujours vous, ça tourne à l’obsessionnel car vous êtes la femme idéale. Comment vous dire tout mon amour ? si il fallait vous suivre en Grèce, je n’hésiterais pas une seule seconde, jusqu’au bout du monde, loin du marasme Parisien. Je ne crois pas à l’amour passionnel et destructeur, je crois dans l’amour total, solide, sans réserve ni infidélité, basé sur la communication et le respect de l’autre “ One love for ever and ever ”. Partagé entre raison et sentiment, j’ai choisi mon camp, j’ai littéralement pris le parti des lois du cœur, les seules qui m’inspirent et me font vibrer, je sublimerais donc au delà de tout principe fondé sur le raisonnable, dans la vie, sur le web où ailleurs.

Ma chère Daphné,
C’est un terrible capharnaüm, des cartons partout mais nous serons près pour notre déménagement. J’ai réfléchis, ma lettre précédente n’était pas extraordinaire, en dehors des passages vous concernant le reste ne méritait pas d’avoir été écrit. J’ai bien réfléchis et j’en arrive à la conclusion suivante. Je ne peux rester à rien faire, j’avais un projet de radio diffusé sur le Net sur un site de chroniques musicales, mais cela ne se fera pas, des problèmes techniques insurmontables et un budget trop faible empêchent sa réalisation. Donc, je me retrouve bullant comme un paresseux sur sa branche. C’est en regardant votre émission qu’il m’est venu une idée, pourquoi ne pas faire ce que j’ai réalisé sur mon site. Je m’explique. J’avais réalisé des petits programmes de 13 mn sur les publicités des années 50 et 60 américaines, bien sur, tel quel, ils ne sont pas exploitables mais complètement revue et corrigé je pense que cela peut faire quelque chose de pas mal. Ces pubs sont intéressantes, un petit texte, une réclame et hop le tour est joué. Mon approche est prudente toutefois, des questions restent en suspens. Quel format ? 6 minutes, 13 minutes, 26 minutes ? Mon rôle dans ce projet, bon je peux écrire les textes, mais dois je passer devant la caméra ? où laisser la place à une charmante jeune fille où à un leader d’opinion ? Je ne sais pas et le problème reste entier, en ce qui concerne la diffusion. Je vois bien ce programme sur canal, un peu décalé assez trendy, cela pourrait peut être les intéresser. Mais reste le problème principal : la production. Je me demande si je ne pourrais pas proposer ça à Paf productions.. Je me pose la question. Evidement je ne compte pas sur vous pour leur en parler. Je ne veux pas être aidé. Hors de question que vous parliez de ce projet à M.O.F, je vais envoyer un courrier avec un exposé des motifs, une petite bafouille et on verra bien ce que cela donnera. Pour l’instant mon idée n’est pas mure, je dois la laisser reposer un peu et ensuite, j’enverrai mon papier. Je ne veux pas que vous interveniez, d’abord, parce que je ne veux pas vous déranger, par ailleurs je dois agir seul comme un grand garçon qui vient d’avoir 38 ans. Comme je vous disais plus haut c’est en regardant votre émission du 18 septembre qu’il m’est venu la révélation de continuer mes programmes de vieilles publicités. Ce sont les titres des news en images “ fin de banquet ”, “ nouvelle star ”, “ elles ne sont pas toutes comme ça ”, “ promo sur le queer ”, “ pub ou réclame ” avec ces titres l’idées à germer, pour devenir pour l’instant encore assez vague mais je ne désespère pas que cela soit finaliser d’ici un mois, en tout cas pour ce qui concerne la présentation du dossier pour Paf. Je vais le faire parvenir à Nicolas Plisson et après “ wait and see ” on verra bien si j’ai une réponse favorable ou pas. J’espère au moins un rendez vous. “ Promo sur le queer ”, ha, ha , ha, nous verrons bien comment va réagir MOF, ça devrait lui plaire des vieilles pubs. Les gays sont très sensible aux modes, et puis cela à un petit côté “ pensionnat de chavagnes ” un peu nostalgique, un brin désuet et carrément suranné. Je ne voudrais pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais je suis confiant pour l’instant. Le plus difficile est de savoir sous quelles formes réaliser la chose. Devenir présentateur ? très sincèrement je ne sais pas si je dispose du physique pour cela. Je ne suis ni très beau ni très moche. Personne ne se retourne à mon passage, je suis banal. Trouver une charmante jeune fille qui pourrait tourner les séquences, cela se trouve peut être, je ne sais pas, reste le leader d’opinion, je m’arrête tout de suite sur Claude Chabrol, mais 1, je ne sais pas si il acceptera, et 2 je ne sais pas si il sera bien dans son rôle. Le problème reste entier. Le format maintenant, court plus long ? je n’en sais strictement rien, je crois en fait que le concept est là et bien là, les pubs américaines on ne les voient que dans culture pub et le plus souvent elles sont récentes. Alors que celle que je recherches doivent être quitch, marrantes, ou simplement dans l’air du temps de leurs époques respectives Bon je vais y penser sérieusement une fois installé à Deauville. Je sens que l’air marin va être favorable à mes réflexions. Je vous aime.

Ma chère Daphné,
Ca y est, je suis à Deauville. Le déménagement s’est bien déroulé en 48 heures, je suis à nouveau opérationnel. L’appartement est très agréable, blanc avec mes meubles noirs cela a son petit effet, ce n’est pas des Roche & Bobois mais bon. Je suis très loin du sénat mais très près de la mer. Tout rentre dans l’ordre., chaque chose retrouve sa place. J’ai réfléchis à nouveau sur mon projet d’émission de publicité et j’en viens à la conclusion suivante, vous êtes la seule qui puisse donner l’ampleur de ce que j’imagine. J’avais beaucoup de chose à penser, cela ne m’ait pas venu tout de suite, mais c’est maintenant une évidence, vous êtes la présentatrice qu’il nous faut pour ces émissions., je ne sais pas ou avais-je la tête ! c’est plus calme maintenant, le rush est passé. Accepteriez vous de présenter ces émissions ? Pour les textes, nous pouvons les écrire ensemble. Je peux le faire seul ce n’est pas un problème, mes mots dans votre bouche, ce serait pour moi un beau cadeau, nous pouvons le faire ensemble, c’est comme vous voudrez. Je pense que pour le format, 26 minutes suffirait et il faut prévoir 4 où 5 émissions avec dans chacune d’elle des thèmes précis, par exemple : sur la ménagère, les enfants, l’animation, la voiture, ect ect rien n’est définitif je vais réfléchir à tout ça. Pour les passages ou vous êtes filmé je vois bien une grande spirale tournante noir sur fond blanc et vous debout en incrustation, peut être que c’est un peu cheap comme habillage, je ne sais pas vraiment, il faut que je cogite pour trouver le meilleur pour vous mettre en valeur. Le fil conducteur, voilà le topo à l’heure actuelle. Générique (là, il faut que je réfléchisse, je n’ai aucune idée) présentation et speech sur le thème de l’émission, pitch sur les trois premières réclames. Logo animé et diffusion des trois pubs. Logo, Ensuite re-speech pitch sur les trois prochaines publicités. Comme ça ainsi de suite. Pour le décor, une ambiance 50 peut être, je ne sais pas vraiment. J’hésite encore avec la spirale où des meubles 50 et 60 cela risque de gonfler le budget de la production.

Je suis maintenant parfaitement installé, la rue est un peu bruyante, c’est le seul défaut de l’appartement mais heureusement ma chambre donne sur une sorte de cour qui elle, est très calme. J’ai hâte de voir à quoi va ressembler l’émission. J’ai terminé un cédérom contenant des pubs américaines, je l’adresserais finalement à MOF c’est lui qui a le pouvoir de décision sur un projet pareil. J’ai sélectionné 10 pubs, écrit un petit programme, placé une image, de la musique et nous verrons bien le résultat. Ayant bien réfléchit, je crois maintenant qu’il ne faut pas s’arrêter seulement aux 50 et 60 mais inclure également les années 70. J’hésite à incorporer des pubs Françaises, je ne sais pas encore, une chose est certaine, je veux les meilleures, les plus kitch possible, les plus fashions, les plus significatives d’une époque passée. En un mot, les plus surannées. Rien n’évoque mes lettres dans les programmes de canal, enfin le silence, je préfère cela. Je viens d’enregistrer +clair, intéressant, les titres des brèves sont évocatrices, “ l’arrache cœur ”, “ l’amour en danger ”, pas besoin de m’en dire plus, j’ai parfaitement compris. Je sais pas ou va l’amour que je vous porte, je suis bien conscient qu’il ne mènera à rien, j’en ai l’intime conviction, je ne peux pas vous convenir, je ne suis rien, je dois avoir 150 mots de vocabulaire et l’art de la conversation m’échappe partiellement, le fossé socioculturel est bien trop vaste entre nous et vous ne serez jamais ma femme. Mes rêves illusoires, ces rêves étranges et dérisoires, je dois les laisser de côté pour me plonger dans la réalité, C’est ainsi, je dois faire avec. Divorcé avec où sans enfants, il vous rendra, je vous l’espère heureuse. Cela ne sert à rien de se voiler la face, vous ne m’aimez pas, je vous touche peut être par ma candeur tout au plus. Mon projet de pubs a peu de chance de voir le jour, cela aussi j’en suis persuadé mais dans le doute, je vais quand même essayer. Et vous ? Toujours vos souhaits de finir au journal télévisé ? Vous en avez les capacités mais je vous le déconseille, vous vous enquiquinerez pour pas grand chose ; vous valez autant que toutes les Carole Gasller et toutes les Laurence Ferrari de la terre, elles ne vous arrivent pas à la cheville, c’est indéniable, mais c’est encore vous exposez encore plus, en avez vous vraiment envie ? Enfin bref, je ne sais pas. C’est dommage qu’il n’existe pas un 20 heures sur canal, vous symbolisez tellement la chaîne. Comment rebondir ? c’est une question qui, je le suppose, doit vous taraudez et pas seulement le matin dans la salle de bain…

J’hésite sérieusement à écrire mon projet, je sais d’avance que c’est voué à l’échec, alors pourquoi s’embêter ? Je le regrette mais il faut bien se raisonner un peu, cela ne tient pas la route, du début à la fin. Je vous trouve exceptionnelle pour autant vous ne deviendrez jamais ma femme, ce sont les durs lois de l’amour. Il faut se rendre à l’évidence mais c’est si difficile, cela me paraît insurmontable. “ L’arrache cœur ” pourquoi n’avoir pas plutôt reprit “ l’attrape cœur ” le livre de Sallinger ? je me refuse de voir dans ces titres une quelconque signification. Je porte trop d’attention à des détails. Je vous aime.

Ma chère Daphné,
Une fois encore, j’ai rêvé de vous cette nuit, ce fut très agréable, je ne me souviens pas des détails mais c’était assez pour me réveiller et combler ma nocturne satisfaction. Vous étiez ravissante, une fois encore, dans +clair samedi dernier, j’adore vous voir les cheveux tombant sur vos épaules. On vous sent complètement à l’aise dans ce rôle d’arbitre des médias, l’émission est bien rodée c’est maintenant une petite machine bien huilée un peu étroite pour vous. La prochaine case, quand est-ce ? Si il en a une évidemment. J’ai abandonné mon projet de programme de pub avec vous comme présentatrice de choc, je le regrette mais il faut se rendre à l’évidence cela n’aurait pas marché, c’est juste dommage, le concept était trop vague, l’idée mauvaise. Je préfère laisser tomber, ce n’est pas si grave finalement. J’aimerai vous voir, les cheveux frisés battus par le sel et le soleil, vous voir dans un autre cadre que celui de la télévision, en Grèce où ailleurs. Je ne serais jamais votre amant, les admirateurs zélés, par principe, ne partagent pas la vie des présentatrices de télévision. Je ne me comprends pas moi-même, comment j’en suis arrivé à idolâtrer une figure des médias ! C’est infiniment bizarre. Le personnage m’a tout de suite séduit, femme tronc pour les nouvelles de nul part ailleurs au vocabulaire sophistiqué, femme distribuant gage et bon point dans l’actualité des médias, rien n’aurait pu laisser supposer que je tombe amoureux de vous. Tout à fait improbable et étonnant de ma part et pourtant il faut bien constater que c’est le cas. Je ne suis pas sensible aux minauderies de circonstances, en gros plan de +clair, cela fait partie du spectacle, ce qui m’intéresse c’est la jeune femme avec toutes ses contradictions et ses interrogations, la profondeur de la magnifique créature. L’enveloppe est remarquable de beauté et de charme, c’est un fait que personne ne remet en cause, tous sont unanimes. Pour ce qui se dissimule derrière la face publique c’est encore un mystère qui me passionne, le peu que je connais est stimulant, vous placez l’amour au dessus de tout, vous ne comprenez pas l’échangisme, autant de valeur que je trouve infiniment respectueuse, cette planète est un bordel, impossible de comprendre mes contemporains sur ces questions. Je ne crois pas à ces hypothèses de journaleux qui pour vouloir faire un “ bon papier ” se retranchent dans quelques banalités et effets de style. Vous avez bien fait de communiquer dans Libération, ceci intervenait après le papier de l’express qui complétait “ En aparté ” Vous étiez touchante dans cette émission, vous disiez être en rétention en France, je trouve que vous êtes de plus en plus épanouie et sereine avec votre passé comme de votre futur. Je vous aime totalement comme on entre en religion, comme une icône, comme une relique sacrée, mes lettres sont comme des prières que je vous fais parvenir secrètement, cela ne regarde personne c’est simplement entre vous et moi. Je ne veux rien de particulier, je n’attends rien, je suis simplement amoureux d’une jeune femme bien sous tout rapport, singulière et charmante. J’apprécie aussi beaucoup votre tenue impeccable, une certaine sobriété et élégance que l’on ne retrouve pas ailleurs. Peu de bijoux, aucun colifichet autour de cou qui encombre plus qu’il ne met en valeur, c’est une preuve de bon goût qui est tout à votre honneur.

Ma chère Daphné,
Ca y est, j’ai retrouvé le goût de l’activité, en effet, j’ai créé une nouvelle interface pour mon site. Le zapping textuel y trouve une toute petite place, ce n’était plus d’actualité, j’ai également fait de sérieuse coupe sombre à travers les rubriques obsolètes. Je vais maintenant réaliser une émission hebdomadaire sur les meilleurs moments de la télévision de la semaine, évidemment je suis dans la plus totale illégalité, mais temps que je n’ai pas de réclamation, je continuerai. Ce n’est pas un zapping, c’est une véritable émission avec un début et une fin ; placer des séquences les unes à la suite des autres n’auraient eu aucun intérêt. J’espère fidéliser quelques internautes, on verra bien si j’ai des retours d’informations, et si je n’obtiens que des remarques, je réagirai en conséquence. La première édition est déjà en ligne, je ne suis pas très satisfait du résultat, mes lancements sont trop longs, les textes pas toujours très pertinents, j’ai dû mettre des lunettes de soleil car on ne voyait que mes cernes sous les yeux. Le son est trop élevé, j’ai un souci avec l’étalonnage, ceci dit, je vais persévérer, les prochaines seront, je l’espère, plus proche d’un résultat professionnel. En ce qui concerne le choix éditorial, je sélectionne les sujets en rapport avec le net, les interviews des gens que j’apprécient, les sketches qui m’amusent enfin bref, tout ce qui me plaît de partager comme séquence diffusée sur les six chaînes hertziennes. J’ai longuement hésité à choisir des passages avec des hommes politiques, j’ai finalement choisi que cela soit un programme non engagé, neutre. Dans le zapping de Canal je trouve parfois qu’ils sont trop militant, je préférais de loin le “ no comment ” d’Euronews. Mon magnétoscope marche quasiment 24 heures sur 24, je suis constamment à la recherche du passage le plus significatif pas forcement le plus insolite. Je renoue avec une occupation passionnante, je ne supportais plus l’apathie dans laquelle j’étais tombé, mais ma nouvelle vie à Deauville, le fait que j’ai mon indépendance, également, changent la donne, je suis actif et j’ai la chance de faire ce qui me plaît, c’est d’ailleurs, la seule chose que je sache faire réellement.

J’ai lu que vous alliez présenter une émission spéciale sur les élections Américaines, bravo, vous allez être confrontés au direct, je suis persuadé que vous donnerez le meilleur de vous même. Il est regrettable pourtant, que cette soirée ne soit pas diffusée en clair. Est ce un véritable tournant dans votre carrière ? Je suis content qu’ils vous mettent en avant pour ce genre d’occasion, c’est une preuve qu’ils vous font confiance et c’est une bonne chose. Une question pourtant m’interpelle : la présence de Bruno Gaccio dans cette émission ! Il s’exprimera au nom de qui ? Qui représente t’il ? Si c’est au nom des guignols, c’est placé un peu en deçà la politique Américaine. Je veux bien croire qu’il est un avis, mais sa place dans une soirée pareille, je ne suis pas tout à fait certain que cela soit très judicieux. Il observe la politique à travers le prisme des guignols et ces élections sont d’un enjeux considérable, c’est la place d’un analyste sérieux, pas d’un fanfaron écervelé.

Je suis certain que vous êtes sous employée, plus clair c’est bien, vous excellez dans votre rôle qui vous va comme un gant, mais reste à penser au futur. Je me demande dans quelle case vous reverrai-je ? Un talk show comme MOF qui tenait la place que vous possédez aujourd’hui ? Une émission d’actu ou d’investigation ? Une femme qui disparaît du petit écran pour se consacrer à sa famille ? Mystère total !
Ma chère Daphné,

Je viens de lire votre interview accordée à Joseph Agostini pour toute la télé.com. Je vous ai senti sur la défensive, un brin blasé par ce qui vous entoure comme si rien n’avait d’importance en France. La Grèce vous manque ? Votre famille peut être ? Je ne sais pas. Vous me donnez cette impression. Je suppose que c’est l’anonymat, le fait d’être une femme parmi tant d’autres en Grèce. Plus je vous lis, plus je trouve que vous êtes exceptionnelle. N’allez pas imaginer que je vois en vous “ un porte manteau à fantasmes ” c’est plus compliqué, vous êtes d’une simplicité déconcertante, sans aucune bonne raison de se battre pour une place future, je n’aime pas le mot fantasme, d’ailleurs je n’en ai aucun. Vous êtes mon égérie, mon éminence grise. Bien sur je me pose quelques questions parfois afin de savoir dans quelle émission vous seriez le plus à votre aise, mais c’est surtout pour avoir à dire quelque chose et d’éviter de parler constamment de moi. Je n’attends rien de vous, si il devait y avoir autre chose qu’un sens unique entre nous, je crois que je le s’aurais déjà. J’ai joué au malin la seule fois où je vous ai parlé au téléphone et se fut sans appel. Il ne faut pas chercher plus loin. Est ce que je vous dérange ? je ne le pense pas, c’est bien peu une lettre, mais c’est beaucoup pour moi. C’est un petit moment dans la journée que j’affectionne particulièrement. Une sorte de blog pour une lectrice que j’aimerais intime mais qui ne le sera jamais. Ma démarche est spirituel basé sur aucun principe rationnel, je ne veux pas vous faire peur, je suis un peu plus qu’un admirateur mais je ne vous veux aucun mal bien au contraire. Je ne veux rien, je vous l’ai déjà dit. J’ai été malade mais maintenant tout va bien. En fait, il y a quelques années maintenant, j’étais désespérer, la vie à la campagne n’arrangeait rien. Je voulais revenir à Paris et c’est la raison pour laquelle, je souhaitais vivre chez vous, je ne me serais jamais suicidé. Je n’ai jamais été suicidaire, je suis trop curieux de la vie, pour cela. En revanche, c’est vous qui m’inquiétiez j’avais peur pour vous, je vous voyais entourée par cette bande d’olibrius, un sketch vous mettait en scène chez les guignols, vous aviez des rictus pendant les actus de 19h30 qui en disait long sur l’état d’esprit qui régnait avec vos collaborateurs. J’ai toujours été constant avec vous, penser une seule seconde que je puisse vous nuire est une idée saugrenue qui n’est pas fondé. Un “ porte manteau à fantasmes ” complètement débile comme réflexion qui ne pourrait résumer mes sentiments envers vous, je préférerais une armoire à rêves, je ne sais finalement plus pourquoi je vous aime. Et ça vous fait peur ? soyons sérieux…Ce n’est que de l’amour, à prendre tel quel, sans épilogue, sans larmes ni drame. Un amour vain, certes mais qui existe bel et bien dans mon cœur. Ce qui est stupide, c’est cet attachement que j’ai pour vous, cet amour à sens unique, c’est ridicule d’entretenir une telle relation mais je l’assume pleinement, l’amour ne rime pas forcement avec la raison et je suis tout sauf raisonnable. J’ai rêvé de vous faire danser. J’ai appris par les bruits de couloir et les sous entendus du forum sur la télévision que vous habitiez près du commissariat du cinquième, que vous avez une Austin mini et un scooter. Faites attention, en deux roues la circulation est extrêmement dangereuse, je suppose que vous l’utilisez plutôt le soir, en raison du stationnement. Soyez prudente. J’ai sélectionné cette petite compilation de morceaux que j’apprécie, j’espère qu’elle vous plaira, je l’ai longuement écouté, elle résume un peu, les sentiments que je vous porte, c’est un merveilleux programme pour la voiture, dans les embouteillages Parisiens.

C’est avec un œil critique que je viens de me relire, on peut sans problème parler de niveau zéro de l’écriture. J’écris comme je parle, simplement, c’est ce qui est le plus flagrant. Ce texte que je soumet à votre sagacité doit être bien mal perçu, du haut de vos études de lettre, votre regard sur ma prose à deux centimes doit être pour le moins choqué par ce style d’une simplification extrême. Choqué n’est peut être pas le bon terme, je ne connais pas celui qui conviendrait, j’aime pourtant trouvé le mot juste, mais mon vocabulaire me fait défaut.

Ma chère Daphné,
Me voilà bien déçu, en effet j’ai suivi le zapping avec l’extrait sur le pétomane lors du concert au zénith, organisé par canal plus. D’une part cette attraction est du plus mauvais goût, avait t’elle sa place pour marquer l’événement ? Vos abonnés méritent t’il un tel spectacle ? Est-ce drôle ? C’est grossier, gras et vulgaire pour couronner le tout. Par ailleurs, dans les gradins on pouvait voir Albert Algoud pouffant de rire, s’amusant comme larrons en foire devant le clou du spectacle, il vient de perdre l’estime que j’avais pour lui, c’est dégradant, affligeant. Comme quoi on croit connaître les gens devant l’espace restreint de son téléviseur et puis on est dépité de constater ce triste épisode de la vie de Canal Plus. C’est pathétique. De bien triste gaz en l’occurrence qui aurait pu être évité.

Je vous trouve charmante avec vos lunettes ça change et puis c’est aussi vous. Cela n’enlève rien à votre charme bien au contraire.


Quel menteur Antoine de Caunes, dire qu’il gagne 100 000 francs par mois, il crève la bouche ouverte depuis qu’il s’intéresse au cinéma. Acteur pitoyable, improbable réalisateur, le public le boude de plus en plus. Heureusement que sa notoriété fait vendre quelques DVD et son passage dans quelques spots de pubs le fait survivre. Je l’appréciais pour ses émissions comme “ Chorus ” “ rapido ” ou “ les enfants du rock ” mais déjà dans nul part ailleurs c’était une forme de déclin. Après ses apparitions pour nous parler de Bruce Springsteen c’était plus que limite. Au fil des années, le personnage lasse, vous aurait il fait des avances pour que vous le remettiez à sa place en précisant “ Pine d’huitre ” lors du grand journal ? C’était sans appel, direct et bien envoyé. Avec son air d’éternel premier, aurait il eu l’impudence d’essayer de vous draguez ? Vous avez besoin d‘un mari pas d’un amant sans aucun futur.

J’ai lu que vous aviez peur d’être prise pour un “ porte manteau à fantasmes ” Je ne connais pas la teneur du courrier que vous recevez mais loin de moi la pensée de voir en vous ce genre de femme. Je n’aime pas le mot fantasme, je n’en ai aucun. Mais pourquoi cette peur ? En ce qui me concerne, je vois en vous une femme exceptionnelle mais je n’ai pas de fantasmes vous concernant. Evidement je me pose des questions, cela évite de parler seulement de moi. En quoi pourrais-je vous faire peur ? Si cela s’adresse à moi, je ne comprends pas du tout cette position. Enfin bref…je suppose que dans le flot de lettre que vous devez recevoir, c’est l’idée majeure qui doit ressortir, mais pour moi, je le répète vous n’êtes pas un porte manteau à quoique ce soit, à fortiori à fantasme.

Ma chère Daphné
Voici six mois que je ne vous ai pas écris, ce qui ne veut pas dire que je ne pense pas à vous, bien au contraire. Présente vous l’êtes comme au premier jour, lors de l’émission TVPlus, au cours de l’interview de MOF. Comment allez vous ? bien je l’espère. La saison se termine pour +Clair, il est peut être temps de tourner la page. J’ai pu lire sur le net que M. Denisot ne reconduira pas son Talk, l’année prochaine. Des rumeurs circulent pour que vous présentiez le 19 H / 20 H dans une nouvelle émission. Cette case me paraît fort approprié pour vous, toujours sur Canal ce qui n’est pas un mal, vous devez maintenant être suffisamment à l’aise pour vous confronter au direct. Et si le programme est bien huilé, tout tournera bien. Une simple formalité, comme une lettre à la poste. Entre M. Biraben et vous, il n’y a aucune hésitation à avoir. Voilà qui est une excellente façon pour vous de rebondir, avec l’indépendance d’esprit qui vous caractérise, je suis certain que vous vous débrouillerez très bien, ce n’est certainement pas un exercice facile, mais c’est un défi passionnant. La perspective de vous voir et de vous écoutez, cinq jours par semaine me rend particulièrement fiévreux, vous me rendez malade mais c’est si agréable. Je la souhaite à chacun cette maladie. Sur le net, il y a eu l’épisode du daphné-roulier.com, n’importe quoi. Un ramassis de ragot à la petite semaine, une pelleté de conneries qui valait son pesant de cacahuètes. C’est dingue l’effet que vous déclenchez, je crois que c’est inhérent à la notoriété, la preuve en est que je suis là à vous écrire, comme un amoureux transit par les affres de l’amour. Cette histoire de site vous concernant était ridicule, Canal a dû peser de tout son poids pour l’interdire. Je crois que c’est surtout le fait d’un jeune téléspectateur car c’était maladroit comme démarche, gauche. Enfin bref, une bêtise. En revanche j’ai trouvé un article dans Lorgane qui est carrément méchant, a propos du passage de Arthur dans votre émission. Ils n’ont pas prit de pincettes et ils vous allument en bonne et dû forme. Le pire c’est qu’ils n’ont pas forcement tort, je suis le premier à prendre votre défense, mais j’avoue que cet article m’a laissé perplexe. Reprenant votre interview avec cet Arthur, ils ont su faire mouche en expliquant la place qu’il occupe dans paf production. C’est regrettable cet incident, il fallait s’y attendre. Ce sont les aléas de ce métier, il faut faire un choix et la raison de ne pas le bousculer était, j’imagine, calculé. Mof a probablement dût avoir son mot à dire sur la question. L’article n’a pas une très grande envergure, les retombées sont minimes, bien qu’il soit bien présent sur la toile. Votre cuir se durcit, “ maître de son image, on peut très vite en devenir victime ” Il faut s’attendre à ce que ce genre de choses arrivent, cela fait parti du deal. Je me demande qui tient les manivelles de L’organe, ils semblent être très remontés contre Canal +. Je vais suivre ceci, sur le plan politique ils sont complètement en dehors du temps mais c’est nouveau et curieux.

J’ai lu également une interview, une sorte de questionnaire du Figaro, vous concernant. J’ai encore eu le plaisir de vous lire et de découvrir une femme atypique dans le monde si vulgaire de la télévision. Une fois de plus, vous êtes passionnante, hors du commun, votre petit copain n’imagine pas la chance qu’il a. Je suis certain qu’il ne vous mérite pas, mais si vous l’avez choisie, je respecte ce choix. Qu’importe qui il est ? qu’importe ce qu’il fait ? C’est, probablement, un homme comblé et je l’envie. “ Usage du psy : Intensif ” Comme je l’envie, également. J’aimerai être le psy et l’amant, je crois que les deux fonctions sont complémentaire. Si vous aimez la sincérité, le rôle de l’un peut avoir un effet bénéfique sur l’autre. Je ne conçois les relations amoureuses que dans cet ordre, bien évidemment je n’ai jamais pu mettre en application ce que j’affirme ici, un jour peut être… “ Le plus beau compliment qu’on puisse vous faire : porter un regard bienveillant sur moi, sans préjugés ” Alors là, je suis complètement en phase avec ce que vous venez d’affirmer, c’est ciselé pour moi, je ne sais pas d’où ça vient. Je suis plutôt assez critique à l’égard de tous le monde. Tombé sous le charme dés les premières apparitions, je ne me reconnais pas vraiment. Remarqué, je vous trouve tellement différente parmi le gotha des personnes de la sphère publique que je ne pouvais passer à côté du sublime, sans être happé par l’excellence qui émane de vous. Pas étonnant que De Greef, vous ait contacté, alors que vous étiez en poste sur LCI. A entendre les gens, qui passent pour une raison où pour une autre à la télévision, chantent, où sont acteur de cinéma où de théâtre, c’est fréquent ce genre de démarche, d’écrire des lettres enflammés pour avouer tout son amour et qui bien évidemment restent sans retour. Je vis ce genre de phénomène, c’est une sensation étrange, un peu ridicule, j’ai un peu honte de moi…La honte n’est pas le bon terme, je me sens un brin désuet, les amoureux s’écrivent ils, à notre époque ? des SMS peut être ? Qu’importe ! j’ai décidé de ne pas être raisonnable. Mais c’est la sensation que j’éprouve et la raison pour laquelle, je ne vous ait pas écrit depuis six mois. Je me trouvais ridicule. Personne n’est au courant, pour cette correspondance à sens unique, je n’en parle à personne même pas à mon psy. Je ne vois d’ailleurs pas qui pourrait s’y intéresser. C’est mon jardin secret. Une porte sur un caractère bien fait avec une plastique parfaite (et quelques schtards) et plus je découvre la femme plus irrémédiablement je fond devant une élégance rare. Unique. Radicalement attachante. En fait j’envisage constamment, le fait que vous me trouviez lourdeau, où sans intérêt comme le connard de service, je doute terriblement comme tout bon pessimiste. Ne suis je pas le crétin qui envoi sa prose de manière régulière ? Un gnagnan ? Il faut savoir prendre des risques et j’ai déjà fait le choix, celui de vous aimez, comme on recherche le côté frais de l’oreiller avant de s’endormir. Il est 16 H 15, j’entends les mouettes qui braillent à l’extérieur, le temps change au maussade, j’écoute “ Blue Valentine ” de Tom Waits et je pense à vous. Que faites vous donc en ce milieu d’après midi ? Ecrivez vous ? En réunion de travail ? Montage d’un sujet ? Est ce passionnant ? Autant de questions qui sont sans réponses mais cela n’est pas le sujet. Je pense à toutes ces lettres, ces emails qui vous sont parvenues. Je suis passé par tous les stades de la folie douce et parfois dans des états de démence meurtrière avec des textes violents. Un cri silencieux ou seul le cliquetis des doigts sur les touches du clavier sont témoins. J’aurais été incapable de faire le moindre mal à qui que ce soit, quelques soliloques de malade, des épouvantails plein la tête. A l’époque je dormais 4 heures par nuit, je ne prenais pas mon traitement régulièrement, je parlais tout seul et avec une vague sensation d’être exceptionnel, c’était certain on m’attendait quelque part. Non seulement parano mais également mégalomaniaque. La hantise du complot me paraissait la réponse à tous mes maux et à travers tous ces emails j’exorcisait mon mal être. Je vous attendais. 1998. Jusqu'à mon dernier souffle, je ne retomberai pas dans ces crises, je ne connais pas de rechute depuis 2000. Je sais ce que j’ai, les médicaments sont très au point et sans trop d’effets secondaires. Depuis le double meurtre de Pau, les médias stigmatisent la schizophrénie. Il n’y a que les médecins qui ne disent pas de bêtises et ils restent prudents et nuancés dans leur propos. Il y a 600 000 schizophrènes en France, 1% de la population mondiale est atteinte. Les crimes restent des cas extrêmes, bien réel certes, je ne les nie pas. Chez ces patients, les cas de suicides sont 12 fois plus important que chez un individu sain. Cette saloperie a gâché ma vie, qu’importe après tout, j’aurai pu évoluer en chaise roulante où aveugle de naissance… Je crois en vous comme les premiers jours, si ce n’est plus encore. J’espère que votre journée se déroulera bien. La mienne s’achève et je viens de passer un très agréable moment en votre compagnie, vous n’êtes pas très loquace mais le peu que je connaisse de vous me convient parfaitement. Nous avons, je le crois, abordés tous les sujets brûlants de notre actualité réciproque. Faites attention à vous, vous êtes précieuse, bien plus que vous ne le supposez. Si vous êtes déçue où si il n’a que peu d’égard vous concernant, lâchez le qu’il soit Grec, Moldave où présentateur vedette. Vous méritez, un homme d’exception., “ a love supreme ”. Vous venez d’avoir 37 ans, tout est possible et à votre portée, ne changez pas, vous êtes véritablement unique et irremplaçable. L’association du charme et de la présence d’esprit, c’est une chose qui n’est pas donné à tout le monde, vous avez un énorme capital et j’ai confiance en vous. je vous aime, sur le net, dans la vie où ailleurs.

Ma chère Daphné,
Comment allez vous ? Passez de bonnes vacances ? Dans deux phrases, je me veux sympa, comme si nous nous connaissions depuis des lustres, c’est obsessionnel je n’arrête pas de penser à vous, je suis un cas cliniquement très atteint. Vous occupez mon esprit de jour comme de nuit, c’est assez curieux comme symptôme mais je n’ai pas envie de guérir. Une telle dévotion, pourrait avoir l’air saugrenue, j’en ai vaguement conscience, mais bon… Albert Algoud a bien baissé dans mon estime, depuis que je l’ai vu, s’amusant comme larron en foire devant le triste spectacle du pétomane pour les vingt ans de canal. Comme quoi, on peut être séduit et déçu tout aussi vite. L’image triche t’elle ? Sans aucun doute, oui. On s’imagine des montagnes sur un individu et voilà qu’il rit à gorge déployé sur un sketch sordide, affligeant et de très mauvais goût. Non, Albert je ne regrette plus de ne pas t’avoir rencontré dans la vie, et puis très franchement je ne sais absolument pas de quoi nous aurions pu parler. Ceci étant dit, je reviens à notre égérie fatale. J’ai découvert un site perso “ Daphné Café ” qui vous concerne directement, quelques photos, un forum vide, visiblement les internautes sont peu nombreux à le visiter. Votre première vocation “ Nonne vétérinaire ” Ha, ha , ha c’est loupé quoique en y réfléchissant bien et si l’on considère que les téléspectateurs sont des brebis égarées, c’est presque réussi. Je trouve fascinant que vous vouliez rentrer dans les ordres, j’adore ça, je suis athée, mais je trouve extraordinaire l’impact de l’église sur les civilisations. Moi également je voulais être vétérinaire quand j’avais huit ans et auparavant je voulais être routier car on pouvait écouté la radio en même temps que conduire. “ Bergère en Céphalonie ” Comme c’est touchant, le metier que vous vouliez faire étant petite. Je voudrais bien être votre chien de berger, un bon toutou dévoué et fidèle pour garder moutons et brebis qui souhaiteraient aller voir si l’herbe est plus verte de l’autre côté de la barrière. “ la sincérité ” Je ne peux être plus sincère, vous me captiver, je ne pourrais pas être différend, d’ailleurs je ne vois pas tellement ce que j’aurai à gagner de ne pas l’être avec vous. Vous me fasciner. J’entretiens à votre égard une sorte de culte et mon regard est bien plus que, seulement bienveillant. Des préjugés ? Je n’ai pas le sentiment d’en avoir eu, je ne m’intéresse qu’aux faits, vous concernant. J’ai parfois dû être maladroit, abrutis mais c’est toujours dans l’optique de vouloir être plus proche, avec des hypothèses peu pertinentes. Très honnêtement, je ne suis sur de rien, je me contente de vous suivre dans vos déclarations en n’écoutant que vos réponses, les journalistes vendent leur salade mais il n’y a que vous qui m’intéresser au final. Je ne vous reproche rien, vous menez votre vie comme bon vous semble, je vous veux heureuse car vous le méritez, vous êtes l’excellence. La population vous attribut des aventures que vous n’avez pas ? Grand Dieu ! laissez les baver, c’est triste mais vous suscitez, au même titre que beaucoup le contrecoup de la notoriété, que cela ne vous empoisonne pas la vie. Vous suivez une psychanalyse, cela doit engendrer un sacré recul, sans nul doute. Je vois mon psy tous les mois c’est exclusivement pour l’ordonnance mais c’est un moment que j’affectionne particulièrement, c’est une femme et nos conversations pendant une demi heure sont très constructives. Pour quelqu’un avec un rythme d’enfer comme le votre s’accorder un moment et penser à voix haute, cela doit faire un bien considérable. Mesurer, analyser, appréhender, faire des choix, c’est autant de temps gagné sur les événements qui s’enchaînent. Si je devais organiser un repas, vous seriez à ma gauche, mais pas loin on pourrait retrouver Marcel Aymé et Boris Vian. L’un comme l’autre laissent derrière eux une œuvre marquante et originale. Un film ? Sans hésitation “ Les ailes du désir ” de Wenders. “ Cobra Verde ” de Herzog et “ Le tambour ” Au final, une sélection très Allemande, mais il y a aussi Jim Jarmush, David Lynch, Cronenberg, Ridley Scott, Scorcese. Un acteur ? Michael Caine, Klaus Kinski, Patrick Mc Goan, Philippe Noiret. Une actrice ? Lauren Baccal, Sharon Stone, Isabelle Huppert. J’obtiens un succès (n’éxagerons rien) inespéré avec mon site web. Depuis avoir pris un nom de domaine : www.terminal-media.net, je comptabilise près de quinze visites par jour et ce sans faire aucune publicité, le nombre de “ hits ” est aussi bien supérieur que dans les versions précédentes, quatre mille en moyenne par mois et cela ne cesse d’augmenter. Je suis arriver à un stade où l’état de mes compétences sont atteintes, j’ai beau me creuser la tête pour l’améliorer, je ne trouve rien. La télévision ne m’inspire plus, aucune séquence ne mérite une diffusion sur le site. J’attend la TNT (en septembre) mais les programmes semblent bien décevants. Peut être que la diversité me donnera l’envie de continuer, mais pour l’instant je reste dans l’expectative. La musique comme psychotrope ? C’est très juste, je peux même dire qu’elle m’a sauvé la vie. Plutôt “ bluesie ” votre sélection, en dehors de Tom Waits, je n’ai aucun de ces albums dans ma discothèque, nous ferrons, chambre à part si cela ne vous dérange pas, ainsi nous ne nous déchirerons pas en lutte intestine pour savoir ce que nous écouterons. Malgré tout, comme je suis très tolérant et curieux, quand vous serez absente, j’irai écouter vos disques en cachette et il n’est pas dit que je les trouve à mon goût. En ce moment ce qui tourne en boucle sur ma platine, ce sont les deux premiers albums de Nina Hagen, respectivement de 1978 et 79. Ce n’est pas tout jeune mais ça a bien vieillit, l’orchestration est bonne, sa voix envoûtante et les paroles en Allemand donnent un brin d’exotisme étonnant. Bon, depuis qu’elle est boudhiste son travail est moins intéressant, si toutefois on n’appartient pas à cette religion mais des “ mantra ” accompagnées à la guitare sèche et au tambourin, je n’accroche pas une seule seconde. “ Hare Krishna, Hare Lama ” pendant quatre minutes au minimum, non merci…Donc, j’ai jeté aux oubliettes ce disque de cette teutonne à la voix de cantatrice et je préfère nettement ses débuts. Je reste très attaché aux années 76/82, un brin nostalgique ? Non pas du tout, mais c’était encore une époque ou la musique n’était pas tout à fait un business comme les autres. Aucun formatage, une représentation quasi nulle dans les médias et une bonne dose d'adrénaline lors des concerts. Je me revois à la fnac étoile m’offrir pour Noël l’album des Clash “ London calling ” en 79. Quelle claque dans mes jeunes oreilles. Mon premier album de rock et certainement l’un des meilleurs. Désormais, j’écoute les radios indépendantes sur Internet, quelle bouffées d’oxygène ! après la très chiante Nova et autres Mouv, Ouifm, ou FG sur la bande FM. L’internet a permis cette révolution, cette évolution, je ne me permet pas de télécharger de la musique sur le net, 1) C’est du vol, 2) On y récupère également des virus. Les radios sont réellement un plus, incontournables mais la télévision sera probablement la prochaine révolution du net, bien que des expériences ont échouées au début de l’aventure du net, je crois que l’on peut s’attendre à voir arriver une multitude de programme en tout genre venir inonder la toile. Je sais que des accords ont été conclu entre Microsoft et Alcatel sur la télévision sur IP. Je ne me prend pas pour un gourou à la petite semaine, d’ailleurs quand je me relis (rapport d’activité sur le compact disc interactif) je me trouve pitoyable de naïveté, mais bon il y a eu le dvd, je ne me suis trompé que sur un standard et c’était en 92. A ce jour, les rares tentatives de télévision sur Internet, ce sont des robinets à clip vidéo : Yazoo Tv, Ministry of sound, Yahoo Usa et j’en oublie. Quand tous les industriels du secteur auront défini des normes techniques, tout ira sans doute plus vite. Donc on peut s’attendre à ce que de nouveaux médias hybrides voient le jour, comme ce fut le cas avec les radios. Finalement ce qui différencie la radio de la télévision sur le net ce sont les caractéristiques techniques. Avec le 512 K ont peut écouter la radio dans des conditions excellentes avec 1 Mo ou plus, le tuyau est largement supérieur et supporte une diffusion broadcast. Internet n’a que dix ans d’existence et il a subit plusieurs métamorphoses, l’email, l’E-commerce explose, les langages de programmation ont évolués, et toutes ces améliorations vont continuées. Un secteur dont l’optimisme était surévalué, a vu sa bulle financière partir en fumé, mais il faut avouer que les plus pugnaces ont finalement réussit leur pari. Vingt millions d’internautes en France à ce jour. Des fusions importantes chez les professionnels des logiciels du secteur. On n’a pas finit de parler d’internet, la révolution numérique est en marche, a dire vrai je ne sais pas ce que cela va avoir de bon où de mauvais, mais elle est en marche, inexorable et définitive. Un gadget de plus ? Un outil ? Nous verrons bien ! Sur ce, je vous souhaite une très agréable journée, riche et passionnante. Sur le net, dans la vie où ailleurs.

Ma chère Daphné,
C’est avec attention que j’ai suivi plus clair de samedi dernier. A vrai dire comme chaque semaine pour ne rien vous cachez, mais vous deviez vous en douter. Alors comme ça vous passez Devo dans votre émission ! Bravo, un groupe incontournable à mes yeux, du moins pour les premiers albums. A partir de “ new traditionalist ” ils ont commencés à s’essouffler et la pêche des débuts a fait place à une lente déclinaison de tout ce qui à fait leur originalité. après les avoir vu en concert à la fin des années quatre vingt, j’ai trouvé qu’ils avaient beaucoup vieillis et surtout beaucoup grossis, ils présentaient une surcharge pondérable sur scène pas très photogéniques. C’est un souvenir sans intérêt…je garde une bonne image de la période 76/82, mes fameuse années musicales que je chérie plus qu’aucun autre moment. L’autre jour j’ai failli acheté les deux premiers albums de Air, j’aime beaucoup le titre je crois qu’il s’appelle “ kelly watch the stars ” je ne suis pas très sur. Et puis finalement j’ai acheté Moloko avec un DVD de l’intégralité des clips vidéos. Je regrette amèrement, ce disque est une daube sans nom. Du disco sauce 2000, je craque néanmoins sur le titre qui ont fait leur succès. Un seul pour l’intégralité de leur production, c’est un peu court pour me faire acheter leur album. Mon prochain achat pourrait bien être Air ? après tout, je sais à peu prêt à quoi m’attendre. Ils sont Versaillais, avant d’habiter Paris j’ai passé mes dix premières années à Versailles. Je garde un bon souvenir de cette tendre enfance pas encore corrompue par la capitale et ses lumières. A l’époque, nous habitions entre l’église et le jardin du château de Versailles. Une famille bien sous tout rapport. Je n’avais pas encore remis en question la parole de Jésus en doute. A Paris quand ce fut chose faite, un aumônier a commencé à me parler de Marx et là ce fut le commencement de la fin. A douze ans, la vie de jésus me paraissait un odieux mensonge pour en calmer quelques uns. Je ne devais remettre les pieds dans une église qu’à l’occasion de baptême et de mariage. Une foi prise au vif, désarçonné par des prêtres piteux et galeux. Je ne vis pas dans les limbes, je suis catholique mais en de profonde discordance avec l’église d’aujourd’hui qui ne me ressemble pas, c’est une de mes contradiction, je l’explique volontiers. Je ne crois pas en une entité divine, mais le fondement de la civilisation occidentale repose sur deux milles ans d’histoire judéo-chrétienne, ce qu’il ne faut pas négligé. J’ai été choqué par “ Adolf II ” La parodie des guignols, que va faire le CSA ? et la direction de Canal ? Va t’elle prendre des dispositions à l’encontre des auteurs ? Je m’en moque finalement, ils ne me font plus rirent depuis des lustres, mais malgré tout, je regarde tous les soirs, par curiosité… Dans + clair, vous n’évoquez jamais Internet, je suppose que c’est un choix éditorial mais peut on négliger aujourd’hui ce média incontournable ? Xavier Dumoulins était le spécialiste du web sur NPA, aucun journaliste ne travail sans aujourd’hui, alors ? pourquoi ce mutisme ? Et dire qu’avec des idées simples Yahoo a fait son succès, en reprenant une liste de site et ensuite a réussi à convaincre les agences de presse de faire passer leurs brèves sur leur site. Une idée simple qui vaut des millions aujourd’hui, comme quoi le net est pour certain un Eldorado. Sans avoir fait d’enquête préliminaire, je vous parlais de la télévision sur IP (télévision on Internet Protocol) et bien en fouillant un peu sur Google, j’ai trouvé que Numéricable (une filiale de Canal plus à 100 %) avait déjà cinq chaînes du groupe (I
A en croire, les résultats de l’audience de samedi soir TF1 et sa Celebrity Dancing a fait un flop. Que pensez vous de votre compatriote Nikos Aliagas ? Des rumeurs circulent sur votre relation avec lui. Je n’ai jamais suivis un programme entier qu’il présentait. A mes yeux, je le trouve simplement insignifiant. C’est le prototype du bellâtre qui doit plaire aux femmes, un brin viril avec des poils partout. Une grande gueule, genre Bernard Tapie, le mâle aux fortes épaules, et au moindre mouvement avec des auréoles sous les bras. Je ne suis pas tendre, ce sont peut être des préjugés débiles, mais de ce que j’ai vu de lui, notamment à la Star Ac, je trouve qu’il rabache un peu, il finit par arrangé une foule qui est toute dévoué à ce genre de programme en se répétant toute les cinq minutes. C’est un peu facile et certainement pas très compliqué. Le travail d’un J.L Delarue est plus acrobatique, plus alerte, il connaît en général bien son sujet. Le problème reste entier pour tous les présentateurs/producteurs il faut être concentré sur la durée. Delarue cherche de nouveaux cobayes pour ses émissions, les sujets s’amenuisent, il faut trouver sans cesse de nouvelles idées pour perdurer. Entre ces deux personnages, pour moi aucun doute possible. Je préférerais vous imaginez avec un J.L Delarue qu’avec un Nikos. Ceci étant dit, vous êtes complètement libre d’organiser votre vie comme bon vous semble et je suis persuadé que c’est le cas et je respecte vos choix.. Je vous donne mon point de vue qui n’a que valeur de conseil extérieur à la société du spectacle. Pour résumé, je vous vois plus avec un entrepreneur, un producteur qu’avec un simple chauffeur de salle au charisme d’un jeune cervidé. Mon avis n’a bien sur aucune valeur, mais mon devoir est de le faire partager. Je referme cette parenthèse aussi vite qu’elle n’est apparu, finalement c’est votre vie privée. Je ne vous reproche rien, prenez cela comme ça vient, sans grande valeur, il ne m’appartient pas de vouloir vous trouvez un amant, avec tel où tel caractéristique. Je ne fais pas ni de pronostique ni une ingérence dans vos histoires de cœur. Quoiqu’il advienne, je vous crois assez “ Smart ” pour faire un choix judicieux. J’attend la rentrée pour savoir si vous serez dans la case 19/20 Heures sur Canal. Je l’espère. Take care.

Ma chère Daphné,
Une semaine chargée en rumeur et bruit de couloir de tous poils. Vous êtes vraiment magique, vous me faites faire des trucs carrément incroyable. Jamais je n’aurai pu imaginer en arriver là. Chose abracadabrante, cette semaine j’ai acheté “ Ici Paris ”. J’ai été très discret dans le magasin, j’ai dissimulé le journal rapidement après avoir tendu, penaud, la monnaie à la caissière. J’ai honte, mais après avoir vu par hasard ce qui fait leur titre, je n’ai pas pu résister. La tension trop forte ,l’envie d’en savoir plus, je devais être concierge dans une autre vie. L’article est minable, tout repose sur le titre. Votre virée en Grèce, avec Antoine de Caunes, il n’y a que ça à retenir. C’est sur cette seule information que l’article se base. Je suis maudit pour sept générations, j’ai acheté “ Ici Paris ” au moins une fois dans ma vie et à cause de vous. Déjà il y avait des rumeurs sur “ usenet ” bon bah pourquoi pas ? Je crois que l’information s’est vérifiée toute seule. Etes vous heureuse ? Oui je suppose ! Donc tout va bien dans le meilleur des mondes. Je ne peux pas dire que cela m’enchante de vous savoir avec ce bonhomme.

En effet, je ne peux pas dire que je l’apprécie cet Antoine, fils de parents pionniers de la télévision, enfant gâté du petit écran. C’est qu’il ne doit pas être tout jeune ? cet enfant du rock, Il a une cinquantaine d’années, environ ? Je l’aimais bien pour certaine de ses émissions, il y a plus de vingt ans et puis le temps a fait son œuvre de destruction. Aujourd’hui je le trouve, décevant en tant qu’acteur ou comme réalisateur. L’important c’est que vous soyez bien avec lui. Il y a pire comme fréquentation et vous savoir avec lui, m’inspire certes un brin de jalousie. Est ce qu’il a été contacté pour faire “ La ferme 2 ” ? Je suis méchant, il n’est pas si “ has been ” tout de même ! enfin si un petit peu. Il a eu son heure de gloire sur NPA et maintenant il essaye d’exister malgré tout. Remarquer, il va pouvoir vous emmenez sur la côte Normandes, il a une maison dans la région, les commerçants l’adorent. Il faut avouer que les commerçants sont ici d’une courtoisie sans égale. Trouville est une charmante petite ville, vous verrez, c’est ravissant. Vous irez au marché de Trouville, tout le monde l’appelle par son prénom, c’est dire si il est populaire. De ce que je connais du cas de l’Antoine aujourd’hui, ne m’inspire pas tellement confiance. Restez sur vos gardes et si il vous déçoit, quitter le sans arrière pensée. Je ne veux pas que vous ayez mal, pour rien au monde. Vous ne méritez pas d’avoir du chagrin. Protégez vous au maximum. Vos vacances en Grèce ont dût être agréables, l’anonymat, le climat clément malgré la saison, tout devait être réunis pour que vous passiez un agréable séjour. S’est-il bien comporté ? Se mouche t’il dans les rideaux ? c’est un rockeur, il ne faut pas l’oublier, bon d’accord pas “ born in the USA ” mais Porte de Vanves, avec les rouflaquettes et les santiags. Bon j’arrête de vous embêtez avec lui, je suis cruellement jaloux mais je respecte votre coup de cœur. Quand vous viendrez à Trouville, venez faire un tour à Deauville (la ville qui compte le plus de Mercedes au mètre carré) Je vous recommande “ Le Village Café ” on y boit de très bon cocktails (c’est à vingt mètres de chez moi) J’ai un faible pour le “ Long Island Iced Tea ” Ambiance cosi, musique douce, accueil chaleureux, si vous voulez sortir et être un peu tranquille, c’est l’endroit qu’il vous faut. Il y a une drôle de polémique autour de Bruno Gaccio, il aurait été espionné par la direction de Canal ? C’est quand même un peu fort. Le staff aurait pu prendre ses précautions avec l’espion de service. Très, très mauvais pour l’image de la boite. Si il gagne son procès cela risque de coûter chère. Je n’aime absolument pas le personnage mais il faut avouer que cela ne ce fait pas. Lire son courrier, écouter ses communications, l’espionner c’est complètement dingue cette histoire. Je n’en reviens pas. En parlerez vous la semaine prochaine ? Aujourd’hui, alors que je promenais la chienne de la famille le long de la plage, j’ai vu Arnaud Viviant, il vote non au référendum. Ses théories fumeuses sur l’Europe me laisse froid, je suis convaincu, je vote oui. Le petit écrivaillon pourfendeur du libéralisme vient passer ses vacances ici, c’est son droit, mais pour la cohérence ! Zéro. Il y a deux mois Karl Zéro et sa femme dînaient dans la pizzeria la plus fameuse de Deauville. Voilà j’ai commencé avec “ Ici Paris ” je continu avec les potins du 21 éme arrondissements de Paris. Je m’en moque au plus haut point. Le zoo est ouvert toute l’année, mais il est recommandé de ne pas donner à manger à ses occupants. Je vis dans la plus grande confusion, en vous écrivant régulièrement je sais que ces missives ont un impact limité. C’est ridicule d’entretenir une telle relation, voué désespérément à l’échec. Comme je vous l’ai déjà dit, je n’attends rien, je ne recherche rien de particulier, vous me fascinez, personne sur terre ne me fait un effet tel que vous. A chacune de mes lettres, j’attends l’impact “ Ring the bell ” Le très à l’heure rendez vous de l’inconnue de dix neuf heures quarante cinq. Je confirme le fait qu’avec vous lorsque vous quittez un homme, vous lui dites “ à toute à l’heure ” et que vous ne rappelez jamais. Un défaut que vous auriez tendance à vouloir changer. Je n’attends, d’ailleurs rien du service après vente, ma démarche n’a rien de rationnelle, je ne l’explique pas. Finalement ce n’est que de l’amour à sens unique. Dans mon désert affectif, vous êtes l’oasis, vous avez toute mon affection et mon profond respect.

Très intéressante émission de ce jour. Bon Dalida ce n’est pas exactement ma tasse de thé, de toute les façons, je ne regarderai pas. Je ne lis pas la collection Arlequin, donc ce programme n’est pas pour moi. On parvient mieux à comprendre les raisons d’un tel acharnement à vouloir flouter les émissions. Le CSA veille, la peur du procès, on ne voit plus que ça dans les reportages, dossier bien traités et des réponses claires et précises. Excellent montage des émissions de Pierre Bellemare, drôle, surprenant, du travail d’orfèvre dans les archives de l’INA. Bravo ! Il est très fort ce Pierre, il n’a pas dit une seule bêtise, tout en restant très pro, clair et humble. Je l’aime bien ce dinosaures de la télévision, absolument rien à redire sur son interview. Je vous ai concocté une petite compilation, je voulais le faire depuis longtemps et puis après quelques recherches, je crois avoir trouvé l'essentiel. Voici donc quelques psychotropes, pour soigner le syndrome de l’amour. J’ai l’impression de ne pas avoir vieilli depuis mes vingt ans, je réagis de la même façon depuis mon adolescence, c’est grave, docteur ? Vous préférez maintenant, peut être… ? “ Bruce Springsteen ” ou “ Docteur Feelgood ” ce choix vous appartient. Non, en fait, je plaisante, mais maintenant que vous êtes avec votre vieux beau “ has been ” je m’autorise quelques libertés. Il a encore de beau reste, son ultime erreur réside d’avoir surestimer l’ampleur de ses moyens, en devenant acteur puis réalisateur. Reviendra t’il à la télévision ? Mystère, mais à vouloir être trop gourmand, parfois on se brûle les ailes. Je ne suis rien du tout, zéro parmi les zéros, une petite molécule de merde et la seule chose qui me reste, encore, c’est mon esprit critique. Je me dois de vous faire part de mon ressentie, c’est un devoir, un but ultime, vous m’êtes trop précieuse, je n’ai pas envie de tricher avec vous et je n’ai pas le sentiment, une seule seconde d’avoir dérogé à ce principe. Quoique que vous fassiez, je resterai le plus fidèle de vos téléspectateurs et le plus attentif de vos admirateurs. Permettez moi seulement d’avoir un avis.

Ma chère Daphné
Je ne reviendrais pas sur votre idylle, la presse à scandale en fait ses choux gras, il fallait s’y attendre. Moi ce qui m’intrigue cette semaine c’est l’affaire Pierre Martinet. On a pu voir le bonhomme sur ONPPATLM hier soir, ses explications sont vagues, il n’était pas à son aise et son affaire sent le pétard mouillé. C’est un coup pour faire parler de lui, il n’a aucune envergure. Des livres, il en a vendu quelques uns, il n’est même pas sûr qu’il soit le réel auteur. Visiblement, ses interlocuteurs n’étaient pas la direction de la chaîne cryptée. Un démenti de Canal fini par contredire tous ses propos. Toutefois, si la direction a donnée un ordre pour espionner Gaccio, ils ont dû prendre leurs précautions. Le principal intermédiaire démissionne pour mieux se défendre. Pas d’ordres formels, rien qui puisse supposer que cela vient d’en haut et à fiotiori externe à Canal. Les journalistes s’interrogent et demandent des éclaircissements sur cette affaire. C’est formidable l’ambiance qui règne chez vous ! Remarquez, derrière Gaccio on trouve sûrement pas très loin la CGT, qui on le sait, dans les coups tordus ne sont pas les derniers. Evidement l’affaire est évoqué par les guignols de ce soir. Ils en font trop, ils usent et abusent, cette histoire ne vaut rien, elle se dégonflera comme elle est apparu. La chaîne est historiquement et depuis sa création, une télévision de Gauche. Cela ne me choque pas, c’est un contre poids dans le Paf, face à TF1 et M6 qui s’affichent moins. Et puis c’est une façon comme une autre de toucher un certain public. La vision politique de la plupart des émissions est parfois sidérante, la peur du complot à tous les étages, le journaliste seul face à l’odieux hydre capitaliste, témoignant de sa lutte pour la vérité dans un monde sans foi ni loi. C’est souvent caricatural à l’extrême, un scoop toute les semaines, quelle santé ! Je suis bien persuadé que Karl Zéro vote à droite et pourtant ses limiers sont vraisemblablement dans l’autre camp. En fait, je pense que la politique telle que je l’entend est une chose sérieuse, le ton de la dérision ou de l’humour n’a pas sa place dans le discours politique. Faire cohabiter les deux est une cruelle erreur. Les plus jeunes sont souvent victimes de ce double langage et tombent dans le panneau. Pour moi, c’est clair quand j’écoute un politique, je ne fais pas le lien avec une quelconque marionnette, mais parmi les téléspectateurs, combien tombent dans le piège ? A contrario, lorsque j’écoute une marionnette, je sais à qui j’ai affaire : les auteurs, et au prisme de leurs divagations “ humoristiques ”. L’humour en politique c’est réducteur et annoncer que voter oui à la constitution, c’est voter pour Giscard est un raccourci débile et dangereux. On s’en passerait bien. Ce genre d’amalgame profite aux extrêmes et nuit à la démocratie. A force de dire : tous pourris, on fait le jeu d’une droite proche du maréchal Pétain et d’une gauche fidèle à Staline. Le non est pébliscité (en majorité) par les extrêmes des deux camps et s’est dangereux aussi bien pour l’Europe et encore plus pour la France. Je regarde avec attention les émissions consacrées à la constitution et j’avoue ne pas avoir entendu de bêtise, de la part des partisans du oui à gauche comme à droite. Les clivages stériles n’ont pas lieu d’être dans ce débat. Votez non, pour contrecarrer le gouvernement est idiot, cela n’a rien à voir, c’est déplacé le problème et en faire une question de principe imbécile. Pour moi tout est clair, je vote oui.

J’ai été un peu déçu par l’émission de Pierre Bellemare, ses incroyables histoires. Je l’imaginais en face d’une caméra, derrière un bureau, ménageant le suspense jusqu'à la fin. Les séquences ou il apparaît sont très courtes et entrecoupés par des comédiens. Ces séquences sont, pour la plupart mal joués, elles n’apportent véritablement rien aux histoires. Au final, le programme est un peu long et n’est pas très adapté à la télévision. A la radio ce format était tout à fait naturel, alors que maintenant c’est un peu “ too much ”. Elephant & compagnie a voulu enjoliver la formule, c’est un peu raté et c’est dommage.

En errant sur la toile, j’ai trouvé par hasard votre email. Je ne l’utiliserai qu’à bonne escient, je ne vais pas “ spammer ” votre boite. Je risque d’avoir quelques problèmes avec mon imprimante qui ne fonctionne plus très bien (elle n’est plus toute jeune et je ne pourrais la remplacer). Si cela devait être le cas, pas de panique, j’en ferai usage avec parcimonie.

Entourée par la direction de la communication de Canal, je me demande parfois si les réponses à vos interviews ne sont pas influencées par les dircoms. Les réponses du Figaro, sont toutes assez stéréotypées, elles envoûtent obligatoirement le lecteur. Je suis le premier touché, mais il y en a pleins d’autres, je suppose. La retranscription de l’interview du Figaro sur le net, dans un forum m’apparaît comme troublante. Est-ce une opération de communication ? Cette proximité avec les dircoms est-elle bien nécessaire ? L’émission “ en aparté ” a t’elle été vécue comme un élément déclencheur de cette prise en main ? Je ne le saurais jamais. J’ai lu pour ainsi dire toutes vos interviews parus sur le net et ce depuis le début. Le charme a agit à chacune d’elle, avec ou sans éminence grise. Maintenant que vous êtes avec le pur produit maison de la boite, j’imagine que cette relation à toute l’attention des expertes en communication. Vous êtes aussi une très belle vitrine qui suscite et c’est bien normal, tous les soins de la direction. Loin de moi l’idée que vous pourriez être un porte manteau à fantasme, pour la simple raison que je n’ai aucun fantasme. Quand aux autres , je ne sais pas. Que vous le vouliez où non, vous faites maintenant partie des “ people ”. Comme je vous sens loin de toute cette publicité qui vous ai faite. Même en Grèce, vous n’êtes plus à l’abri. N’attendez pas de répit à ces charognards de paparazzi et autre Prisma Presse, vous êtes maintenant très exposée.

J’ai appris que vous ne prendrez pas la place de M. Denisot à la saison prochaine. Je suis déçu. Un plateau avec vous en maîtresse de cérémonie, cela aurait pu en scotcher plus d’un…Ce que je disais à propos de J.L Delarue sur la difficulté de se renouveler s’avère vérifiable aussi pour les autres. Mof, T.Ardisson, E.Chain c’est un “ brainstorm ” permanent pour savoir comment agir demain. MOF et son désir de présenter le 13 Heures, je crois qu’il n’y parviendra pas, sur F2, ils misent tout sur cette petite sotte de Carole Gassler. Elle ne comprend pas ce qu’elle raconte. Je préfère de très loin Benoît Duquesne qui s’en tire très bien en remplacement de C. Hondelatte. Complément d’enquête est également une très bonne émission, selon les sujets, je la regarde avec plaisir.

Je me demande ce que vous lui trouvez à ce cow boy ? Fidèle à mon image, je vais être sincère. Non seulement je le perçois comme “ has been ” mais, en plus, tout son parcours, à peu de choses près, il le doit à ses parents. Un fils de. Avec tous le respect que j’ai pour eux et pour le travail qu’ils ont accomplis, je ne peux que constater que leur rejeton a bénéficier de leur notoriété. Il est exécrable comme acteur ! cela ne vous a pas sauté aux yeux ? J’ai regardé une demi heure le téléfilm sur Albert Londres, c’est une catastrophe. Il a le caractère court des enfants gâtés et une très haute estime de sa petite personne. En 87, alors que je préparais un mémoire sur les vidéos clips, j’avais approché NBDC, la boite de Tim Newman, Alex Berger, et de Caunes. J’ai obtenu les renseignements désirés, la collaboratrice était parfaite. En plus de la plaquette de cette boite de prod, il y avait une sorte de curriculum vitae d’Antoine, certes à prendre au second degrés, mais tout était rédigé à la troisième personne du singulier, ça en dit long, sur le personnage. On sait ce qu’ils sont devenus Alex Berger chez Canal Numédias, Newman, je ne sais pas et pour finir le cow boy sur NPA. Finalement “ chorus ”, “ rapido ” et même “ Les enfants du rock ” étaient des évidences. Dans ce désert des émissions de djeunes et de moins jeunes, il a occupé une case qui n’existait pas auparavant et son nom a plus que joué pour lui. Je suivais avec attention ces émissions, j’appréciais, mais ce n’était pas révolutionnaire. Rien de culte qui laisse, réellement une trace dans la mémoire collective. Je suis certain que dans un soupçon de conscience, en quittant la télévision pour vouloir “ faire du cinéma ” C’est la chape de plomb de ses origines qu’il a voulu abandonner et vouloir enfin exister avec son “ talent ” propre. C’est loupé, n’est pas acteur qui veut. D’ailleurs aujourd’hui, il n’a aucune actualité en dehors de celle que vous partagez. C’est maigre. On le sort du placard afin de sortir un DVD des meilleurs moments de NPA.. Je ne suis pas fan, faire l’apologie de la fumette, à travers un personnage comme Aquarium, personnellement, je trouve ça déplacé et impensable aujourd’hui. A l’époque certain évoquait encore le mot “ drogue douce ” dans le discours politique, à présent ils sont tous unanimes. Pour revenir à votre amant, toujours prêt à nous vendre sa salade sur son éternel idole Bruce Springsteen. Le bonhomme sort son dix neuvième album cette année. Les Stones à partir de 1970, on a commencé à se méfier. Alors le plouc “ born in the USA ” Non merci ! Je me demande si il garde ses bottes pour dormir votre rocker ? Et son blouson en cuir avec un aigle dans le dos ? Je ne peux m’en empêcher mais cette association digne de la carpe et du petit lapin me fait tordre de rire. Je suppose que sa côte de popularité chez Canal doit être à son plus haut point. Un vendeur de sketches à deux balles emballé dans un coffret DVD, ça doit rapporter tout de même ; Sans parler de toutes les minettes qui lui on écrit durant cette funeste période et auxquelles il n’a pas daigné répondre. Remarquez sur ce point, vous faites la paire. Ce mutisme s’explique parfaitement, je ne vous en veux pas, à votre place, il y avait de forte chance pour que je réagisse de la même façon. En tous cas, je n’aurai jamais prit la grosse tête comme votre “ fils de ”. Cette union me laisse dubitatif, je suis consterné. Vous n’aviez vraiment personne d’autre sous la main ? d’un peu plus.. comment dire… Brillant. Un saltimbanque raté, un looser publique, voici ce qu’il m’inspire. Je parle en toute connaissance de cause, moi qui suis également un digne représentant de la “ looserie ” mais pour des raisons médicales, exclusivement. Ceci étant dit, vous faites strictement ce qui vous semble être le meilleur pour vous, c’est votre vie privée, après tout.

Quand on prend un peu de recul et que l’on observe jour après jour le paf, il m’est arrivé d’avoir été ou d’être surpris par tel ou tel événement. Je m’interroge sur le bien fondé de la stratégie de Canal. Investir autant sur le football et sur le cinéma, je me demande si ce sont des choix qui payent ? Le football, c’est historique mais ce sont des sommes hallucinantes qu’ils dépensent. Je n’apprécie pas ce sport, comme aucun autre d’ailleurs. “ No sports ” comme disait Churchill. Il faut réellement un retour d’investissement important pour placer 600 millions d’euros pour une année de championnat. Est ce vraiment nécessaire de financer ce club ? Je ne connais pas les caractéristiques du client Canal+ S’abonne t’il pour le football exclusivement ? 4 millions de clients pour le football et le cinéma ? Le cinéma ! en octobre dernier sortait dans les salles obscures “ Un long dimanche de fiançailles ” six mois plus tard on le trouve en DVD et à la location. Ce n’est pas une chaîne de télévision c’est un magasin vidéo, il passera l’année prochaine tout au plus. Les finances restent en déca des espérances du groupe Vivendi. Le groupe finira t’il vendu ? L’arrivée de la TNT va peut être réduire les budgets publicitaires consacrés aux six hertziennes ? La télévision sur IP va t’elle révolutionner les moyens de diffusion ? Rendant ainsi obsolète le satellite, l’ADSL, le câble et par la même la transmission par antenne râteau. Dans dix ans on peut s’attendre à tout. L’Internet n’a que dix ans. A la même époque, mon ordinateur affichait des films vidéos de la taille d’un timbre poste, aujourd’hui on peut lire des DVD sur des PC à 600 euros. Sur quelles débouchés aboutiront les accords entre Microsoft et Alcatel ce dernier étant l’inventeur du procédé ADSL et le premier le leader des systèmes d’exploitation pour PC ? La Gamebox de Microsoft, la PS2 de Sony se transformeront t’elles en boite magique où cohabitera : télévision, Internet et Jeux en Réseaux ? La VOD (video on demand) va t’elle exploser comme le téléchargement ? On est en droit de se poser toutes ces questions, ce monde me passionne et vous ?

Ma chère Daphné
J’ai, peut être été un peu rapide dans ma conclusion sur votre Antoine, voir  excessif , mais le peu que je connaisse du personnage ne me fait pas sauter au plafond. Je suis attisé par une sombre jalousie à son égard. Toutefois, je ne peux m’empêcher d’exposer mes ressentiments avec sincérité et loyauté. Je me fais un devoir de ne rien laisser passer qui ne soit pas le réel reflet de ma pensée et par ailleurs le soin à votre perspicacité d’en faire le tri. J’ai suivi mercredi soir l’émission de P.Labro avec A. de Caunes. La première des choses qui m’a frappé lors de l’interview, c’est le “ un peu schizophrène ” Ce mot est galvaudé à toute les sauces. Je ne supporte pas que l’on puisse l’utiliser sans en connaître la définition. Rien à voir avec un certain dédoublement de la personnalité. C’est une maladie grave, handicapante, qu’une personne saine empreinte ce terme pour faire un bon mot dans une conversation, me révolte. La seconde chose est finalement pas très loin de ce que j’affirmais dans mes précédents courriers. La télévision qui aux yeux de ses parents n’était pas (ne devenait pas) un métier très convenable. L’opportunisme du bonhomme devait l’emmener loin des chemins tout tracés. Je ne lui reproche pas d’avoir bifurqué vers d’autres horizons, bien au contraire c’est plutôt courageux. Et si certain on cru voir en lui un bon acteur, et bien pourquoi pas ! ? Bien que je pense profondément que ce n’est pas une vocation tombé du ciel où un déterminisme lié à une quelconque filiation. Je ne peux m’empêcher de penser à Lino Ventura, avant d’avoir une “ gueule ” il avait du talent. Quant au fait de ne pas savoir ou poser sa caméra le matin, lors d’un tournage, à mon avis c’est grave. Les story-board c’est fait pour ça, encore faut il en avoir un. On a cette impression que c’est finalement l’équipe qui soutien du bout des bras le réalisateur. Si en plus, on s’aventure à traiter des sujets comme Napoléon, qui par ses exploits a réussi à mettre l’Europe à feu et à sang, on lui taille un short en bonne et dû forme au lieu de le sacraliser comme homme déchu. Point positif, l’évocation d’Arsène Lupin. Maurice Leblanc a habité mes jeunes années avec son héros cambrioleur. L’égocentrisme qui plane durant toute l’interview est obscène Pour finir et ce que P. Labro chuchote à mi mots, il faut mieux être que paraître.. Le problème entier réside ici et vous y êtes associée. A la différence près c’est que vous, vous êtes.

Après avoir passé une nuit en région Parisienne je suis de retour dans mon antre, mon Q.G. Dans la voiture qui nous ramenait en Basse Normandie, j’ai imposé ma sélection musicale. Norah Jones. A toute heure de la journée, vous êtes présente dans mon esprit, les rares fois où vous n’apparaissez pas c’est lorsque j’entame une conversation avec un tiers. Je suis à la moitié de “ Promesse de l’aube ” c’est littéralement génial, J’ai découvert quelqu’un d’immense grâce à vous. Quelle fluidité d’esprit, quelle facilité dans la narration en précisant avec justesse, tous les détails qui le lie à sa mère comme de son enfance. Je ne savais pas qu’il avait été ambassadeur de France sur la côte ouest des USA, ni son passé en tant qu’aviateur pendant la seconde guerre mondiale. Je connaissais l’affaire Emile Ajard, son suicide en 80, un film avec Philippe Noiret, mais c’est à peu près tout. Je suis transporté, agréablement subjugué par le talent de cet homme. Un très fin psychologue qui écrit d’une manière remarquable. Mon prochain livre sera “ pseudo ” je vais le commander, dés lundi. Vous m’avez conquis encore un peu plus à la lecture de cet ouvrage, je vous dois beaucoup. J’ai lu également deux pages de Julien Gracq, du “ Rivage des Syrtes ” , c’est trop peu pour réellement avoir un avis, j’ai choisi la page 36 au hasard, on y parlait d’amour. Je lirai “ Un beau ténébreux ” le titre m’a tout de suite paru intriguant. Si je pouvais vous recommander un livre de Marcel Aymé, deux me viennent tout de suite à l’esprit “ La belle image ” un roman désopilant sur l’art d’aimer et “ Uranus ” lequel doit être remis dans son contexte historique, un roman après l’épuration de 1945, une grande leçon sur la bêtise humaine. J’aime bien Faulkner aussi, Fante, Easton Ellis, Coupland, mais les traductions ne sont pas toujours extraordinaire et je n’ai pas la capacité de les lire dans leurs textes orignaux.

Je m’interroge sur un coup de téléphone des plus bizarres, survenu la semaine dernière. Un voix féminine voulait en savoir plus sur mes communications. J’ai pensé aussitôt à vous et coupant court à la conversation par une réponse net. J’ai répondu que j’avais choisi “ la pré-sélection chez Cegetel ” ce qui est la vérité. Je m’attendais à une négociation possible, à en savoir plus. L’opératrice fut complètement décontenancée et elle a raccrochée. Parlais t’elle de mes lettres ? Je me fais des films hallucinants. Vous voyez à quoi j’en suis réduit ? Bizarre, bizarre…tout de même. Plus tard dans la journée, j’ai eu droit à la charmante inconnue de 19 H 45 qui s’assure que c’est bien vous et qui vous raccroche au nez, je suppose que c’est une manière courtoise de vous dire “ allez vous faire voir ailleurs ” pour parler poliment. Je vous aime, je ne le fais pas exprès, vous m’attirez terriblement. Rien n’est plus pareil depuis que je vous ai découvert et chaque semaine, je reste rivé à mon téléviseur en cherchant le moindre regard, le plus petit feedback qui pourrait me laisser supposer un brin de complicité entre nous. Quand je lis, “ grand muet  et grande muette ” dans le bloc notes d’Eric Dussard, tout me porte à croire que vous commentez avec humour votre très médiatique nouvelle relation. Lorsque j’observe que le reportage sur JL. Delarue contient “ Parole d’expert ” je me pose la question de savoir qui a eu une parole d’expert, lui, moi, personne  ? Les schizophrènes sont de grands sensibles qui aiment le mystère, toujours à l’affût d’un signe ou d’un autre. Je suis fais ainsi avec mes doutes et mes interrogations.

Vous n’étiez pas présente dans le +Clair de cette semaine. Vous avez choisi de traiter l’affaire “ Martinet ” avec une neutralité qui vous honore, rappelant les faits, clairement, simplement sans pour autant donner une démesure à l’événement. Si cette histoire s’avère réel, c’est très grave pour la chaîne et dans cette période où de nouveaux plans sociaux sont évoqués ici et là, la tension doit être à son comble. Ce soir chez T. Ardisson, il vient pleurnicher une fois encore arguant au scandale dans une affaire où les dés sont loin d’être jetés. Lors du reportage sur M. Denisot à Cannes, le passage avec Iggy Pop était illustré avec une chanson des Stranglers, 96 Tears était ce un message qui est destiné à votre “ Antoine ” ? Une mise en garde de ce qu’il risque d’arriver “ He’s gonna cry ” ? Je crois qu’il est fan d’Iggy Pop. Mystère, mais j’ai l’impression que cette liaison, nous réserve des surprises. Je ne voudrais pas faire des prévisions à deux balles, néanmoins il ne vous mérite pas, cela, j’en suis sûr et certain. Dans le bloc notes, la dernière séquence sur les chansons, le titre était “ Change de disque ” Je me suis obligatoirement senti visé. La compilation musicale que je vous ai préparé, je suis assez inquiet pour penser qu’elle ne vous convient pas. Je ne sais pas. C’est peut être le fait du hasard. Comment savoir ? Je dois sûrement me répéter dans mes différends courrier. J’essaye de faire au mieux, je n’écris pas très bien, j’oscille entre des périodes d’euphories et de sombre pessimisme. Mon sommeil est plus long à venir, je vous imagine dans d’autres bras et à quelques kilomètres de mon domicile. Je suis dingue ! Et je suis dingue de vous, maboule au plus haut point. Cela relève de la médecine. Je ne puis m’y résoudre, partout où je vais, votre présence m’accompagne. Hier soir sur France 2, il y avait un excellent reportage produit par la chaîne sur le traitement médiatique de la guerre du Vietman, de l’intervention à Grenade par les Américains dans les années 80, de la guerre du Golfe et pour finir, le conflit en Irak. C’est stupéfiant, l’analyse était très juste, le Pentagone était mis à l’index, on finissait par découvrir, la véritable censure que l’armée US a mis au point pour donner un visage “ correct ” aux différends conflits auprès de la population. Si vous avez l’occasion de le voir, n’hésitez pas, c’était passionnant et très instructif. C’est un reportage “ contre courant ”.

B. Gaccio s’est plutôt bien comporté chez T. Ardisson. Je m’attendais à pire, son avocat a dû mettre les pendules à l’heure et ses conseils ont porté. Pas d’attaque frontale avec la direction de Canal, visiblement, on s’observe et personne ne tire de conclusion à la hâte. La justice a en main, les éléments du dossier. On verra bien la suite donné à cette affaire. C’est curieux, en ce qui me concerne, je veux bien être espionné, flicé, je n’ai strictement rien à me reprocher. Quant on n’a rien de particulier à cacher, je ne vois pas pourquoi, on fait une esclandre pareil. Ceci étend dit quand on travaille dans une entreprise les choses sont différentes, l’affaire est grave et le livre de “ Martinet ” précise que notre espion était en charge, éventuellement, de le faire tomber avec une fausse affaire de stupéfiant où de viol. A partir de là, cela devient important. Dans mon esprit, dans mon corps et dans mon âme, vous êtes présente à chaque instant. Mon temps vous est consacré exclusivement, je ne travaille pas, rien ne me passionne plus que vous. Mes seuls centres d’intérêts sont la lecture, la télévision et l’Internet mais vous occupez la première place. L’élan : le geste que vous préférez chez un homme. Il m’a fait défaut, à trois reprises, avec d’autres femmes. Cela n’aurait pas changé grand chose à ma vie. Finalement des petites gourdes sans grand intérêt. Avec vous, c’est un défi permanent, j’espère que vous pensez ces mots, plus vite que je ne les dis. Je ne joue pas, j’ai horreur des jeux qu’ils soient vidéos ou autres. Je ne dissimule rien, pourquoi le ferai je ? J’ai mis mon âme à nu, je vous appartiens tout entier. La fascination que vous exercez sur moi est totale et je sais pourtant exactement pourquoi je vous aime. Vous avez la chaleur des femmes du sud Méditerranéen, comme tous les timides, j’ai une retenue maladive mais quand la glace se fend, je suis complètement barré. Plus débile que moi, j’ai rarement trouvé. C’est difficile de parler de soi, un exercice périlleux, je n’aime pas tellement ça, une certaine pudeur imbécile. Comme je regrette de ne pas avoir le talent d’un “ Gary ” pour vous exposé plus correctement ce que je suis, ce que je vis. Les mots me manquent pour vous décrire comment vous êtes, à mes yeux, précieuse, unique. Depuis votre interview par MOF dans TV+, je suis tombé dans les arcanes de l’amour, je n’avais pas tous mes moyens, la maladie m’a fait croire dans des choses erronées, mais dans mes sursauts de conscience, je n’avais Dieu que pour vous. Vous êtes si différente, la vie ne m’a pas donnée l’occasion de rencontrer une femme aussi exceptionnelle telle que vous. J’aime cet esprit à la fois très concentré sur ce qu’il fait et complètement “ délirant ” dans son approche au quotidien. Je suis identique. Méticuleux, pratique, et par ailleurs dans la plus grande confusion parfois. Irrationnel. Pessimiste. Je fais tout comme si demain la terre explosera et dans ma situation elle explosera. Mes parents vieillissent inexorablement. Ce sont les personnes les plus proches physiquement et pourtant si un jour je devais vous rejoindre, je n’hésiterai pas une seule seconde. Je dois me rendre à l’évidence, ce jour n’arrivera pas, mais l’espace de quelques secondes par jour, il m’arrive d’y penser (et pas seulement dans ma salle de bain, le matin en me rasant). Je suis fou, fou de vous, comme disait Jean Cocteau, l’amour n’existe pas, seules les preuves d’amour existent. Mes lettres sont autant de preuves, les bouquets de fleurs et les cadeaux, j’ai appris qu’ils ne se remettaient qu’en main propre. Selon les semaines, je ne suis pas forcement bon dans mes écrits. Je me répète. Je me distingue peut être par mon imbécillité chronique, mais rien ne me fera changer d’avis, vous êtes la femme, inoxydable, parfaite, idéale. Je n’ai pas pour habitude de m’extasier devant toutes les beauté que je croise. Je suis difficile, exigeant, la plupart sont de toute façon hors de porté. Moi j’aime vos “ schtars ” sur votre front, ils m’attirent, qu’importe vos vêtements, une paire de lunettes suffit à vous habillez. Je suis un cas, ma raison ne répond à une quelconque logique lorsque je suis là à vous écrire. Je distille quelques mots qui ne sont que le dixième de ce que je pense dans la totalité.

Ma chère Daphné

Je reprends mon bâton de pèlerin, pour vous écrire une fois encore. Je reviens d’un enterrement en Sologne, où un de mes oncles est décédé la semaine dernière d’un cancer des os à l’âge de soixante douze ans. Du fait qu’il souffrait beaucoup, tous le monde attendait son ultime souffle pour qu’il soit enfin “ libéré ”, mais bon parlons de choses plus gais ! Alors Cannes ! Comment était-ce ? J’imagine que cela ne devait pas être désagréable. Le “ Cercle ” s’est bien déroulé ? Je me demande dans quel cadre l’émission a t’elle été enregistré. Pour le cinéma, vous deviez être comblée, c’est vraiment l’événement international incontournable et Canal l’invité de marque. Ce n’était pas une ambiance de “ Disneyland ” ? C’est la sensation que l’on peut avoir derrière son petit écran. On sent que le public est très attentif à ce festival, le Grand Journal a fait des records d’audiences, la chaîne renoue avec le succès et je sens que la page “ esprit Canal ” est désormais révolue, il était temps. Il faut savoir vivre au présent et anticipé le futur, arrêtez sans cesse de vouloir ressasser le passé, la période de Lescure est belle et bien terminée, je ne le regrette pas. Les chaînes retenues pour la TNT laissent une grande place aux filiales de Canal, j’espère ne pas être déçus par ces nouveaux programmes qui arrivent sur le numérique en septembre. La grille est épouvantable en ce moment, sur les hertziennes. Je sélectionne évidemment ce que je regarde, mais pour les téléspectateurs leurs infliger certaines émissions c’est délirant, on prend vraiment les gens pour des débiles profonds. Au regard de l’audimat quand TF1 fait un malheur, on vient quand même à se demander pourquoi des programmes aussi avilissants soient tant regardés. “ Le maillon faible ”, “ confessions intimes ”, “ la ferme ” ce genre est dégradant et je suis persuadé que c’est dans un environnement rural et faible économiquement que TF1 ramasse ses meilleurs points d’audiences. Je me faisais cette remarque alors que nous traversions des petits villages très moches pour revenir de Sologne. La pauvreté dans le monde rural est complètement dissimulée par celle plus apparente des grands ensembles et dans toutes ces chaumières le Loto et TF1 sont les rois du téléviseur. Aucune place pour la culture, un bled perdu ou les emplois sont rares et le potager, une question de survie. Quand est-ce que cela va s’arrêter ? Et le cynisme de P.Lelay sur le  “ temps de cerveau disponible ” existe t’il une alternative ? La TNT apporte du sang neuf, on peut espérer que les choses vont évoluer dans le bon sens. Tous le monde est unanime, quand on constate ce que TF1 est devenu : une immense machine à laver les cerveaux, P.Léotard n’hésite pas le dire. Ce n’est pas le fait de sa privatisation, mais ses managers qui sont responsables. Au final, je ne regarde que la grand messe de 20 heures sur TF1, le reste m’horripile sauf peut être “ les coulisses de l’économie ”. Et que dire de toute cette Pub qui envahit l’écran de façon récurrente sur toutes les chaînes et qui rapporte des milliards d’euros. J’en ai assez de subir la loi du nombre, la masse supporte ce qui lui est proposé, sans broncher et au pire l’apprécie. Le formatage est partout sur la bande FM, à la télévision. A la radio c’est dingue, on n’entend (passez moi l’expression) que de la merde. Je n’écoute pas Inter, mais j’espère qu’ils sont encore un dernier rempart face à la déferlante lobotomisante des autres stations. De la soupe, voilà ce que m’inspire les médias TV et radio actuellement, la seule alternative : le Net. Encore faut il savoir trouver. Je suis trop isolé, je ne partage avec personne, mes passions sur la télévision et sur l’Internet. Mon père et ma mère la regarde très peu, pour les informations exclusivement. J’aurai souhaité vivre une aventure hors du commun et conquérir de nouveaux espaces culturels, faire parti d’une équipe, la maladie m’a rendu asociale, complètement en dehors de l’essentiel, du primordial. Mes années à Paris ont été terrible, j’ai vécu l’enfer, j’avais de si mauvaise fréquentation, je vivais dans l’erreur perpétuelle. Je me désintéresse partiellement de mon site Internet Terminal-Media, je sais que tel qu’il est, il est visité par dix personnes en moyenne par jour. Quatre mille cinq cent “ hits ” par mois et cela ne me procure aucune satisfaction, juste l’impression d‘avancer dans le néant. Seul, je me demande, tous les jours quelles améliorations je pourrai y apporter et puis, au final, je me dis que ça ne vaut rien et je laisse tomber. Dans l’émission de MOF du 14 mai à l’occasion de la présentation de G.Carlier et J.Lepers pour l’Eurovision, le “ teasing ” indiquait “ l’association de la carpe et du lapin ” J’ai tout de suite pensé qu’une de mes phrases avait dû faire le tour des rédactions, remarquer je n’ai pas de copyright sur une de mes lettres idiotes que je vous fais parvenir. Mais enfin tout de même c’est avec une certaine stupeur que j’ai entendu ceci de la bouche de MOF. Je ne l’aimais guère et je trouve qu’avec le temps, il s’assagit, moins roquet et plus clément mais toujours cet esprit vif, qui le caractérise. Les reportages donnent à l’émission un nouveau ton, un nouveau regard, je l’apprécie de plus en plus. Il a su faire évoluer l’émission, ce qui n’est pas le cas de T.Ardisson qui m’agace au plus haut point, ce ton, ses questions, la bisouille de principe à chaque numéro, Tout Le Monde en Parle n’a pas changer depuis le début ou presque. Systématiquement, je m’endors après le premier invité, c’est dire à quel point c’est passionnant. Quel beauf total, ce P.Sebastien, allez pondre un bouquin sur des boites libertines, c’est d’un goût ! un sinistre personnage dont la vulgarité n’est plus à prouver… Vulgos l’adjectif qui le décrit si bien. Je regrette toutefois que MOF lui ait coupé la parole quand il a commencé à délirer sur l’héritage de mai 68, qui était la réponse d’un tel comportement. On a compris l’essentiel de sa pauvre conclusion, mais ça en dit long. Les gens qui fréquentent ce genre d’établissement sont de parfait beauf, c’est comme dans le milieux du porno, ils sont sordide et dans les limbes butinant des corps froids et sans âmes. Quelle horreur ! “ Le sexe hygiénique ” comme disait Nietsche, qui, entre parenthèse est mort de la syphilis. Dans la dernière édition de + Clair, j’ai suivis de très près le reportage consacré à la télévision destinée à la diffusion sur les téléphones mobiles. J’avais complètement occulté ce moyen de diffusion dans mes précédants courriers. J’ai voulu jouer au grand spécialiste avec IPTV et j’en oubli les portables, c’est impardonnable, quelle sombre cloche je suis. Ce qu’on observe et ce que l’on retient dans le reportage, c’est d’une part : il y a une réécriture spécifique aux médias mobiles (LCI et ses deux journalistes à plein temps pour deux journaux quotidien), une éventuelle création originale de la part des diffuseurs (sitcom pour les ados), une réécriture pour les formats courts de type “ teaser ” (24 heures), un indépendant qui sort ses marrons du feu avec sa chaîne destiné aux 15/35 ans qui se place en bonne position en terme d’audience et pour finir l’autorisation de la part du CSA donnée aux constructeurs de fréquences de test pour intégrer des “ tuner ” aux téléphones. 2007 ? avant que notre mode de consommation de la télévision ne change. 2008 ? ce n’est qu’une question de temps, mais ça viendra et certainement plus vite que la télévision sur IP. J’ai rêvé de vous cette nuit, vous donniez une conférence de presse en anglais. Puis, ensuite nous étions dans une ville d’Europe de l’est avec des grattes ciels, nous parlions toujours en anglais en faisant des travaux de terrassements dans les reflets bleutés des immeubles. Curieux non ? Complètement stupide comme rêve, mais assez étrange car c’est la première fois que je vous visualisais, d’habitude on me parle de vous mais vous n’apparaissez pas. De quoi me mettre de bonne humeur pour la journée. Que faites vous pour la couverture du Festival du film Américain de Deauville par “ Le Cercle ” ? Viendrez vous en Basse-Normandie pour l’occasion ? Si cela était le cas, il faut absolument que vous dîniez avec moi. Allez, un bon geste ! En quoi mon invitation est indécente ? Nous irions à la meilleure table de Deauville au bord de la manche. Le “ Siros ” est le restaurant de Deauville. Nous passerons, j’en suis certain, un bon moment. Je ne vois strictement rien qui puisse vous gênez dans cette invitation. Je ne vous demande pas l’impossible, simplement me faire plaisir et vous faire plaisir par la même occasion. L’endroit est discret, vous ne pouvez pas me refuser ça. Cela fait sept ans que j’attend ce moment. Auriez-vous peur que je vous saute dessus, pour vous embrassez ? C’est hors de question, je sais me tenir, je le dois à mon éducation. Depuis toutes ces années, je n’arrête pas de penser à cet instant. Soyez imprévisible, acceptez cette invitation, loin de la bienséance de Canal. Vous ne pourriez me faire plus plaisir. J’ai peu d’occasion d’être heureux, je ne cherche pas à vous apitoyez sur moi, en terme d’existence, il y a pire, mais comme vous êtes une femme atypique, j’ose espérer que vous dérogerez à la règle qui prévaut dans vos métier. Je serai discret. Une vraie tombe. Je ne suis pas un fan, je n’aime pas trop ce mot, je suis bien plus que cela, une sorte d’éminence grise qui planerait comme un ange gardien, avec ses conseils (bien que, parfois, j’estime que vous n’en n’ayez pas besoin) et son libre arbitre.

Je crois qu’à terme, les producteurs de télévision vont finir par devenir diffuseur. Une boite telle que Paf avec ses filiales finira par proposer aux internautes directement ses programmes, ils finiront par intégré la publicité en faisant appel à une régie externe ou en la finançant en interne. Cela vaut pour le net comme pour la télévision sur les mobiles. Les enjeux sont considérables. Je l’ai toujours su, il ne faut pas être devin pour l’imaginer. Je l’ai su, dés que j’ai lu que des chercheurs aux USA ont effectués leurs premiers tests en 1999. La seconde annonce qui m’a fait sursauter, toujours à la même époque c’est quand les grands groupes US de télévision par câble ont stoppé leurs travaux de recherche sur le coaxial. Ce n’est pas compliqué de mettre en œuvre une émission de télévision, les moyens techniques sont ridicules, le tout est d’avoir une équipe solide sur le plan éditorial, quand tout le monde sait ce qu’il a à faire et que tout roule sur des roulettes, réitérer l’opération n’est pas difficile. Il faut un flair certain pour faire tourner la machine, vous opérez bien à votre poste de rédactrice en chef, avouez moi que ce n’est pas si compliqué à gérer. Tous le monde le sait dans le milieu, mais personne ne dit rien, le futur laisse présager des changements fondamentaux, ce n’est pas un hasard si Endemol a investit dans PAF. Dans dix ans, on va assister à une ribambelles de boite de prod de tous poils qui vont se lancer dans l’aventure. Comme pour la FM dans les années 80. Les moyens de diffusion ne sont pas très coûteux, en tout cas, infiniment moindres que le satellite. Quand le MPEG 4 sera tombé dans le domaine publique (ce n’est pas pour demain) tous le monde sera un jour star pendant 15 minutes. J’anticipe peut être un peu, certes, mais c’est une réalité tangible et même actuellement. Par exemple il y a des chaînes qui ne diffusent que des clips et ce à la seconde précise ou vous lisez ces lignes. Je crève de ne pas être un acteur de cette révolution en marche, de faire des plans sur la comète sans quitter mon logis et convenir un peu plus tard que ce n’est pas concevable. Je ne pourrai continuer mon site qu’avec des extraits “ officiels ” et non pas piller le petit écran pour un pelé et trois tondus. La seule chose qui m’appartient c’est le nom de domaine, espérons qu’un jour je puisse éventuellement le vendre, mais les chances sont minimes. Je suis condamné à végéter, cela me rend malade plus que je ne le suis déjà.. Seul je ne pourrai rien faire d’autre que d’attendre sur mon rocher la fin du monde car le mien il est enterré depuis longtemps, un désert affectif, un désert social, une petite molécule de merde qui attend gentiment son cancer ou son infarctus comme les autres et ça c’est vraiment dur à avaler. Bonjour chez vous.

Ma chère Daphné
Bonjour, j’espère que vous vous portez bien ! En ce qui me concerne, je me sens revivre. Une page de mon histoire vient de se tourner. Depuis deux mille, j’étais sous médicaments, à Dreux on m’avait donné un double traitement Zyprexa et Loxapac, le premier est le médicament le plus performant pour traiter la schizophrénie, cette molécule régule le flux de dopamine dans le cerveau, la dopamine c’est un peu comme l’adrénaline, un excès rend dingue. Il a peu d’effets secondaires, le laboratoire Américain qui le commercialise est le plus réputé du monde, c’est un médicament très chère mais pour soigner mes maux, on ne trouve pas mieux. Loxapac traite aussi la schizophrénie, même si il remplit bien sa tâche ses effets secondaires sont nombreux et handicapant, léthargie, beaucoup de sommeil, dépression. Ma psychiatre est devenue ma grande amie, elle s’est étonnée de la double médication, elle a réduit la posologie de moitié. J’avais pour habitude de dormir douze à quinze par nuit, j’étais devenu un légume sans motivation, je ne voyais pas les journées passer en me levant à midi, je buvais, seul, comme les alcooliques savent le faire, pour faire bref, je glissais sur une mauvaise pente. Depuis la baisse du traitement, c’est un nouveau monde, je dors six à sept heures, je me lève vers sept heures en pleine forme, prêt à attaquer la journée qui commence. J’ai repris la programmation HTML et CSS qui sont les langages de description des sites sur le Net (il y en a d’autres mais ce sont les plus répandus) depuis une semaine je suis dans le code jusqu’au cou, j’adore programmer c’est un réel plaisir de finalement corriger les bugs informatiques, c’est parfois un coup de chance. Mon site avait bien besoin d’un relookage, ma technologie était dépassée, j’ai travaillé d’arrache pied pour refaire une nouvelle interface, le plus difficile a été accomplit, je dois apporter quelques modifications mais le squelette du site est terminé. Je ne connaissais que très peu du langage CSS, j’ai appris sur le web, il y a de nombreux cours plus où moins bien documentés. J’adore ces phases de travail intensif, bourrées de test, de choix, de recherche et développement, j’ai trouvé un nouveau format vidéo, celui de Microsoft, il date un peu mais à 95 %, les utilisateurs pourront le lire. J’ai une technologie maintenant aux standards de Microsoft 98 mais je l’utilise à 100 % et c’est du solide pour le matériel neuf où moins récents, sans oublier le bas débit sur modem RTC. Par ailleurs, dans ma nouvelle ferveur, j’ai réalisé un spot de pub pour le concours Art’Dsl que Cegetel organise. J’ai mis votre “ pomme ” dedans, on verra le résultat, je n’espère pas gagner mais c’est un bon moyen pour faire de la publicité pour mon site. Et puis ce qui est formidable c’est de faire “ mumuse ” avec les paramètres divers et variés que vous offrent tous ces logiciels. Obtenir exactement ce que l’on veut avec acharnement et pugnacité, c’est infiniment ludique, bien mieux qu’un vulgaire jeu vidéo, ces processus de création sont très motivant et je me sens en pleine forme pour les exploiter, une nouvelle ère s’offre à moi, il me pousse des ailes dans le dos, je ne désespère pas pour devenir à presque quarante ans, finalement un mec pas trop mal. Presque 20 ans de maladie, je peux envisager maintenant un avenir plus radieux à la conquête du Web. Pour la première fois depuis huit ans, je renoue avec l’enthousiasme, un nouveau vent d’optimisme crétin, mais cela fait énormément de bien pour la tête. Bon voilà, j’ai assez parlé de moi, il fallait que ça sorte, c’est un bouleversement colossal dans ma vie, je ne pouvais le garder que pour moi.

Et vous ? J’ai appris que vous ne ferez pas la prochaine saison de + Clair. C’est un choix ; j’imagine que vous devez avoir de bonnes raisons mais ou vous verrais-je dans ma télévision ? A quel poste envisagez-vous d’occuper ? Le Cercle, c’est sans doute bien mais dans la confidentialité de la chaîne cinéma. Sur le hertzien, dans quelle case va-t’on vous placer ? Moi, du moment que dans la semaine vous exercez vos talents dans n’importe quel domaine, je suis heureux devant mon poste. Et une émission sur le Net, l’avez vous déjà envisagez ? Je pourrais bien avoir besoin de vous un jour où l’autre. Que vous acceptiez est un autre débat. Vous êtes une fois encore sacré par les internautes comme la meilleure des présentatrices de télévisions dans votre catégorie et + Clair pébliscité comme l’émission sur les médias de référence. C’est toujours satisfaisant de quitter une émission dans ces conditions, ce n’est pas désagréable, non ? Bon je vous laisse, passez une agréable journée, quand à moi, je retourne dans mes codes et mes fichiers. Dans la vie sur le net où ailleurs…

Ma chère Daphné,
J’ai terminé mon site, je ne suis pas très content du résultat. C’est pas mal, mais ce n’est pas du travail de professionnel, je reste cantonné à faire dans l’amateur. Primo, je ne suis pas un bon graphiste, secondo, en ce qui concerne la programmation, je suis encore dans les vieux standards, certes qui donnent de bon résultat, mais ce n’est pas le nec plus ultra, j’ai essayé de donner le meilleur de moi-même, mais malgré tout je ne suis pas informaticien. Je ne sais pas… J’ai le nez dessus depuis trois semaines, sans savoir si au final si je m’égare dans mon jugement. Le fait d’avoir rajouté une rubrique de sélection de site me semble judicieux, mais devrais-je me consacrer qu’à ce seul thème ? Ce qui me fait extrêmement plaisir c’est qu’aujourd’hui je peux dire que je fais réellement du Multimédia, et ça c’est formidable, j’ai obtenu les objectifs que je me suis donné il y a 15 ans. Maintenant la prochaine étape c’est dans vivre et là c’est un autre problème. Ma santé est au beau fixe, je revis depuis un mois, je ne me supportais plus, cette apathie, ce sommeil trop long, me pourrissaient l’existence. A presque 40 ans, je me sens comme neuf, alerte et vif comme à 20. Quel temps perdu ! A quoi bon penser à tout ça, le présent comme le futur m’intéresse d’avantage. Dans une semaine, vous présenterez votre dernière émission +Clair, je me demande dans quel état d’esprit vous êtes ? Une page se tourne, vous étiez parfaite dans le rôle d’ambassadrice des médias, finalement à part l’épisode d’Arthur, tout c’est bien déroulé. A la rentrée vous aurez une émission sur le cinéma, je regarderai avec intérêt. Le septième art ne me fascine plus depuis quelques années, mais j’adore ça. Un bon film, c’est captivant, entre les blockbusters et les films intimistes français, rien ne me pousse à franchir le seuil d’un cinéma. Je n’aime pas la famille schwartz, la grande famille du cinéma français de gauche, à la bouche des bons motifs, qui ne rate pas une occasion de donner son avis sur tout et sur rien. Des bobos pour la plupart, sans talent voir sans âme. J’ai hâte de voir le résultat et l’atmosphère de votre nouvelle émission, je suis certain que vous vous débrouillerez très bien. Il y a une chose que je trouve étrange dans +Clair, c’est le nombre énorme de personne qui travaille pour ce programme, c’est ce qui m’a étonné, lorsque vous avez présenté l’équipe, l’année dernière. Une dizaine de personne, au grand maximum, me suffirait si j’avais besoin de créer une entreprise et vous êtes au moins vingt. Bizarre. Je rêve d’avoir ma propre web-tv, je ne sais pas vraiment. Pour l’instant j’en suis loin, mais c’est un futur proche. Sur leur site Web, les grandes sociétés comme L’Oréal où EDF sont déjà à pied d’œuvre. Ils annoncent clairement leur statut en tant que Web-Tv, j’ai lu ceci sur un site qui y est consacré. Vivendi Universal risque d’être un acteur majeur dans cette révolution, ils ont les tuyaux et ce qui rentre à l’intérieur. Le successeur de J.R Fourtou l’a annoncé dans “ la Tribune ” il croit beaucoup dans la convergence des métiers au sein de son groupe. Les comptes sont bons cette année, après le fiasco de J.M Messier, avec ses rachats de n’importe quoi et à n’importe quel prix. Un certain pragmatisme émerge de la part de Levy, si je pouvais jouer un rôle aussi petit soit-il dans cette grande aventure du Net, je serais comblé. Il faut que je trouve un moyen pour mener à bien cet objectif. Je ne sais pas vraiment comment je vais m’y prendre, je sens que si j’ouvre un placard chez Canal, je trouverais mon bonheur. Des archives, il y en a plein, il suffit de chercher un peu, de remettre ça au goût du jour et je suis certain que cela marcherait. J’ai déjà une petite idée sur la manière d’opérer, c’est encore très vague, je ne suis pas encore très au point. Juridiquement parlant je sais ou il faut s’adresser pour obtenir un cadre officiel à l’entreprise, mais ce n’est pas gratuit, pour l’instant il vaut mieux ne pas faire trop de vague, je suis dans l’illégalité la plus totale et puis se précipiter ne sert à rien, mieux vaut réfléchir deux fois avant de s’engager dans une entreprise qui reste pour l’instant très hasardeuse. Pour l’instant, j’observe, je butine, je m’inspire de toutes les bonnes idées qui germent ça et là. Je suis en pleine possession de mes moyens, il ne faut pas que je me loupe cette fois ci. C’est vrai dans le texte comme dans la réalité. Je ne pourrais subvenir à mes besoins quand mes parents ne seront plus là, pour l’instant je bénéficie de l’allocation adulte handicapé environ 600 euros par mois. Ma mère paye mes courses et si demain ils venaient à partir, je ne sais pas comment faire pour payer les charges de l’appartement. Je n’ai pas le choix, il me faut trouver une situation confortable sinon je finirai SDF. J’espère que vous passerez de bonne vacances pour attaquer en fanfare à la rentrée. Je compte sur vous, sur le net, dans la vie où ailleurs.

Ma chère Daphné,
Il m’arrive parfois de me relire, je constate que je laisse passer des fautes d’orthographes monstrueuses. Mes deux dernières lettres ont étés écrites dans la précipitation, ne pas en tenir compte, rétrospectivement, je ne suis jamais content du résultat. Je ne cesse de penser à vous, mes occupations ont diminués, après un mois de travail intensif, je reste dans l’expectative quant aux améliorations que je pourrais donner à mon site. Je ne vois rien. J’ai besoin d’un “ feedback ” externe, seul, je ne progresse plus. Comment allez vous ? Dernière émission pour vous le week end prochain, vous reviendrez avec un programme le dimanche midi sur le cinéma. Viendrez-vous à Deauville, pour le festival Américain ? Accepteriez-vous de dîner avec moi ? Ce serait inespéré ! Nos mondes sont si différends, vous dans votre notoriété envahissante et moi dans mon vide existentiel. Une invraisemblable union ne serait ce que pour l’instant d’un repas. J’ose pourtant espérer qu’un jour, vous déniez accepter mon invitation. Ce n’est pas si simple, en aucun cas, je ne vous téléphonerai. Je suis tétanisé à l’idée d’entendre votre voix. Laissez un message sur un répondeur est un signe tout à fait impersonnel, je ne suis pas en mesure de le faire. L’élan me manque terriblement, il me fait cruellement défaut. Le problème est posé, je m’en remet entièrement à vous. Dans l’incapacité d’aller au delà de ces simples lettres, il faudrait que vous preniez contact avec moi, je vous laisse le choix des armes. Est ce complètement irréaliste ? je ne sais pas, lorsque je vous écris, bien à l’abris derrière mon écran et devant mon clavier, je me sens pousser des ailes, la chimie qui opère dans ces moments là dans mon cerveau est indescriptible. Je pense à vous constamment, cela tourne à l’obsessionnel, il m’arrive de regarder +Clair, plusieurs fois pour m’imprégner des questions que vous posez aux intervenants, je veux connaître votre état d’esprit à l’instant même. Vous êtes la femme dans toute sa splendeur avec où sans “ schtars ”, je vous apprécie toute autant. Lors des flashs infos de dix huit heures vingt cinq pendant la période NPA, il vous est arrivé de présenter l’actualité sans aucun maquillage, vous étiez magnifique, ne vous tourmentez pas sur ce détail, il vous rend encore plus attachante. Cette image, diaphane, pixelisée qui laisse apparaître une femme sans défaut, triche mais vous êtes bien plus qu’une simple image de télévision. Une femme atypique dans ce monde vulgaire du petit écran, pour avoir lu toutes vos interviews sur le Net, je reste subjugué par cette lumière qui émane de vous, comment ne pas tomber sous le charme ? Je suis envoûté, séduit, comme au premier jour de novembre, lors de votre passage dans TV+. Cette sensation est croissante au fur et à mesure que je vous découvre un peu plus, je n’ai pas envie qu’elle s’arrête, cette douce torpeur amoureuse unique. Je ne suis pas un fan, je ne suis pas un admirateur zélé. Je ne rentre dans aucune catégorie, je veux être à part dans votre cœur et dans votre âme. Bien qu’ayant flirté avec la folie pendant quelques années, je revois avec un certain humour mes frasques et mes divagations, cette vieille douce amie ne m’a pourtant pas quitté complètement, elle est présente à chaque mot, je suis fou de vous. C’est une folie bienveillante et tranquille, elle opère dans la nuit de mon inconscient (j’ai encore rêvé de vous) elle est inoffensive et je la maîtrise finalement très bien.

Les mouettes, ici remplacent les pigeons. Elles braillent même en pleine nuit, l’air marin et la lumière de la ville doivent les stimuler. Deauville est une ville agréable en semaine, mais dés que vient le week end, elle est envahie par des hordes de touristes en goguette et la foule encombre les rues. Des “ m’as-tu vu ” crânent fièrement dans leur décapotable et les 4X4 sortent des garages.

Je viens de suivre +Clair. Vous avez été très bien. Le traitement de l’affaire F.Aubenas était parfaite, je n’aime pas J.Attali mais je suis d’accord avec lui sur la médiatisation à outrance des otages. Cela donne une surenchère et ne sert pas les négociations. Evidement il y a eu rançon mais le dire renforcera le phénomène. Je ne comprends pas ce R.Ménard, je suis totalement d’accord avec ce qu’a pu dire l’ambassadeur de France en Iraq. Ce n’est pas le fruit de la mobilisation en France qui a ramené les otages, ce sont les diplomates et la DGSE, au service de la France, l’oubliez est une faute impardonnable. Je préfère entendre un politique qu’un journaliste, j’ai toujours un doute sur la partialité des journalistes, c’est d’un naturel méfiant que j’écoute les actualités souvent pleine d’invraisemblance quant on connaît les sujets qui y sont traités. Carole Gassler est, je le confirme, très sotte, mais on sent qu’elle fait des efforts désespérés, pour palier à cette tare. Elle est pleine de bonnes intentions, répète ce qu’elle a probablement entendue ailleurs avec plus où moins de succès. Entre B.Duquesne et elle, il n’y a pas photo, mais comme d’habitude le public, constitué pour la majorité d’abrutis, préférera ses petits yeux bleus au professionnalisme de B.Duquesne, c’est triste mais c’est ainsi. Dîner avec vous relèverait du miracle, vous ne pourriez me faire plus plaisir. Un miracle vous dis-je ! J’y crois à moitié, un 50/50 en fait, je préfère couper la poire en deux, ainsi je suis optimiste dans l’action et pessimiste dans la pensée, c’est une moyenne. C’est envisageable et tout à la fois irréaliste, je ne suis pas à une contradiction près, la manière dont je perçois le futur relève parfois du rêve quand ce n’est pas du délire. Sachez qu’en dehors de ce miraculeux dîné avec vous, je n’attend rien d’autre, que cela soit professionnel où personnel. Mes pas seront silencieux quand nous devrons nous séparer, aucun écho, le silence de la nuit pour seul compagnon. Les habitants de la France sont curieux, ils votent comme des pieds. Le monde change, au mieux s’adapte et nous grand pays en Europe, nous restons sur des schémas passéistes, frileux du monde qui nous entoure. La victoire du non s’est avéré être un vote de protestation contre le gouvernement Raffarin. Ils n’ont pas répondus à la question qui leur était posé. On marche sur la tête. Ca m’agace. J’ai trouvé que ma lettre précédente était assez stupide, j’y parle de moi abondamment, de mon statut d’adulte handicapé, de ma perplexité face à mes aptitudes, pas très glamour tout ça. Tout n’est pas si sombre, mon site est ce qu’il est, le travail d’un bidouilleur pas d’un informaticien. Ce n’est pas grave au final, j’ai le niveau d’un élève de terminal, ce qui ne vaut absolument rien sur le marché du travail. En ce qui concerne ma pub pour Cegetel, là je suis content du résultat, j’ai obtenu rigoureusement ce que je voulais, j’avais les logiciels pour, la chance était avec moi, mais là aussi la perspective de travailler dans la post production est quasi nulle. A Deauville, je ne retrouverai jamais du travail dans le multimédia, d’ailleurs comme je l’expliquais plus haut, à mon âge et avec mes compétences diverses mais flaiblardes, me lancer sur le marché du travail est inconcevable. Le problème c’est que je ne sais rien faire d’autre, impossible pour moi de me mettre à mon compte, faire de la publicité sur mon site serait une solution, mais aucune régie n’accepterait, le trafic est quasi nul, 15 visites par jour, ce n’est rien du tout. Les blogs ont plus de succès, c’est dire…Avoir ma propre Web-TV, quelle idée délirante, personne sur terre ne me contactera pour élaborer ce genre de projet, pour commencer il faudrait déjà par approcher des sociétés de production où réalisé ses propres programmes, seul c’est complètement impossible, j’ai essayé, le résultat est plus que médiocre. J’ai bien pensé à diffuser des numéros de “ l’œil du cyclone ” mais je n’aurais jamais les autorisations pour le faire, essayer de “ dealer ” avec Canal relève du rêve éveillé. Et puis en temps et en heure, ils finiront par le faire, mais sans moi. Je n’ai pas le “ background ” pour prétendre travailler avec Vivendi où ses filiales et même avec toutes les bonnes intentions du monde. Même Trace TV avec son chariot de soupe pour bercer les banlieues est dans le rouge, ils sont déficitaires avec un sérieux réseau international de quasi bénévolat. Ils sont dix en France, une vingtaine dans le monde, soutenu financièrement par Lagardère. Pour bien faire, pour commencer, il faudrait déjà créer une entreprise individuelle, réglez les droits d’auteurs, environ au minimum 200 euros par mois, pour pouvoir présenter 100 programmes courts par mois. Envisagez des revenus par la publicité et reversez 6% à la Sacem, ce n’est pas donné la liberté d’expression quand elle génère des profits. Tout ceci représente au final : “ peanuts ”, ce n’est pas très compliqué à mettre en œuvre et ce n’est pas si chère que ça. Sauf que dans ma situation et avec mes revenus, c’est irréalisable. Seul, je n’ai pas les moyens, attention, je ne vous demande pas d’adhérer à cette idée, seulement j’essaye d’exposer clairement les raisons de mon impasse. Remarquer si vous voulez investir votre argent et votre image, nous pourrions l’évoquer, mais je ne vous demande rien. Je suis à l’affût d’opportunités, je ne m’adresse pas à la soupe populaire. Même si ça peut s’avérer un peu difficile, je sais que jamais je ne serais à la rue, j’investirais dans une nouvelle machine pour la sortie du nouveau Windows Longhorn de quoi faire face pour quelques années, il était temps, je suis encore sous Windows 98 mais je l’exploite complètement. Une fois encore, je crois que ce projet est farfelu, je rêve, mais je ne peux pas m’en empêcher, de toute les façons, sans associés rien n’est envisageable. Mais faites le vous ! avec toutes vos relations, ce serait bien étrange que vous ne trouviez personne chez Canal qui ne soit pas séduit par l’aventure. Sans moi et alors ! ? Je suis condamné à faire du bricolage au fin fond de la nuit, je ne serais pas surpris si vous vous lanciez sur cette voie. Les films faits à la maison sont diffusés sur le net, il n’y a pas de raison pour que Canal + s’arrête en chemin. Même si je suis en dehors de cette aventure, je ne vous en voudrais pas de ne pas avoir fait appel à moi. Certes, je serai un peu déçu, mais je ne vous en porterais pas grief.

Ma chère Daphné,
J’ai passé le week end chez les beaux parents de mon cousin à St Gatien des Bois (à dix kilomètres de Deauville). Il fêtait ses quarante ans, c’était l’occasion de faire une fiesta à la campagne. Le thème de la soirée était les hommes de la préhistoire. Pour ma part j’avais décidé de ne pas me déguiser, j’ai passé une semaine insupportable avec des otites internes dans les deux oreilles et malgré les médicaments j’ai passé trois nuits de douleur intense, ce n’est que depuis aujourd’hui dimanche que mon état de santé s’est stabilisé. Je ne souffre plus. Le monde est étrange, je constate, fréquemment que je suis complètement en dehors de lui. Est une tendance négative ? Le résultat d’avoir voulu être trop perché avec un fort penchant pour la drogue ? Un scepticisme maladif ? Je n’ai pas de réponse exact, mais je sais que les gens très proches de moi me comprennent. Je ne vous embête pas trop avec toutes ces histoires ? J’essaye de vous faire partager ma manière de penser, cet événement me semble anecdotique.

J’ai essayé de connaître votre nouvelle adresse professionnelle. Je savais depuis longtemps que votre bureau ne se trouve plus Quai André Citroën, je pensais que le siège social se trouvait à Issy les Moulineaux. J’ai consulté l’annuaire j’en ai eu confirmation ; par sûreté, j’ai même téléphoné au standard. J’ai appris que vous ne travaillez plus chez Canal Plus mais pour Téléparis qui produit “ le cercle ”. J’ai un numéro de téléphone, je vais appeler dés demain pour confirmer si c’est bien votre lieu de travail. Et si je tombe sur vous ? et bien ma réaction, sera celle d’un lâche, je ferais semblant de ne pas vous reconnaître, vous me tétanisez ! Si je vous avais au bout du fil, je serais comme pétrifié, une indicible peur m’envahirait. Et si vous cassiez la glace ? je serais le plus charmant des hommes. En voulant jouer les plus malins, alors que j’étais le plus malade, je me suis fais rembarrer une fois, c’est bon, je ne suis pas masochiste.

J’ai appelé “ le cercle ” chez Téléparis, rue d’Artois, personne n’a répondu, je suppose que vous êtes en vacance. J’hésite à envoyer ce courrier, rue d’Artois, si vous deviez le recevoir seulement en septembre, cela serait dommage. Hier après le dîné, j’ai un peu bullé comme j’en ai l’habitude avant de rejoindre mon lit douillet. J’ai regardé des photographies prisent lors de votre “ en aparté ” j’ai récupéré ces captures d’écrans sur le net, peu après votre passage dans l’émission de P.Clark . Longuement j’ai examiné ces huit clichés, le verdict est sans appel, vous êtes la plus belle femme de l’univers, il n’y a rien à dire sur votre plastique, vous êtes parfaite, votre nez, votre bouche qui laisse découvrir un extraordinaire sourire, la symétrie parfaite de vos traits, un front large, des sourcils magnifiques et surtout ce regard envoûtant, ces yeux verts parfaitement dessinés. Ce qui est le plus flagrant c’est dans chacune de vos mimiques, ce charme qui n’appartient qu’à vous, resplendit de mille feux. Vous êtes la plus belle femme que j’ai vu dans ma vie. Je suis en extase devant le portrait de Lauren Baccal quand elle était jeune, mais vous représentez à mes yeux le summum de la beauté féminine. Je ne fantasme pas sur vous, vous ne serez jamais un porte manteau à fantasme pour moi. J’ai connu une douzaine de fille dans ma vie, des biens, des moches je ne me suis jamais arrêté au physique, le charme devait être l’élément essentiel qui dominait la situation. Mais vous ! c’est carrément l’hallucination la plus totale dés que je tombe sur votre portrait, quelque soit la coiffure que vous adoptez, les vêtements qui vous habillent, vous êtes la plus séduisante des femmes. Il n’existe aucune femme aussi belle que vous, j’ai beau chercher, je ne vois pas. Vous avez tout, le charme et une tête bien faite, j’adore vous lire comme j’aime vous regardez, pour vous je décrocherais la lune. Vous auriez dû faire de la politique, vous les auriez tous écrasés, d’un mot. Séduit l’électorat de masse avec un simple sourire. Je crois que je m’égare un peu. Non, restez comme vous êtes, pour la politique, il faut un certain cuir dur comme de l’acier, c’est un boulot de chien, cela doit être passionnant mais ce n’est pas fait pour vous, je les admire (enfin, certains pas tous, bien entendu) mais c’est un saincerdoce terrible. Pour revenir à vous, non seulement magnifique mais intelligente et là le contact des deux opère et le charme fait surface tel un iceberg majestueux. Dans une des chansons de “ Marquis de Sade ” un titre instrumental s’appelle “ Iceberg and submarines ” c’est magnifique, c’est une des raisons pour laquelle j’apprécie autant “ l’ambient ” dans une prochaine compilation que je vous ferais parvenir en septembre, je tâcherais de l’enregistrer sur le CD. C’est sublime. Belle comme un iceberg, profond comme descend un sous marin. Je ne sais pas pourquoi je m’investis autant avec vous, vous m’avez touché au cœur, toute la sainte journée je pense à vous, à des situations ou vous devenez le personnage central, je me pose des tas de question à votre sujet, comment vous pourriez réagir à telle où telle sujet. Le domaine est vaste sur mes interrogations, tout de suite j’ai été séduit, si différente, une véritable extra terrestre, un personnage de roman. Faisons un voyage dans le temps, nous sommes en 1998, je suis à la campagne depuis six mois, une âme perdue et malade, j’ai commencé à ne plus aller très bien, je ne prenais plus le traitement de cheval que l’on m’avait imposé, je ne me croyais pas malade, j’admettais des problèmes liés au sommeil. Après avoir commencé à écrire des textes en septembre 98, à cet instant, j’étais encore à peu près normal bien que…C’est l’émission de Mof qui a tout déclenché avec vous en vedette. Là j’ai voulu jouer au petit malin en envoyant des fax aux rédactions de NPA. J’étais bien avancé. Après ma santé à déclinée, j’ai écris des textes sulfureux, sans grand rapport avec quoique que ce soit, je vous ai eu au téléphone, première gifle, (elle me fait encore un effet douloureux) Message sur votre répondeur. A ce moment, j’ai opté pour une technique plus large d’envois massif d’email, un à deux par 24 heures. Tous les sujets étaient bons et la qualité des plus médiocres. Au fil des jours dans ma folie intérieure, j’ai envisagez le suicide. J’en voulais à mes parents, j’en voulais à tous le monde et le premier que je souhaitais supprimer c’était moi. La séquence de l’ultimatum pour habiter chez vous, complètement délirant et sidérant. Je pensais que la télévision et en l’occurrence vous communiquiez avec moi pour me m’adresser des messages. J’étais devenu “ the big guy ” désopilant ! mais l’exact réalité de mon cerveau malade. Une schizophrénie à tendance mégalomaniaque. Il fallait absolument prévenir J.Chirac et P.Lescure,ce fut fait ! j’en pleure de rire. Mais pour finir, tout ceci n’était qu’un vaste complot et nous étions vous et moi le centre de cette grande escroquerie. Avec la tête que vous faisiez à certain de vos passages à dix huit heures vingt cinq, j’imagine qu’au sein de la rédaction cela devait être tendu et particulièrement avec B.Zekri. J’ai découvert vos schtards sur le front à cette époque, je croyais que chez Canal, ils vous avaient agressés, du complot sur nos têtes, ils étaient passés aux actes, diantre les infâmes félons, les pleutres, vous serez maudit pour sept générations, pensait-il entre deux tasses de café et un paquet de gauloise. Après ce fut encore quelques textes minables sur le vide de mon horizon, là je me suis surpris à vous attendre mon sac de voyage à la main dans le jardin en pleine nuit, guettant les phares de votre voiture, vous apparaissiez comme le messie, un acte divin, la délivrance ultime, l’attente, quelques pages vous étaient adressés plus particulièrement, un peu moins stupide que les précédents, mais complètement irréaliste. Il faisait froid, en avril. Puis vint le temps du zapping “ littéraire ” fumeux, incompréhensible et diffusé sur le net. J’avais un certain succès auprès des internautes, une femme m’a même avouée que mes textes la faisait rire et pleurer. Je ne cherchais pas à donner un sens quelconque. Mes phrases devaient être chocs, elles devaient interpeller, le sens était global et surtout l’exact reflet déstructuré de ce que pouvait exprimer la télévision, la publicité, l’actualité ou les talk-show. Vous seule pouviez juger de leur véracité, vous étiez la seule qui pouvait apprécié ces textes à leur juste valeur puisque je parlais de nous en fait. Enfin, c’est ce que j’imaginais… Jusqu’à la fin de NPA en juin, j’ai distillé mes textes, chez Canal comme sur mon site. Pendant l’été, vous m’êtes apparu en plein mois d’août, il me semble et j’ai continué à vouloir faire mon intéressant. Une forme d’esprit inspiré par la maison de l’époque. Nul, sans concentration, à l’instinct et malade. A la rentrée, j’ai commencé les brèves sur Internet, ma santé était déplorable, je dormais quatre heures par nuit, je buvais huit café et une bouteille de Coca Cola, par jour, une vraie pile électrique. Je sentais que je pouvais déplacé des montagnes. En octobre après une dispute avec mon père, j’ai décidé de partir, j’ai pris mon sac quelques affaires et ai quitté la maison familiale, j’ai fais 80 kilomètres en stop, j’ai eu de la chance, le soir même, j’étais à Paris, porte de Champerret, le quartier que j’avais laissé sans regret un an auparavant. J’ai pris une chambre dans un hôtel. J’ai changé d’hôtel, le lendemain pour m’installer avenue de Villiers, près de l’avenue de Wagram. De, là je vous ai laissé un message sur votre répondeur, toujours cette tendance négative de penser que j’avais confiance en moi. Vous étiez à l’écran à 19 H 30 dans NPA et je vous parlais via le téléphone. Un grand moment…de bêtise inconsidérée, j’étais accro à vos moindres gestes, mimiques ou commentaires sur l’actu de la journée. Je suis resté quatre jours à Paris, il y avait encore de belles journées durant cet automne, j’allais à pied au Palais de la Découverte pour quelques emails qui vous étaient réservés. Le contenu était délirant, je réglais toute ma conduite sur votre personne et le moindre incident n’était pas le pure fruit du hasard, mon esprit malade partait aux quatre coins de l’hexagone et les textes de complètes divagations. A mon retour, à la campagne j’ai continué mes délires. La situation avec mes parents commençait sérieusement à dégénérer, je m’enfermais dans ma chambre, refusant toute nourriture, je sortais la nuit et reprenais mes intelligibles textes, je débranchais tous les appareils électroniques, pc, magnétoscope, télévision, ect ect, je voulais du silence. Après plusieurs nuits sans dormir, environ trois nuits, j’ai “ crashé ” mon ordinateur en supprimant les répertoires de Windows, un à un. Ma chambre n’était qu’un vaste champ de ruine. Mon cerveau en désordre, envahie par les plus sombres pensées. Abattu, usé, démoli, nous sommes allés, ma mère et moi chez le médecin vers vingt heures. Il connaissait le mal qui me rongeait, il m’a tout de suite fait une ordonnance pour me rendre à l’hôpital psychiatrique de Dreux, le soir même. Je suis arrivé dans l’HP vers 21 heures, tout de suite je me suis endormi ; en pleine nuit je fus réveillé par des malades qui ont ouvert ma porte et j’ai entendu “ en tout cas ce n’est pas dans sa chambre.. ”, le terrain était hostile et les lieux ultramodernes mais sans verrous. Le lendemain je suis partie, j’ai parcouru dix kilomètres à pied pour revenir à Germainville, après la stupeur de me voir, mes parents m’ont ramenés à l’hôpital. Entretien avec un médecin, nous avons fini par nous mettre d’accord, je ne resterais que dix jours. Traitement intensif, lobotomisé par les médicaments mais hygiène de vie remarquable, exactement ce qu’il me fallait, je m’effondrais de fatigue après le repas du soir. Le rythme de l’hôpital s’appliquait à être très lent ; des cas curieux parmi les patients et je ne favorisais pas les échanges, en revanche, je les observais ; finalement pour la plupart ils s’avéraient être des cas qui avaient tentés de se suicider. D’autres étaient ici pour des problèmes plus délicats mais je n’ai rencontré aucun schizophrène, enfin il me semble, car ce mot m’était encore tout à fait étranger. Mes parents sont venus me voir tous les jours, ils ont étés extraordinaire, je leur dois beaucoup, après tout ce qu’ils avaient endurés. Après ce cours séjour, je ressortais tout neuf et rétablit de mes maux, enfin c’est ce que je croyais. J’ai arrêté mes brèves à cette époque. NPA avec Nagui, puis avec T.Dugeon ; je n’ai pas souvenir d’avoir fait de textes vraiment marquant, je donnais toujours mon avis comme si cela devait être important, je finissais par trouver Nagui meilleur que je ne l’aurai supposer. De très loin la période avec G.Durand est pour moi la plus passionnante j’attendais avec impatience 18h 25. J’ai opté pour la télévision par satellite, pour mon anniversaire, j’ai choisi TPS, c’était peut être une erreur, mais bon, je ne voulais plus de “ l’esprit canal ” bien que je vous regardais tous les soirs présenter les infos. J’ai commencer à me désintéressé d Internet vers 99/2000, je regardais la télévision tard et je me réveillais vers midi, les derniers films jusqu’à la fin des programmes, je n’étais jamais endormi avant deux heures ; j’ai vu et parfois revus énormément de films. Après le repas, il m’est arrivé souvent de m’endormir à nouveau. Je dormais 12 à 14 par jour, une véritable marmotte, par ailleurs et ce qui était plus inquiétant c’est le fait que je ne parlais plus beaucoup, lorsqu’on m’adressait la parole je cherchais désespérément mes mots. Un soir, J.L Delarue a présenté un “ ça ce discute ” consacré à la schizophrénie, maman et moi avons suivis avec beaucoup d’intérêt le programme. Tout était dit. Je pouvais donner un nom à ce qui à jalonner mon parcours ; un pas de géant. Renseigné grâce au Net, aucun doute n’était possible et d’autre part, j’ai trouvé des livres traitant du problème. Je garde globalement un mauvais souvenir de Germainville et du psychiatre que j’ai rencontré à Dreux, j’ai toujours cette impression que mon cas ne l’ intéressait absolument pas, considéré comme un cas parmi d’autres, il m’a administré des doses considérables de médicaments, je suis peut être tombé sur un mauvais toubib, tout simplement. Je le voyais tous les deux mois pour l’ordonnance exclusivement, d’origine Polonaise, ses réflexions quand elles devenaient un peu technique étaient flous et incompréhensible, j’avais le sentiment d’en savoir plus que lui sur la maladie. La seule alternative qu’il m’offrait face à mon ennuis et la dépression passive qui végétait en moi, était l’hôpital de jour. Je l’ai donc testé deux jours par semaine. Je me suis retrouvé parmi des gens au destin tragique, brisé par la maladie mentale, des cas cliniques, des gens malades mais qui curieusement n’avaient pas conscience de leur différence, la plupart étaient analphabètes, ils m’aimaient bien, certains m’appelaient, monsieur. Encadré par des infirmières qui jouaient les mamans autoritaires et revêches, j’ai échappé à l’atelier poterie pour ne venir que pour la séance cinéma, je n’ai vu que des navets. Au bout d’un mois, j’ai pris rendez vous chez la directrice du centre, je lui ai remis les points sur les i, exposé clairement ma façon de penser sur son petit boulot bien peinard dans l’administration hospitalière et je suis parti, sans remords, libre.

Le reste de l’histoire, il me semble que vous la connaissez, en 2001 un nouveau médicament est apparu, le Zyprexa, sans effets secondaires, une molécule très au point des laboratoires US Elly Lilly. Pour autant à Dreux ils ont continués à me prescrire un double traitement comme assommoir thérapeutique, ma camisole chimique devait me faire tenir tranquille, c’était réussi, j’étais devenu un légume, un zombie. 2002/2004 Quelques lettres sporadiques au ton familier, cherchant à être drôle, que je vous ai fait parvenir. Et enfin le dénouement de l’histoire avec mon arrivé à Deauville et la rencontre avec ma psychiatre qui a eu un jugement au delà de toutes mes attentes. Une approche littéralement différente du centre psychiatrique de Dreux où j’avais la sensation de n’être qu’un numéro, un quidam qui quoiqu’il dise, quoiqu’il fasse serait infantilisé et inconsidéré. Tout ceci est un mauvais souvenir, je suis actuellement au meilleur de ma forme depuis 1988, je dors sept heures par nuit, mes facultés intellectuelles sont normales, je m’exprime avec facilité, je me sens responsable et dynamique, toujours envahie par un pessimisme de rigueur mais sans les symptômes apparents de la schizophrénie. Aucune phobie particulière, peut être un retrait et une mise à distance du monde qui m’entoure, une sorte de spectateur intrigué par cette planète, il n’en faudrait pas beaucoup pour que je me lance et agir en tant qu’acteur assumé du formidable spectacle de la vie. Je suis schizophrène, je le serais toute ma vie et les médicaments seront présent jusqu'à mon dernier souffle, je ne ressens rien de particulier, le seul rêve que j’ai il se résume à un nom : Daphné et c’est toute ma vie qui s’articule dans le secret de nos deux âmes. Pas question de faire part à quiconque de ces courriers, de cet amour impossible, il ne comprendrait pas. Vous êtes ma lectrice privilégiée, je ne tiens pas un journal, ceci n’est pas un blog, tout ce que je vous écris n’est pas un exercice dans lequel je cherche à me découvrir, je connais parfaitement mon parcours, je ne souhaite que vous le faire partager avec mes mots simples, un style ordinaire mais facile à comprendre. Dans mes écrits, pas d’esbouffre, pas de tricherie, c’est le travail d’un homme qui a volontairement voulu être le plus pur possible, transparent, vous cachez quelque chose, jouez la dissimulation est un exercice périlleux et idiot, la tendresse que j’ai pour vous est noble, honnête et droite, je ne pourrai être différend à votre égard, j’ai infiniment trop d’estime pour vous. Un seul maître mot dans ces lettres, la communication, être le plus sincère possible pour être le plus proche de vous. Je n’attend rien, je suis dans l’incapacité d’envisager une quelconque approche, mon âme vous appartient, je m’en remet à vous, j’ai peur de vous importunez . Sur les millions de personnes qui vous reconnaissent, il devait bien en avoir un qui ne réagissent pas comme les autres, qui ne voit pas en vous que le seul prisme déformant de la télévision. Au delà de la simple image médiatique, j’ai découvert une femme d’exception. Vous suscitez auprès du public d’une fascination exceptionnelle, à nouveau vous êtes la présentatrice de l’année. Vous ne laissez personne indifférent. Je sais que cette popularité ne vous monte pas à la tête, cela aussi c’est une vertu qui me fait dire que vous respirez le bon sens et la vanité vous est étrangère. Cette association de détails qui vous entourent est tout à votre honneur. Il n’y a pas une raison mais trente six mille qui me pousse à vous écrire, vous faites partie de ma vie au même titre qu’un proche pourtant je vous connais si peu.

J’ai adoré le passage de plus clair dans lequel entre deux prises sur le plateau vous disiez : “ alors maintenant, l’au revouaar ” avec un accent venant de nulle part. Partager cet humour très second degrés avec vous est une des choses qui me manque le plus. Sur le papier il est difficile de le restituer, c’est dommage. D’un naturel assez “ sad ” et grave, je trouve formidable de délirer sur tout et sur rien, je suis en fait assez “ cornichon ” sur ce registre de la plaisanterie je peux être assez débile, parfois, mais je suis un très mauvais public, en France c’est rare de me voir sourire aux blagues, j’ai horreur de ça, en revanche l’humour British j’aime beaucoup. Have a nice day.

Ma chère Daphné,
Ma lettre précédente à peine achevé, j’embraye sur un autre courrier. En évoquant les faits tels que je les ai vécus pendant ces sept ans, je vous donne les clés de l’autre face de l’histoire. Comment ces épisodes ont ils été perçus par vous même, je ne le saurai sans doute jamais. Je pense avoir été pris pour ce que j’étais : un fou, tout simplement. Attention j’avais également des moments de lucidité, mais globalement c’est le résultat d’un homme malade. Je reviens de loin, je béni tous les jours, ma psychiatre d’avoir échappé au pire. C’est étrange de se replonger dans cette atmosphère de délire quelques années en arrière. Je n’y apprend rien que je ne savais déjà mais parcourir ainsi le passé me pousse à rire plus qu’autre chose. Le sketches sur les deux frères, m’a surprit, un cadre sup et un moine ? drôle d’idée car j’étais parfois un peu belliqueux malgré ce flot de bonnes intentions qui vous était adressé. Un moine Boudhiste, je suis vraiment à mille lieue de cet état d’esprit, cette séquence se voulait être drôle, je l’ai trouvé lamentable. Le pragmatisme est de rigueur lorsque l’on avance ainsi sans “ feedback ” sans retour d’information, je l’ai érigé en philosophie de vie à travers toutes ces démarches. J’avance dans le noir sans savoir si je suis dans l’erreur. Est ce que vous percevez ce cheminement qui s’est réalisé depuis sept ans, j’ose parler de moi sans retenu, avec humour sur cette partie de ma vie. J’ai mis six ans avant de devenir naturel, à l’aise pour décrire des exploits dont personne ne serait fière, je fini par en rire c’est le meilleur angle d’observation que je puisse faire. C’est une histoire qui nous ressemble et j’en suis fière, j’ai déversé tout mon amour, ce que j’avais de plus intime, de plus fort à dire à une femme, je peux mourir demain d’un arrêt cardiaque. Je ne comble pas un vide, ma vie se remplit de vous, je vis une aventure intérieur mémorable, un secret, ou vous êtes à la fois l’héroïne et la confidente avec en arrière plan, la télévision, cet instrument d’aliénation aussi génial qu’il est infâme. Je ne vous aime pas sur ce que vous faites mais sur ce que vous êtes, une femme extraordinaire. L’image qui est la votre à la télévision n’est que le dixième de vous. J’ai appris à séparer les deux, ne retenir que les faits dans vos différentes interviews, les élucubrations des journalistes, je leur laisse, j’ai toujours pensé qu’ils n’étaient que des verbeux, en proie à faire un “ bon papier ”, rien de plus. J’ai parfois été très niais dans mes lettres, je crois que cela ne vous a pas échappée, après “ en aparté ” notamment, quel sot suis-je ? Je veux toujours jouer au malin, c’est intrinsèque. Voici un défaut qu’il faut que je gomme. Je suis infiniment plus sérieux maintenant, je ne plaisante plus avec l’amour, ce masquer derrière le ton de la plaisanterie est parfois une dissimulation des sentiments que l’on éprouve, c’était le cas. Si tout était à refaire je m’y prendrais probablement différemment, je suis un éternel acharné et jamais content du résultat final. Je ne suis pas insatiable mais un peu pointilleux et à la fois bordélique, par exemple, le dernier courrier contient des fautes d’inattentions, j’ai relu mon texte, il m’a semblé correct et pourtant deux heures après j’y trouve encore des erreurs stupides. C’est d’autant plus gênant que je m’adresse à une “ littéraire ” c’est crétin, vous ne pouviez pas être serveuse topless au Pink Flamingo ? Avec mon style de collégien tourmenté par son B.E.P.C, je dois vous paraître bien fade, le pire c’est que l’on m’a apprit à écrire ainsi : article, verbe être, avoir, participe présent et le vocabulaire, mais pour ce dernier je me suis fais tout seul, je dois avoir 150 mots et vous ? 250 ? 500 ? J’ai encore du chemin à faire. J’ai une style d’écriture pleine d’adverbe ronflant, celle d’un prétentieux qui n’a pas le niveau mais qui rêve de l’avoir. Mon écriture au stylo est une catastrophe, j’écris en script, en majuscules, en minuscules, mais dés que je commence une phrase, je vais trop vite et invariablement je fais une faute à tous les accords, vous avez dû remarquer que sur l’enveloppe du CD c’est un brouillon incroyable, ma nièce de huit ans à une écriture plus régulière, je mange la moitié des lettres et en particulier je ne fais pas de boucle à mes e. En revanche, j’aime beaucoup votre écriture, régulière, rapide, haute et large. Il faut que j’arrête de me dévaloriser ainsi, bien que cela soit assez juste, comme je l’exprimais plus haut je ne suis jamais satisfait du résultat, je sens que je peux m’améliorer et j’ai une longue route devant moi. Ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette histoire peu commune, c’est que vous n’avez absolument rien fait pour me séduire, votre naturel a joué sur toute la ligne, je m’interroge parfois sur certain coup de téléphone intriguant, mais au final comment savoir si s’est vous ? Je suis souvent dérangé par du marketing téléphonique, imaginer qu’il vous arrive de décrocher votre téléphone pour m’appeler relève un peu du délire sulfureux.

Mon idée de créer une entreprise, dans l’état actuel des choses est inconcevable. Seul, ici sans contact ou presque je n’y arriverai pas. Donc “ stand by ”. Je suis juste bon à vous écrire une fois de plus, c’est loin d’être une corvée, bien au contraire c’est un réel plaisir. Savoir comment vous appréhendez ma démarche est un autre problème. Je préfère ne rien savoir, je caresse l’idée que vous êtes heureuse de recevoir du courrier. Suis-je gnan-gnan ? prévisible, je reste dans l’expectative. Point final. Je ne peux assurer le service sur toute la ligne c’est en dehors de mes capacités, je ne pourrais jamais vous téléphonez et prendre un air détaché en prétextant un quelconque motif ; vous invitez à dîné est hors de propos, je vous parle d’amour et finalement je vous explique que je ne souhaite que dîner avec vous. Vous aurez comme moi remarqué la cohérence de la requête. Alors que faire ? Vous avez le droit de tirer la sonnette d’alarme quand vous le souhaitez, me rendre à Paris ne me pose pas de problème. Sont ils nombreux à vous avoir écrit quarante pages en l’espace d’un an et demi ? Rassurez vous, je ne tiens pas une comptabilité sur ce que je vous fais parvenir, mais dans mes sauvegardes j’ai un fichier conséquent. Sept ans de vénération sans limites qui ne repose que sur du silence. Sept ans avec parfois du découragement, des silences réciproques, des erreurs, la folie d’un homme, un condensé de péripétie dans tous les genres, sous toutes ses formes, tout ceci est du passé. Il reste l’évocation d’un amour fort, basé sur de la pugnacité qui ne peut ressembler à aucun autre, unique, comme nous le sommes tous ; forcement sans trait commun à toute autre histoire. Pour ma part, c’est avec un plaisir non dissimulé que j’aimerais voir un final grandiose à cette histoire qui tous les jours ne fait que commencer. Si il fallait l’expliquer à mes enfants c’est un conte merveilleux qui les endormira, qui les accompagnera toute leur vie, s’inscrira en leçon d’éducation romantique. Pas de dressage de chien savant avec des principes, ils seront élevés, portés par l’amour de leur parent.

Ma tête ne ressemble à rien dans les petits clips “ Canal Up ”, j’ai le visage gonflé, des poches sous les yeux. Probablement dû au fait que je prenais en grande quantité mes médicaments ; heureusement, mon visage s’est désépaissi, je n’ai pas les joues creuses mais on observe réellement un amincissement du faciès. La même cause entraînant les mêmes effets, j’aimerais bien perdre quatre kilos, rien de plus. Suis-je assez correct pour la déesse de la beauté ? J’en doute quoique je n’ai pas à me plaindre, je suis bien proportionné, solidement charpenté avec tous les sports débiles que j’ai pu faire. Mes épaules auraient pu être plus large, mes muscles plus fermes, plus grand (je fais 1 mètre 76) mon ventre plus plat. Quel exercice infiniment nombriliste de parler de son physique. J’essaye en vain de vouloir vous plaire, de susciter en vous un frisson d’envie. Et quand nos corps vibreront à l’unisson, je n’aurais qu’une phrase à la bouche “ C’est à Toulon que sévissait la véloce vermine ” Combien de temps peut-on embrasser une déesse, sans avoir de crampe dans la langue ? Le problème est posé ! Je crois Jean Paul que vous extrapolez légèrement ! Il faudrait tout de même, que j’arrête d’envisager l’impossible. C’est plaisant de penser à ces improbables situations. Oh et puis je n’ai aucune imagination pour ce genre de chose, je m’en remettrais à votre savoir faire, j’espère que vous prendrez les rênes pour un “ big time sensuality ” en hauteur ; pour ne blesser personne, nous conviendrons d’un chacun son tour, c’est bien plus équitable qu’un pic et pic et colegram. Malgré tout et sans prétention, j’ai une certaine dextérité dans les mains.

Parlez de soi n’est pas simple, j’essaye d’être le plus objectif possible, ce n’est le point central de la conversation, c’est accessoire, anecdotique, énormément de sujet sont bien plus intéressant que ma petite personne, zéro parmi les zéros et si on va plus loin “ moins que zéro ”. Je suis réformé P4, j’ai joué au taré pendant 48 heures, ils m’ont réformé, je n’ai fais que deux mois, mais quelle expérience inoubliable l’armée, c’est un peu long pour raconter en détail ce passage de ma vie, un jour peut être…

Cette totale liberté que je tiens dans ces lettres est peut être à la limite de l’indécence. Je vous offre mon âme, à vous de décidez quel usage vous en ferez. Je vous appartiens corps et âme, sans restriction, sans pudeur idiote, je n’ai rien qui ne mériterait d’être caché, ce serait une erreur de vouloir s’investir qu’a moitié dans cette histoire hors du commun. Dans mes lettres précédentes on sent une certaine retenu. Elle était prête à ne s’appliquer qu’a des problèmes liés à la télévision, une surenchère intellectuelle, avais-je donc tant de choses à prouver ? N’étais-je pas atteint par la rétention  ? La peur de s’ouvrir de manière plus personnelle et finalement être moi-même ? J’ai franchi un pas vers l’intimité, je suppose que le traitement n’y est pas étranger. Je ne suis pas si différend qu’au premier jour, la méthode du discours a évolué, mais il n’existe pas de formule miracle, c’est un travail de longue haleine, une course vers l’horizon toujours plus lointain. Tous les jours recommencer, si un événement, une rencontre devait se produire c’est dans cette optique que j’essayerai de reproduire le même schéma ; basé sur la transparence, le dévouement, la pugnacité, je n’ai qu’un seul objectif, vous rendre la femme la plus heureuse de ce bas monde, sans situation, sans avenir pour l’instant, nous partirons de presque rien, nous avons des sommets à atteindre. Dans quelques mois vous finirez par connaître tout de moi. Vous obtiendrez mon avis sur vos émissions, je continuerai à vous trouvez toujours aussi splendide et brillante, si ce n’est plus. C’est curieux, autant je vous dis tout sur moi et c’est vous la femme publique. De ma sphère privé, vous connaissez tout ou presque, de votre image publique j’ai tout appris au fil du temps, étrange cette situation. Chacun de nous deux, nous misons sur le 50/50 dans nos vies respectives, une symétrie s’installe dans nos relations. Je me demande si j’apprécierai de prendre votre rôle, être continuellement en représentation dans la rue, se faire accoster pour un autographe, une photo ou pour rien, cela doit finir par être pesant Vous disiez que les gens réagissaient de manière courtoise à votre égard, qu’ils n’osaient pas vous aborder, est-ce toujours le cas ? Je me pose la question suivante, pour vous, votre compagnon doit-il obligatoirement faire parti des gens possédant une notoriété ? Ce n’est pas qu’elle me manque cette notoriété, elle peut être désagréable, mais finalement quand on vit au quotidien cette situation cela créait des liens, des motivations semblables, Je m’en moque de votre notoriété si elle devait interférer dans cette histoire. Je ne cherche pas à vous plaire dans l’intention de flatter mon ego, j’ai plus de loyauté dans le cœur. Dés lors est-ce une obligation pour vous de trouver un homme déjà dans la lumière ? (je n’aime pas cette expression, il ne manque plus que l’auréole) Est-ce un détail  que vous balayez d’un revers de main ? J’ai déjà peur de la réponse et si l’effroi venait à me gagner, j’arrêterai de vous écrire et ce n’est pas mon intention. En premier lieu ce qui me motive ce sont ces coups de téléphone inexpliqués, il me faut peu de choses pour rallumer la flamme qui brûle au fond de mon âme. Si cela s’avérait être vous cela serait extraordinaire, d’un silence jailli l’amour. Chacune de mes lettres est écrites comme si cela devait être la dernière, celle qui vous rapprochera le plus de moi. Vous avez la part belle, un simple appel et la machine se met en marche, inexorablement, méthodiquement pour qu’une femme sincère ou une petite curieuse, s’enflamme ou se gausse devant les réactions qu’elle provoque. C’est la première de mes phrases la plus acide, j’en viens à mettre en doute ma démarche. Telle que je vous connais c’est la première des deux possibilités que je place en avant, celle qui a été le moteur depuis sept ans. Je tâcherais de ne pas user de phrase assassine, ce côté obscure n’est pas de mise dans mon discours, il parasiterait, endommagerait nos relations, même si elles sont à sens unique et c’est ce que je redoute le plus au monde. Quoique vous fassiez, je ne vous en voudrais pas, ce sera juste un accent forcé, un brin vulgos qui dira “ Alors maintenant, c’est l’au revouarr ” Je serai déchiré par la peine et la tristesse, mais mes pas ne feront pas d’échos dans le silence de la nuit, “ à jamais un certain au revoir ”.

Ma chère Daphné,
Malgré un ennui latent, je vais bien, je suis en pleine forme et profite chaque jour de la journée de sept heures le matin à vingt trois heures le soir. Cette vie est bien plus agréable ainsi, j’ai repris cette semaine, une partie de la programmation de terminal-media ; je présente une version sans cadre c’est à dire un seul fichier, qui comporte tous les liens correspondants, le tout est en ligne malgré quelques bugs persistant. Je vais lentement, en essayant de ne rien laisser au hasard. C’est surtout une amélioration pour les moteurs de recherche, ce n’était pas indispensable mais cela l’améliore de façon significative. Et vous ? Je vous imagine en Grèce vous baignant dans une petite crique et profitant à plein temps du soleil et de cette délicieuse cuisine si caractéristique des pays du sud-est de la Méditerranée. Je suppose que vous serez de retour en août pour la préparation de vos émissions. C’est avec une certaine candeur que je pense à vous, vous la femme la plus magnifique de l’univers, je fais ce que je peux pour vous être agréable. Quant je vous écris, l’optimisme est de rigueur et n’entre dans aucune statistique aveugle. Vu de l’extérieur c’est complètement dingue, personne ne comprendrait ma démarche, je n’ai osé l’avouer à personne, c’est un secret qui ne regarde que nous, mais avez vous fais part de ces courriers à vos proches ? J’espère que non, bien que je n’en sois pas persuadé. Ciel gris sur Deauville, le mois de juillet commence bien mal, nous verrons bien pour la suite. Au programme des réjouissances, l’arrivée de mes nièces qui vont venir passées quelques jours ici. Je les héberges toutes les deux, elles sont attendues pour la seconde quinzaine de juillet. 18 et 21 ans, cela va me faire du bien de les voir, je les adore, l’une comme l’autre. La cadette vient de passer son bac, elle l’a obtenue avec la mention “ assez bien ” je suis ravi pour elle, maintenant ce sont les choses sérieuses qui commencent, elle va préparée le concours d’entrée pour HEC. En septembre j’aurai 39 ans, il était temps.
Les deux lettres précédantes, j’ai essayé d’être le plus objectif possible, je n’ai pas le sentiment d’avoir dépassé les bornes, certes je suis allé assez loin dans cet intimité qui me raccroche à vous. Est-ce indécent ? Je ne sais pas. Je ne le saurai sans doute jamais. Je vis assez bien ma solitude, je ne cherche pas absolument l’âme sœur, la seule femme auquel je pense c’est vous et je me satisfais de cet amour impossible. Il ne suffirait que d’un instant pour cet impossible devienne un envisageable et c’est cet espoir qui me tient en haleine. Pour une nuit où pour la vie, je serai le plus attentionné des amants, d’une douceur incomparable, d’une tendresse sans limite, choses qui m’ont été complètement étrangère depuis lors. Pour une entrée dans la matière, que vous soyez dans mes bras serait une façon de faire table rase du passé, de démarrer sur une nouvelle vision des éléments qui nous entourent. Je n’ai pas la prétention de vouloir vous apprendre quoique ce soit, mes mots sont prévisibles et j’espère que vous les pensez aussi vite que je ne les pose sur ces lettres. Je fais de mon mieux pour vous plaire, mais j’ai bien le sentiment que la vie est bien plus compliqué que l’on pourrait le supposer. Je ne suis pas naïf pour un sou et certainement pas dupe non plus, c’est d’ailleurs la raison qui m’a rendu si crétin dans mon approche vers vous. Le dessin que j’ai dressé de mon petit être est bien pitoyable. Vous m’imaginez, recroquevillé sur moi-même ? n’ayant que pour seul horizon Internet et la télévision ! c’est d’une psychologie qui ne vous ressemble pas, c’est un peu pourtant l’une de mes facettes mais c’est un peu réducteur. Je suis en fait un peu plus complexe que je ne laisse supposer, je ne suis ni impénétrable ni perché. Un professeur ayant fait des études de psychologie, m’a dit une chose qui m’a frappé. Il me disait que j’étais à la fois introverti et extraverti et je trouve cette remarque assez juste. En observant de plus près votre écriture j’ai découvert que vous non plus, vous ne faites que des toutes petites boucles à vos e, c’est étrange, j’ai la même habitude. Je me demande ce que cela signifie. Nous avons donc des traits communs, des petits détails qui en disent peut être long sur nos caractères respectifs. Je crois en fait que vous aussi, êtes une introvertie, extravertie c’est une des raison pour laquelle, je vous porte un tel culte, un amour sans bornes, une telle vénération. Je sens que je suis d’une platitude énorme et les mots et le style me manquent pour vous déclarez à sa juste valeur mes sentiments. C’est triste, mais je n’ai pas le talent d’un Romain Gary, ni le charisme poétique d’un C.Baudelaire. Je suis un homme ordinaire qui vous aime à en devenir presque gâteux. A maintes reprises, j’ai frôlé le ridicule, heureusement il ne tue pas mais après tout ce n’était pas douloureux, j’ai fais un rêve, celui de vous aimez.

Ma chère Daphné,
Ca y est ! J’ai enfin terminé la version définitive de terminal-media, en tout cas jusqu’au prochaine modification majeure. Sans bugs et dans la règle de l’art de la programmation. Il reste un détail à régler : le formulaire. N’ayant aucune connaissance en programmation PHP, j’ai confié cette partie à un développeur externe, en une heure il réglera le problème. Ca me coûte 80 euros mais c’est un détail que je n’aurais pu surmonter, il me fallait une aide externe. Je suppose que cette nouvelle est le dernier de vos soucis, pour moi c’est toute ma vie qui repose sur ces quelques données informatiques. Alors que j’étais en pleine crise de delirium tremens en 99, je n’ai trouvé de rien à mieux à faire que de me séparer de mon second ordinateur, c’était une cruel erreur. Je n’ai plus depuis ce jour de programme d’image de synthèse, de logiciel 3D. Un coup de tête, une erreur de ma part que je regrette amèrement. Terminé aussi la musique basic que j’avais fait parvenir à Canal. Les ordinateurs sont dotés de fonction, ce que l’on produit avec l’un n’est pas toujours valable pour la génération suivante. J’ai fais une bêtise. J’explose mes statistiques avec mon site de 15, je passe à 20 visites par jour, c’est inespéré. Toujours est il que je n’ai aucune inspiration pour le doter de nouveaux articles. Il paraît que lorsqu’on se retourne vers son passé, c’est que l’on a perdu toute imagination. Je suis peut être atteint, c’est possible. Après avoir longuement écouté le dernier album de Moloko, je suis moins catégorique sur le fait que cela soit de la disco sauce 2000. J’aime bien ce disque finalement, si éloigné de mes habituelles oreilles, je finis par l’apprécier. La télévision est épouvantable en ce moment, je la fuis au maximum. Les journées sont longues depuis avoir terminé mon site. Sur la cinq, dans l’âpres midi, les documentaires parfois retiennent mon attention mais c’est rare.

Levé de bonheur, comme tous les matins maintenant, je tourne en rond pour savoir comment organiser ma journée qui commence. Je ne sors plus le soir, j’avais pour habitude cet hiver, d’aller au “ Village ” un bar situé à quelques mètres de chez moi. Cela fait un mois et demi que je ne n’y mets plus les pieds. Je préfère m’offrir une bière au “ Drakkar ” une à deux fois, l’âpres midi dans la semaine. Le week-end, la ville est infréquentable, trop de monde et une population que j’exècre. C’est mon premier été à Deauville et j’ai déjà hâte d’être en septembre. Mes parents m’inquiètent, leur santé n’est pas bonne, l’un comme l’autre ils marchent avec difficulté. Je redoute le jour ou ils ne pourront plus se déplacer. Je serais là, combien de temps encore ? un an ? trois ans ? cinq ans ? c’est difficile d’anticiper une situation, mais je serais à leur coté, je leur doit bien cela. On peut dire aujourd’hui que je n’ai plus d’amis si toutefois j’en avais déjà eu. Le dernier email que j’ai fais parvenir à une copine est sans réponse. A vingt ans, les relations que j’entretenais m’a amené à avoir une foule de contact en tout genre. Entre le skateboard, les filles et les copains d’enfance, j’avais chaque soir quelque chose à faire. Leurs points commun reposaient sur le fait qu’ils fumaient tous comme moi du H. La majorité était d’un milieu socio-culturel différend du mien. Celui que je prenais pour mon meilleur ami, la dernière fois que nous nous sommes vu, un week-end en juin il y a cinq ans, à la campagne, n’a rien trouvé de mieux à faire que de nous voler des jouets pour ses enfants et quelques bouteilles de vin. Son ultime réponse pour expliquer son larcin, c’est qu’il m’a laissé une boulette de H. Pour lui, son comportement était normal. C’est dingue, ce type était abrutis et j’ai pensé que les multiples pérégrinations que nous avions fait ensemble étaient gages d’amitiés solides. C’était un idiot, je le savais mais c’était mon ami et aussi mon dealer. Le reste de mes relations ne mérite pas d’être évoqué, un autre point commun qu’ils avaient tous c’est qu’ils avaient des convictions de gauche et j’ai toujours évité de parler politique avec eux. Mes amis les bobos, qu’ils aillent au Diable ! Des gens sans profondeur d’esprit qui pour la plupart n’ont jamais d’autres livres que ceux que les professeurs leurs imposaient de lire dans les salles de classe. Comme à mon habitude depuis bientôt deux mois, je suis réveillé depuis 7 heures 30, une tasse de café, une douche, consultations des statistiques du jour sur le web, express sur le zingue du bar PMU à deux cent mètres de chez moi et me voilà d’attaque pour la journée. 10 heures 26, les pieds sur la table, le clavier sur les genoux, je me balance dans mon fauteuil de bureau. Public Image m’accompagne dans ce nombriliste exercice. Le monde marche sur la tête, les événements de Londres le confirme, pour l’instant cinquante morts officiels mais le bilan risque de s’alourdir, c’est dément, comment le fanatisme peut conduire des gens à poser des bombes au nom de Dieu pour ne tuer finalement que des civils innocents. En 1995, à Paris, je me souviens avoir eu un peu la “ pétoche ” lorsque je prenais le Métro. Je ne montais qu’en tête de train où dans le dernier wagon, scrutant le moindre comportement qui m’aurait paru louche. Je ne suis pas d’un naturel anxieux mais je regarde toujours deux fois avant de traverser une rue. Les accidents domestiques comme la prudence m’entraîne à faire attention à mes moindres gestes. Ma vie, j’y tiens. Vous savoir, conduisant un scooter dans Paris, m’inquiète. Je vous imagine prudente et respectueuse du code de la route, mais malheureusement ce n’est pas le cas pour l’ensemble de la population. A deux roues, on est très vulnérable, j’ai été la victime d’un accident de scooter alors que j’avais dix huit ans, heureusement sans séquelles, tous les torts reposaient sur un imbécile ayant fait une infraction flagrante . Mon scooter était en miettes. J’ai eu de la chance. Faites très attention, je redoute qu’il vous arrive quoique ce soit, je veux bien croire que ce mode de déplacement devient incontournable dans une grande ville comme Paris. Congestionné par les embouteillages, aucune autre alternative pour les gens qui travaillent dans la capitale. Les transports en communs c’est pénible et inimaginable dans votre cas, la voiture c’est hors de question si l’on est pressé, il ne reste donc que le scooter, pratique, rapide, mais dangereux. La vacuité de mon discours est infini. Je le sais bien, c’est difficile d’être pertinent constamment, encore faudrait il encore prouver que je l’ai déjà été une seule fois dans mon abondant courrier. L’internet est un courant d’air, rien à faire pour garder des internautes, il faut une mise à jour quotidienne, voir hebdomadaire, un seul mot d’ordre : le contenu. C’est vrai pour la presse comme pour la TV. Je vais attendre six mois et ensuite peut être créer une EURL, une entreprise en nom propre. C’est encore trop vague la version définitive avec le programme de formulaire sera achevé dans une dizaine de jours. J’ai un nombre conséquent de visiteurs par rapport aux anciennes versions mais c’est en deçà des sites professionnels. Il faudrait une centaine de visites par jour, pour prétendre faire de la publicité. Toujours les mêmes questions récurrentes, comment faire pour en vivre ? Je ne vous embête pas trop en traitant des mêmes sujets constamment ? Je suis obnubilé par deux choses dans ma vie : Daphné Roulier et mon site sur le Net. Cela rend le bonhomme assez pauvre en matière de communication, pour l’une, c’est un secret jalousement gardé qui amuserait bien la galerie si il était dévoilé, et pour l’autre une passion de vieil adolescent qui a finit par réaliser son rêve, faire du multimédias. Pour l’une il passerait pour un doux dingue, pour l’autre, je ne peux partager cette passion avec quiconque, mes parents y sont totalement hermétique, ils n’y connaissent rien. Pour faire plus bref, je suis dans le néant, le vide, pas exactement dans les limbes mais nulle parts, je n’existe pas, je suis transparent, l’homme invisible. Je ne veux rien de particulier, je n’attend plus rien, tous le monde m’a plus ou moins tourné le dos (remarquez en ce qui concerne “ mes chers amis ” ce n’est pas un mal) personne ne prend contact avec moi, je suis dans l’impasse ; terrassé par la maladie, j’admet que cela pouvait se comprendre mais avec l’ensemble de mes facultés, c’est rageant. Dans le monde entier, personne ne fait quelque chose avec moi. Si au moins ce satané site pouvait généré des contacts de gens susceptibles de travailler avec moi, mais non le seul email que j’ai reçu était un reproche sur la façon dont j’ai jugé un site référencé (remarques dont je n’ai pas changé une seule lettre car c’était complètement justifié). C’est donc le vide, la vacuité du message comme celle de la réponse. Je suis un homme seul, solitaire je l’ai toujours été un tant soit peu, mais ici j’ai atteins le summum. Etant enfant, vers cinq six ans, je jouais seul dans ma chambre pendant des heures, j’avais mes jeux, je construisais des villes en Légo que je détruisais avec quelques billes. Vers 17 heures 30, mon frère et ma sœur rentraient des cours, nous avons sept et six ans de différence, à cet âge c’est important. Je recherchait leur présence, ils avaient pourtant des devoirs à faire, je venais quotidiennement les déranger avant qu’ils ne finissent par fermer leur porte à clef. Un souvenir en passant, juste pour rappeler qu’en ce moment la solitude me pèse. Il y a une semaine j’ai envoyé un mail à un ancien copain qui habite en Suisse, sans réponse de sa part je pensais qu’il m’avait enterré. Chose extraordinaire, je viens d’avoir de ses nouvelles, ce n’est pas le pire parmi mes anciennes connaissances et son courrier est à la fois sobre et amical, je lui répondrai demain. C’était les tribulations d’un ermite seul et parfois désemparé mais tout dévoué à son icône qu’il vénère le plus au monde.

Ma chère Daphné,

Grosse semaine ici à Deauville, pas d’événement très important, mon site est en ligne dans sa version définitive, les journées sont longues mais le soleil bien présent.

Calme plat dans la petite ville balnéaire, les touristes présent le week end provoquent des embouteillages, des jeunes banlieusards roulent en Mercedes décapotable et dorment sur le parking de la plage, parvenus de toutes horizons arpentent les planches de long en large. Autant de raison qui domine le fait que je reste chez moi la plupart du temps et lorsqu’il m’arrive de sortir j’évite les rues commerçantes et le centre ville.

Je me suis replongé dans la lecture de Marcel Aymé, j’ai relu “ Aller retour ” et “ le chemin des écoliers ” c’est toujours un bonheur intact de le retrouver, un vocabulaire riche, une aisance intellectuelle qui décrit si bien les hommes et les drames qui les accompagnent.

Je n’arrête pas de rêver de choses étranges, la semaine dernière c’était de vous, nous nous entendions comme larron en foire, riant à gorges déployées, vous étiez accompagnée d’un petit chien, nous étions sur l’île de la Jatte, c’était extrêmement précis et clair, pour le moins curieux.... Samedi je rêvais d’Afrique et cette nuit, je m’achetais des disques au Japon. Je n’ai aucune idée de ce qu’ils peuvent représenter dans mon subconscient, je n’ai pas de signification qui me vienne à l’esprit, c’est agréable et parfois étonnant. Je trouve fascinant que vous désiriez être nonne quant vous étiez plus jeune. Donnez votre vie à Dieu est particulièrement troublant, bien que je sois athée, la religion a toujours exercé chez moi une curiosité attentive. Au fil des siècles, l’église a joué un rôle prépondérant, irremplaçable parfois avec intransigeance, bêtise mais elle élève plus l’homme qu’elle ne le rabaisse. Les moines sont les premiers scientifiques, leurs travaux notamment dans le secteur vinicole ont créés des processus industriels, l’occident doit beaucoup à l’église. Si le dogme a été parfois aveugle de zéro à mille ans après Jésus Christ, son apport à la civilisation est incontestable. Vos interviews représentent pour moi les évangiles, je n’ai Dieu que pour vous. J’aimerai m’abandonner en vous, déposer les armes. Tout ça n’est que pure spéculation, je sais bien que je vis un rêve qu’il faut se rendre à la raison. Mais existe il un principe qui interdit aux fervents amoureux de dormir près de leurs dulcinées, même lorsqu’elles ont un soupçon de notoriété. C’est de l’amour, simplement de l’amour, je ne vois pas pourquoi inventer des croyances stupides qui jugeraient cet amour alors que nous le savons bien, cette planète est, par ailleurs, un bordel innommable fondé principalement sur le mensonge et l’intérêt bien compris. Je me demande quelquefois, si je vais rencontrer des gens équilibrés dans ce qui me reste de mon existence. En dehors de ma famille, j’ai toujours été en contact avec des cas, trouver des personnes normales comme relation m’a été impossible. Peut être étais je moi même un peu malsain ? Au fond de moi j’ai toujours eu une certaine répulsion aux personnages troubles. J’ai découvert en vous ma moitié, l’exacte réplique des sentiments que je partage, fondé sur l’amour, la noblesse du cœur. Si il en existe une, c’est bien vous avec ses doutes, ses contradictions, sa passion, une femme quoi ! mais pas n’importe laquelle, la meilleure. Votre charme a joué sur toute la ligne, Vous êtes humble mais pas dupe, vous êtes splendide mais vous n’y croyez à peine, d’une mécanique intellectuelle rare en particulier à la télévision. Vous respirez la bonne humeur, le fair play. Je ne vous crois pas vénéneuse et comme je suis conquis, je vous livre mon cœur, purement et simplement, j’ai perdu toute pudeur au fil de mes lettres, je ne ressens aucune gène, je suis au delà de toute crainte, quoiqu’il advienne. Vous êtes majestueuse même dans ce silence. J’aimerais vous découvrir dans un cadre familier, vous observez, loin de moi l’idée de devenir voyeur mais quelle chance ont les mouches qui s’introduisent chez vous. Mourir d’un coup de Baygon ordonné par votre main céleste, quel plaisir que j’envie à ces créatures poilues et bruyantes. Je me demande si vous êtes une combattante de l’amour ? Peut être qu’après tout, cette histoire terminée avant qu’elle n’est commencée, ne soit trop facile. Séduit je le suis, alors dans ce cas, vous n’avez plus rien à attendre, seulement l’amour est insatiable il ne se réduit pas à la minute, c’est un travail de longue haleine perpétuellement à redécouvrir. Je suis devenu un élève de la vieille école, moi qui ne pensais qu’à des aventures d’un soir, étant adolescent. Je n’ai jamais vraiment aimé, ces histoires fades, sans goût sont déjà très loin de mes préoccupations actuelles. Je ne sais pas si je pourrais devenir amoureux à nouveau, c’est qu’avec vous j’ai placé la barre très haut. Les raisons qui pourraient engendrer une telle situation seraient, je le crois très différentes. Pour l’instant depuis que je suis à Deauville, deux tentatives, deux vestes, je n’insiste pas et je ne suis pas en situation de devenir exigeant. Votre souvenir est trop présent bien qu’irréaliste. Quand j’aurai une meilleur situation, je verrais bien, pour l’instant je ne suis pas travaillé par la chose. Je ne suis plus exactement le même qu’à mes débuts, au départ, j’ai voulu jouer les petits comiques, bien mal m’en a prit, c’était la pire des périodes. Puis cela est devenu le moment de tous les espoirs, puis à nouveau le ton de l’humour sarcastique sur ce pauvre Stéphane Bern qui ne m’avait, au demeurant rien fait. D’une part il doit s’en moquer de manière magistrale et par ailleurs la seule évocation du torchon Paris Match doit le mettre dans tous ces états, donc mes remarques aussi ironiques soient elles avaient un impact limités. Et ensuite j’ai eu ma période petit professeur, donnant bon point et images à cet objet qui trône dans mon living room appelé “ télévision ”. Le petit prof à lunette à toujours une idée sur tout et est un spécialiste de tout, il distille ses réflexions et ses états d’âmes, comme si il détenait la science infuse. Après et c’est la dernière des métamorphoses que nous constatons, c’est l’écorché vif où le supplice du pal, celui qui commence si bien et qui finit si mal. L’écorché vif est tout dévoué à la seule cause qui a jalonné pendant toutes les phases précédentes, les adeptes d’Intervilles appellent ceci dans leur jargon, le fameux “ fil rouge ”. Et pour quel résultat ? Rien, mais je suis au delà d’un simple rapport de productivité, ma quête est biblique quoiqu’il faudrait l’appelé plutôt mythologique avec un prénom tel que le votre et puis je préfère les histoires compliqués des dieux Grecques à la simplicité de la Sainte Trinité. Enfin toujours est il que le résultat est assez médiocre en comparaison à l’énergie déployée, c’est un travail de tous les instants mais ce n’est pas fatiguant, c’est un véritable plaisir. Au final et depuis sept ans, je n’obtiens que du silence, mais quel silence. Incontestablement, c’est un beau silence. De toute les façons, je redoute qu’il soit brisé. Si cela devait être le cas, j’ai peur de perdre une partie de mes moyens. Je ne sais pas. C’est une éventualité à laquelle je ne porte pas attention, elle est devenue tellement illusoire. Quoique je fasse vous m’accompagnez constamment. Chacun de mes gestes, de mes paroles, sont conditionnés par votre présence invisible. Ce n’est pas le résultat d’une quelconque maladie, je n’entend pas de voix, ce n’est pas une hallucination liée à ma schizophrénie. Elle est bien loin celle-ci et cette chère folie n’a pas de place entre nous. Il me semble avoir les pieds bien sur terre et aucun symptôme qui pourrait prouver le contraire. C’est à vous d’en juger. Toujours est il que je ne pense qu’à vous. A l’heure actuelle je vous imagine en Grèce en d’autres compagnies, sur des rivages et dans des calanques turquoise. Je vous voie attablée autour de mille saveurs parlant une langue qui m’est inconnu mais qui dans votre bouche doit avoir une volupté toute exotique. Que me faudrait-il faire pour gagner votre cœur ? Vous couvrir de présent ? je ne suis qu’un simple mortel, une goutte d’eau, une petite molécule sans importance, comme les milliard d’individus vivant où ayant vécus sur cette planète, nous n’avons qu’une vie, qu’un soleil pour l’ensemble et je regrette que nos destins soient si éloignés l’un de l’autre. C’est la vie.

Ma chère Daphné, Ca fait un peu tâche, cet article de “ L’organe ” sur le Net. C’est un regrettable accident cette émission avec Arthur. Je vous comprend parfaitement, vous n’aviez pas le choix, mais cela, le petit scribouillard de la rubrique “ chien écrasé ” du premier papier toilette venu, y verra une erreur. Son avis importe peu. La vie sociale et professionnelle est une succession de compromis, j’aurais voulu être plus proche pour comprendre d’avantage la trame de ce triste événement, ce qui s’est passé, avant, pendant et après est probablement très intéressant, je ne peux donner mon avis sur des faits dont je ne connais pas l’historique. Depuis peu je sais que vous ne travaillez plus directement pour Canal depuis trois ans ? Date à laquelle Plus Clair était produite par Paf Presse. J’ai toujours cru que malgré cela vous étiez payée par la chaîne, quelle drôle d’idée j’avais là. Néanmoins je continue pour l’instant d’envoyer votre courrier au siège à Issy les Moulineaux, à la rentrée je verrais quelle adresse est la plus approprié. Mon imprimante présente des signes de faiblesse, pour bien faire il me faudrait votre adresse email, je sais bien que c’est un peu délicat de la réclamer et la manière de l’obtenir n’est pas simple, c’est pourtant essentiel si je veux continuer à vous écrire. Cela ne devrait pas changer grand chose sur la fréquence de mes courriers ni de leurs contenus. Don’t take away my illusion. C’est une formalité, je n’encombrerais pas votre boite à lettre, c’est seulement un moyen plus souple et plus rapide de vous faire part de toute mon admiration et parfois de mes états d’âmes. J’imagine vous accompagnez tant que vous serez sur le petit écran et bien après probablement, prenez moi comme un cousin éloigné, un camarade de CE 2 qui habite désormais en Australie. Je n’en n’attend pas plus. Je suis un proche à distance, un fantôme, mes écrits n’ont rien de très percutant, je le sais bien. Nobody’s perfect. “ I need a voice to fall in love with… in my silent world ” J’adore le son de votre voix, une voix grave pour une femme. Ce n’est pas une obsession mais je me demande ce que cela donnerait si vous chantiez. Pourquoi pas ? Ce qui m’énerve lorsque je lis des conversations sur les forums vous concernant, ce sont des réflexions du genre “ Cette fille, elle a de la classe ! ” C’est bien une réflexion de plouc, je ne sais pas ce que c’est d’avoir de la classe, avoir un certain maintient, une certaine distinction, je sais, mais de la classe, je n’en ai aucune idée. Psss, évidemment quant on sort du lot avec élégance, il y a toujours des individus qui ne remarquent que le vernis et l’enveloppe. Les journées sont longues, j’ai relu ce que je vous ai fait parvenir depuis avril, finalement ce n’est pas si mal, écrit sans beaucoup d’humour, me répétant parfois, bon je sais aligner deux mots, mais pour le style c’est assez lourdeau. De là à dire comment cela a été perçu c’est une hypothétique réponse que je ne peux apporter. Un type au final sympa, un malade qui se soigne, un quidam aveuglé par l’amour, autant de question qui restent à ce jour sans réponse et qui ne le seront peut être jamais.

Vous venez d’apparaître dans la boite à questions de Canal avec Antoine, la question portait sur la chirurgie esthétique. Y aviez vous déjà pensé, je me demande pour quelle partie de votre corps ? Enfin bref, c’est étrange car vous êtes parfaite. Une seule chose vous auriez pu avoir le bon goût d’avoir comme moi, ce sont les yeux bleues. C’est un détail qui n’a absolument aucune importance, vos yeux sont clairs, d’un vert envoûtant. Comme j’aimerai m’y plonger. Je ne suis pas poète je ne pourrais développer plus en amont cette phrase. Les programmes de télévision sont particulièrement exécrables cet été c’est le cas tous les ans, si on ne fait pas son choix, cet outil d’aliénation merveilleux est mieux silencieux qu’animé. Quand je pense que Christian Le Bozec est devenu chef de projet chez TF1 pour des émissions de téléréalité. Alors que je faisais un fanzine sur le skateboard appelé “ Grave ” il nous avait contacté pour des hors séries sur les sports d’actions, j’ai fait quelques piges et six mois plus tard, il nous proposait d’écrire un livre sur le skateboard dans une collection édité chez Glénat, tout allait bien pour moi encore à cet époque, j’avais de bon résultat en cours, en pleine forme, évacuant le H que je fumais dans de longue session de skate extrême. Je ne regrette absolument pas cette époque, j’étais un petit con, vous m’auriez détesté. Et puis en 88 la maladie a commencé à me ronger, petit à petit, sournoisement. . De toute façon dans le milieu des sports extrêmes : surf, skate, bmx ect ect, c’est un monde de frimeur, c’était le cas à la fin des années 80, je ne crois pas que cela est beaucoup changé, je jouais les petits branchés à cet époque, fasciné par les USA et par le mode de vie de quelques marginaux qui pratiquaient ces sports. Aussi brillant soient ils sur leurs planches dans l’eau où sur le bitume, ce sont de parfait abrutis. J’ai perdu mon temps, cela a duré dix ans, j’ai pris des risques inconsidérés, je garde des séquelles dans les genoux et les coudes, que de temps perdus pour quelques secondes entre ciel et terre, chargées d’adrénalines. La lecture des magazines US entretenait le mythe et la légende. Ma vision du phénomène était toute personnel et loin de la triste réalité, j’ai finalement crevé l’abcès, en me rendant en Californie, les choses furent beaucoup moins glamour, j’y ai pris mon premier acide et quelques mois plus tard ce devait être probablement l’élément déclencheur de la schizophrénie. Cette maladie apparaît entre seize et trente ans, je ne pouvais y échapper. J’ai vécu dangereusement sans penser au lendemain passionné par des fadaises, je ne fais porter la responsabilité à personne en dehors de moi même. Une réunion en conseil de famille m’aurait peut être remit les idées en place ? probablement. Des phrases du genre “ tu crois que tu vas continué à faire tes bêtises jusqu'à quarante ans ? ” aurait été peut être utile. Même si elles étaient latentes, ce n’était pas le genre de la famille de les exprimer en face. Je n’ai jamais été dresser comme un petit chien de salon. Le résultat n’est pas brillant, mais la maladie n’a rien arrangée, quelle soit l’unique vecteur de mes échecs, c’est difficile à dire, mais je crois que oui, cet élément a été déterminant dans mon parcours. Il me faut maintenant m’inventer la vie qui sera la mienne pour les vingt prochaines années. Reste à voir dans quel état je serai si toutefois je ne suis pas mort avant. Mon paquet de cigarettes quotidien, mes divers cafés prient tout au long de la journée, je me demande si peu à peu je ne vais pas vers la fosse commune plus vite que je ne le devrais. Vous viendrez à mon enterrement ? Parlons d’autres choses. Dans la boite à questions de ce soir, on vous interroge et la question est la suivante “ payez vous trop d’impôt ? ” la réponse est oui, net, tranché, direct. C’est exact qu’une certaine tranche de la population paye trop d’impôt, je suis d’accord avec vous. Personnellement compte tenu de mes revenus, je ne paye rien. Remarquez, mes seuls ressources me proviennent de mon allocation adulte handicapé, soit 620 euros par mois, depuis juillet. Vous êtes dans une tranche de plus de 10 000 euros par mois, vous devez en payer un maximum, qui plus est en étant célibataire. Pour mon cas, c’est normal, avec le traitement de cheval que j’avais, je suis dans l’incapacité de travailler et je n’ai pas l’impression de voler à l’état mes 600 euros mensuel. La schizophrénie a été reconnu par des médecins comme maladie handicapante, tous les cinq ans mon cas est examiné par des spécialistes, le dossier médical de ma psychiatre établit ou remet en cause mon allocation. La prochaine a lieu en 2007. Je dois vous semblez pénible à parlez ainsi de moi, j’essaye de vous expliquez ou vont vos impôts. J’attend que des uns ou des autres sorte un homme hors du commun, hors normes, pour le placer à la tête des hommes et des femmes de ce pays. A gauche, personne, à droite, je m’égare à penser qu’un Nicolas Sarkozy soit ce modèle. ce n’est ce pas juste un rêve dérisoire. Je viens de regarder “ Le roi pécheur ” de Terry Gilliam, c’est un conte philosophique, j’ai bien aimé et Robin Williams joue admirablement bien. Le fond prédomine par rapport à la forme mais c’est un bon film et cela fait longtemps que je n’avais pas pris le temps de regarder un film dans sa totalité, c’est agréable, unique. Je vais aller rejoindre mon lit, voici quelques mots écrient dans l’interrogation de savoir si mes mots sont partagés. Le manque d’information sur la façon dont ils sont perçus me taraude au plus haut point.

Ma chère Daphné,
J’ai appris que votre première émission, “ l’hebdo cinéma ” aura lieu à Deauville, je suis particulièrement préoccupé par cette nouvelle. Vous savoir si proche pendant le festival du film Américain de Deauville me rend nerveux. Plus que rien au monde, j’aimerai passer un moment avec vous. Ma démarche est stupide et gauche, mais le simple fait de dîner avec vous me rendrai le plus heureux des hommes. Je n’attend rien de particulier, je ne serais jamais votre amant et encore moins votre mari. La curiosité me guide pour savoir de quelle manière mes multiples courriers et autres égarements ont été appréciés. J’ose croire qu’après toutes ces lignes noircies, je suis devenu intime. Je ne serai qu’un fantôme passant dans votre vie que pour quelques heures. Vous sentez vous suffisamment inaccessible pour balayer cette idée d’un revers de principe ? Je suis à la recherche d’un spectacle inattendu, j’attend que mes contemporains me surprennent, devrez vous une fois de plus faire la morte et ne pas entendre mon appel ? Je vous en prie, que diable accepter cette invitation, elle ne vous engage que très peu, je veux juste savoir ce que vous pensez de ces sept ans de correspondance à sens unique, je ne vous demande pas plus. Vous savoir si proche pendant un laps de temps me rend fébrile, c’est tellement important de me dire, “ je ne me suis pas trompé sur cette personne ” et seule, une rencontre dans un lieu agréable pourra confirmer ce que je pense depuis si longtemps. Avez vous peur de moi ? je suis inoffensif comme une petit garçon de dix ans, je vous suis tout dévoué. Je ne comprends pas les raisons qui vous pousseraient à décliner cette invitation. Je vous aime, c’est un fait ! Mais je sais me tenir et mes quelques questions ne devraient pas vous posez de problèmes. Je ne cherche pas à vous plaire absolument, je n’attend rien de particulier, je veux juste avoir la confirmation que vous êtes exceptionnelle, telle que je l’imagine depuis tant d’années. Est-ce trop demander ? je ne le pense pas. Ce moment, je l’attends depuis sept longues années, c’est une occasion inespérée, pourquoi ne pas accepter ? Je me moque du festival mais néanmoins je prendrais mon pass pour la semaine. Si je devais vous croisez au hasard d’un couloir, je resterais en retrait. Diantre ! acceptez de dîner avec moi ! Que dois je prouver à nouveau ? C’est finalement facile de rencontrer les gens, mais les trouver est bien plus difficile, j’ai fais le rêve de vous découvrir, vous êtes la meilleure chose qui m’est arrivé depuis quinze ans. Deux heures de votre temps, je n’en demande pas plus, pour évoquer tout et n’importe quoi.

Je ne pense pas que cette requête soit saugrenue, je n’y vois rien qui puisse être gênant pour vous. Depuis bien longtemps la raison domine la situation, nous ne serons jamais amant, je n’ai jamais pris au sérieux cette éventualité. J’ai l’intime conviction que je ne dépasserais pas les cinquante ans, emporté par une maladie quelconque, parfois j’envisage le suicide mais je sais que je ne le ferai pas. Les occasions d’être heureux ne serait-ce que quelques heures, sont rares. Je suis atteins par la pire des maladies : l’ennui. Ce repas est l’opportunité pour moi de passer une agréable soirée en votre compagnie. Rien d’autre qu’une simple rencontre autour d’une table. Rien ne me parait incongrue, mes sentiments sont nobles, c’est en tout bien toute honneur que je souhaite vous invitez. Un regard bienveillant vous accompagne pour toujours, je n’en demande pas plus. Quoiqu’il advienne, j’observerai avec attention votre parcours et cette rencontre sera l’occasion de mieux vous comprendre. Je suis en train de lire “ Pseudo ” de R.Gary, il est complètement déjanté, je ne savais pas qu’il avait longuement fréquenté les établissements psychiatriques. Cette écriture chaotique est absolument géniale, je ne suis qu’au début mais encore une fois très séduit par le bonhomme. C’est étrange, j’ai pensé à plusieurs reprises à mes soliloques télévisuelles, c’était carrément déstructuré et je retrouve cet état d’esprit dans son livre. Evidement je suis loin d’avoir son talent, mais sur bien des points je me suis identifié au personnage. Ne suis je pas un peu taré ? sans aucun doute, je me demande comment se termine le livre, je serai fixé dimanche soir. Un brin de folie me taraude, devrais je le retenir ? où bien essayer de passer pour la plus normale des personnes ? Je dois finalement être assez gnan-gnan pour tenter de vous convaincre de dîner avec moi. “ Don’t kill your crawling shadow …” En fait, ma folie tient en quelques lettres “ Daphné ”. J’en aurais noircie des pages et des pages pour cette créature. Elle me rend malade, j’en rêve la nuit. Un culte païen, du woodoo avec sacrifice de mouches et statuette en cire. Le personnage transpercé par les aiguilles me ressemble étrangement. Elle est mon héroïne. Une seul prise et l’on est accro pour la vie. Elle incarne tout autant les neuroleptiques, on retrouve aussitôt son état normal quand elle vient à vous adressez la parole, la chute est vertigineuse et garantis sans parachute. Je maudis ce petit écran qui l’enferme définitivement dans l’univers de la notoriété, prière de laisser son chapeau au vestiaire, la vanité n’est pas accepté dans cet établissement. Une si charmante personne jetée aux chiens, ses chères confrères. Quel métier très con. Quant on voit les critères du public dans la salle à manger, tous les jours à la même heure, il y a de quoi douter sur les aptitudes de l’homo sapiens. Heureusement en dehors de la lucarne du living room, on peut avoir des surprises. Et bien sur c’est elle la surprise. Elle dirige son bateau pneumatique à une seule rame. On la voit ici et là, intacte, lumineuse. A l’affût des nouvelles surprises qu’organisent le triste spectacle de la vie, c’est devenu flagrant, en y réfléchissant bien, j’ai tout de suite penser, “ Et bien, celle ci, elle n’est pas comme les autres ” Un ovni qui rencontre E.T, téléphone, maison. La petite tarlouze du PAF n’avait pas terminer sa phrase que déjà il cherchait dans son Petit Robert, un mot qui devait clore toute tentative de déstabilisation. “ Avenant ” C’est que même en étant le Marcel Machepro en basket, l’impartial roquet de plateau, on dispose comme les autres de ses limites et dans cet exercice la pendule sonnait huit heures. Sur tous les tons, j’ai essayé d’intervenir, dans toutes les gammes, je n’ai jamais été certain du score final. Chaque jour je le vis comme le dernier, une course de fond, j’ai misé tous les canassons de cette foutue course. A dix contre un, elle m’a lessivé, plus un kopec, rien, nada. D’autres se seraient flingués, pas moi. Vous en connaissez beaucoup des types comme moi ? Oh certes, j’ai le cerveau mal irrigué, j’ai par moments des sueurs froides, tous ces petits bonbons pour le crâne me garde en vie, sinon j’aurais déjà ouvert la fenêtre. Des tas de petites molécules qui irriguent et contrôlent des substances chimiques . Un cerveau en panne, une histoire rocambolesque illustrant une histoire en dehors de toute logique. J’avais un charisme de circonstance, je fluctuais dans mes appréciations mais elle était présente dans chacun de mes mots, j’ai déballé mon lourd fardeau rien que pour ses yeux avec quelques lieux communs. Ma chemise, mon pantalon, à ce jeu, j’ai laissé mon âme dicté ma conduite, aveugle, sourd et débile, le portrait est peu flatteur, à la limite, borderline. Je les voyais défiler dans son espace public sous la lumière des projecteurs, aucune n’avaient son élégance. Des ersatz de tous poils se perdant en conjecture sur leur petit métier. Un jour un vieux beau avec quelques restes de coke dans les cavités nasales a cru bon de lui poser une question sur sa vie privée, la Pravda à sévit dans la table de montage. Elle a apprit à ses dépens qu’il ne faut jamais tendre la main à un requin. Il ne respecte rien. Un épisode sans lendemain. Une anecdote, rien qui ne pouvait porter préjudice à la reine de l’univers, d’autres frictions, il y en a eu, mais on n’en retiendra que l’essentiel. De bon et loyaux services pour la chaîne comme pour son patron. Un peu trop d’ailleurs…mais qu’importe ses frasques télévisées, elles ne m’inspirent pas où si peu. Cette histoire doit elle rester dans le domaine du mystère, personne ne sait, un dîner, un simple dîner, un plat de pâte à la Carbonara chez moi où une cuisine plus raffinée dans le meilleur restaurant de la ville. L’impression d’avoir attendu ce moment toute ma vie est bien réelle, c’est obsessionnel depuis deux jours. Mais pourquoi exactement ? Pour la beauté du geste, pour rire, parce que parler aux murs n’est plus tout à fait satisfaisant , pour se plonger dans ses yeux, se noyer dans son sourire, pour faire un pied de nez à la fatalité.

Dans “ pseudo ”, R.Gary joue les schizophrènes au fil des pages, il raconte prendre des neuroleptiques, de l’halopéridole, pour en avoir pris au début de ma maladie, c’est bien un traitement de schizo, mais l’était il réellement ? Je ne le crois pas, demain j’aurai terminé le récit, nous verrons bien. Une rencontre au sommet au dessus de ma tête, voilà à quoi tiens mes préoccupations les plus folles, il y a de fortes chances pour que nous croisions au détour des salles obscures de Deauville, la peur au ventre je n’irai pas au devant de vous. Dans votre émission, je ne serai jamais dans le public. Vous pourrez me trouver au “ Drakkar ” entre six et sept heures , mon regard vide scrutant les passants comme une vache près d’une voie ferrée. Je suis si peu de chose. Eternel errant dans une petite ville de province, marchant vite comme si j’allais à un rendez vous. Pilier de bar, rasé de près, gentleman pauvre et paumé entretenant une réserve si peu affable, je zone ici et là dans un timing de métronome. Affligeant portrait d’un anormal, cas banal pour la psychiatrie, il voudrai encore y croire, ne serait ce que pour l’instant d’un dîner. Fantôme habité par le rêve, jusqu’à trois par nuit, son plus grand souhait à ce jour, reste une sole meunière et un peu de mènetou-salon accompagné par la Diva de l’oreillette sur la table, l’éternel angoissée ne se dévoilant qu’à moitié, mon tout et bien plus encore. Hanté à chaque seconde par sa plastique parfaite. Parasite en chef, parmi les amoureux éconduits, je virevolte autour d’elle comme une mouche, elle est ma déesse démon, elle est ma gorgone. Le temps s’est figé depuis avoir croisé son regard pixélisé, tenu en haleine par une formulation sans égale bien au dessus de ses chers confrères. Je reste statue de sel dans le labyrinthe au hasard des courants d’air, de vagues plaintes viennent à ses oreilles. Je ne crie plus très fort dans mon vertige, mon chaos. Un million d’années se dérobe sous mon poids de poussière. Je reste là, soufflant des volutes bleutées soignant mes maux avec un probable cancer. Petit soldat des mots, chair à canon de son cœur, je riposte en envoyant des lettres d’un seul teneur, je suis seul sur le champ de bataille, ma croix d’acier en bandoulière, de l’eau de vie plein la tête, baïonnette au canon, je suis bel et bien con. Dans ma mine de charbon, je creuse, à la pioche, à la pelle pour extraire des poèmes éternels, coup de grisou dans le tunnel, explosions perpétuelle, c’est fini, je ne verrai plus la pluie. Que pensez vous de ma prose à deux balles ? lamentable, l’envie est venu d’un seul coup. Je compte sur vous. A quatre heures du matin je suis toujours disponible. Sans y croire vraiment mais on ne sait jamais rien je vous le donne 06 27 24 50 03

Ma chère Daphné
Vous n’êtes pas responsable de toute la misère du monde. Je ne veux pas de votre compassion, soit ma solitude est présente, mais ne vous sentez pas obligée de satisfaire ma requête par une profondeur d’âme toute à votre honneur. Bien que j’y fonde tous mes espoirs, je ne crois pas que vous déniez dîner avec moi. Un pressentiment, un soupçon, me pousse à croire que vous n’accepterez pas. Je ne sais pas. J’ose l’espérer c’est tout. J’ai terminé “ Pseudo ” j’ai entamé “ La Vouivre ” de M.Aymé, vous êtes présente dans chacune de ces pages, c’est une délicieuse histoire avec des paysans têtues, un personnage merveilleux qui vous ressemble, je vous recommande de le lire, c’est une leçon de vie tellement les antagonistes sont saisissants de réalité. Cette lucidité que l’on retrouve chez Marcel Aymé, c’est un vrai travail de salaud qui croque avec délice la nature humaine, on est complice avec lui sur toute la ligne, c’est infiniment déstabilisant. Rien n’est tout à fait noir ni blanc, tout est en demi teinte, pas de super héros ni de super salaud, juste l’essentiel des rapports humains disséqué par un très fin chirurgien sociologue et psychologue tout à la fois. J’aime bien Romain Gary c’est un grand écrivain, mais plus grande est mon admiration pour Marcel Aymé, toutefois j’aime cette folie qui habite le premier. “ Pseudo ” est un hymne à l’abandon de soi, à l’absolu, à toute les injustices du monde, c’est une lutte de pouvoir aussi, une lutte pour la création, un requiem pour l’œuvre unique et sans égale.

Ce soir je regarde “ les ailes du désir ” de W.Wenders, c’est mon film fétiche, tout y est. Bien que je n’apprécie pas toute la filmographie de Wenders, ce film exprime pour moi une histoire simple et complète. Tous les thèmes du cinéaste y sont abordés. Un film sur la décision, sur le fait qu’aujourd’hui tout peut changer, Homère le gardien de l’histoire et de la mémoire symboliser par le vieille homme, un film sur l’action par la seule pensée. Un film ou l’on dit c’est ici et maintenant, l’heure des prises de conscience, lorsque jaillit la vie ou l’heure de la mort, un nouveau départ de chaque instant. Une ode à la poésie, un grand film. J’attend votre verdict, écoperai-je de la perpétuité où bien la tête coupée ? Dans quinze jours débute le festival, je ne me fais pas trop d’illusion, la plaidoirie est trop faible, ma cause est perdue. A moins qu’une grâce présidentielle n’intervienne et l’étincelle de la vie renaîtra de ses cendres. Je suis perdu dans la pratique des arts divinatoires, comme dit, madame Trucmuche, “ le ver de terre amoureux d’une étoile ” à la différence près, c’est que je ne suis pas un acteur, je ne joue pas. Petit stakanoviste de l’amour, celui dont la quête ne rapporte rien au politburo, je creuse à l’aveugle dans une mine de charbon. Peu de chance que Natacha ne me prenne le bras. Mon portrait sur la place Rouge, salué par tous les membres du parti. Brandissant mon petit livre rouge à la gloire de l’embaumer, à l’affût de la moindre parole du grand timonier. Impératrice de mon bonheur, bientôt peut être ils chanteront en chœur. J’ai creusé l’éthique et l’esthétique dans un roman fleuve, bravant les lois de la bienséance, j’ai dépensé sans ménager ma piètre élégance. Chef de gare de mes torpeurs, ne pas l’entrevoir provoque l’horreur, sans elle, je divague dans les Limbes, sans elle je deviens dingue. C’était mon quart d’heure en chanson, des rimes à deux balles, j’aurais tout essayé.

Et dire que dans moins de quinze jours vous serez à Deauville, vous savoir proche me rend malade, mal accompagnée de surcroît. Vous irez dormir chez l’autre brêle ? l’homme dont l’image est plus forte que sa propre réalité. Quel scandale, en faire si peu pour en arriver là. J’avais décidé de ne pas l’évoquer, je trouvais plus élégant de ne pas le mentionner. Le savoir avec vous est pesant. J’ai un faible pour les femmes plus âgées, je comprend parfaitement cette attirance, mais au final, qu’est ce que vous pouvez bien lui trouver ? Je le vois en perpétuel gamin distillant conseils et principe sur le fondement des apparences. L’art de paraître, un toutou de salon, estampillé rock’n roll, il draine dans son sillage une multitude d’auteur inconnu qui faute d’avoir le physique se réfugie derrière un porte drapeau plus médiatique. Ce n’est pas un auteur, ce n’est pas un acteur, ce n’est pas un réalisateur ou si peu. La seule chose qui lui reste c’est d’avoir été un fils de. Je crois tout de même que son éducation l’a toujours préserver des tumultes de l’existence. Un homme à l’intelligence moyenne, qui ne doit à son talent que sa naissance auréolée et à ses bonnes manières. Je ne sais pas si finalement ce n’est pas un sursaut de jalousie qui me fait devenir si sévère, je pense que non. Je suis sévère mais juste. Pardonnez moi pour cette cruelle lucidité, c’est mon plus gros défaut, cet homme ne vous mérite pas et je sais de quoi je parle. Je crois qu’il en ressort un charme incontestable mais en grattant un peu on ne retrouve qu’un vernis de circonstance multiple. Ce n’est pas que je me juge meilleur, loin de moi cette idée et puis guère élément de comparaison mais une chose égale par ailleurs, vous pourriez en avoir dix pour celui là. Autant T.Dujeon c’était une erreur, lui c’est demi échec. Remarquez, maintenant on parle de vous deux dans les feuilles de choux. Si votre concierge ne connaissait pas votre existence, maintenant elle est au courant. Avec toute l’estime que j’ai pour cette profession, je ne pense pour autant pas que cette notoriété soit indispensable. N’était ce pas pour échapper aux salons Parisiens, aux civilités biaisé par votre statut. Le retour vers la valeur du feu de bois dans une maison Normande ? Je n’y vois une fois encore que le mariage de la carpe et du petit lapin. Une bien belle carpe ma foi, qui devrait voir en moi un bien beau brochet. Laissons les poissons vivre, je n’ai pas l’âme d’une bête à écailles, vous n’ont plus du reste. Que mon style est ronflant, à vous de me prouver le contraire, je n’attend que la controverse.

Pour moi en ce moment vous êtes la Vouivre ce personnage mythologique du Jura. Elle apparaît parfois au grès des étangs une vipère la précédent. Coiffé d’un diadème, orné d’un énorme rubis, celui qui souhaite s’en emparer sera poursuivi par des hordes de serpent et mis à mort. Elle se promène ça et là au détour des sentiers et ne quitte sa pierre précieuse que pour se baigner nue dans les étangs. Une créature errant depuis la naissance de la vie. Un jolie brin de femme, un tempérament qui dépasse les âges. Ce livre est un régal, je ne saurai que trop vous le recommandez. On est très loin de Stevenson et de son “ Île au trésor ” c’est pour les petits garçons ce genre de lecture…laisse moi parler avec la dame.

Je me moque du mystère, la seule évocation de votre prénom me met dans des états digne du loup de Tex Avery, aux aboies, les yeux sortant des orbites, le moins que l’on puisse dire c’est que je suis hors de moi. Et dire que dans quinze jours vous serez dans les murs de cette satanée ville. “ so close to me ” Accepter ce dîné ! En quoi cela vous engage ? Au pire ce sera un mauvais souvenir avec un idiot du village. Deux heures, deux petites heures de votre temps en compagnie d’un malade qui absorbe tous les jours ses médicaments. Un homme qui ne vous prend pas pour un porte manteau ni pour une armoire Normande. Un homme bien réel avec ses contradictions et ses interrogations. Sept ans que je suis amoureux de vous et bien conscient que le grand soir n’arrivera jamais en dehors ce repas. Mais qu’est ce que je vous ai fait pour mériter un pareil sort ? Vous n’avez donc pas d’âme ? Une image porté par les ondes et puis point barre ? Lisse, docile et tout à la ferveur du client, jusqu'à un certain point ? Je me moque de ce que vous représentez pour le commun des mortels, vous n’êtes pas réelle pour eux, juste une belle fille dans leur salon qui pose des questions, qui minaude sous les éclairages, ils passent un bon moment, regardent vos jambes et pense à leurs femmes. Rien n’est réel, cette image est façonnée, vos toilettes sont étudiés, choisies. Je veux vous rencontrer en vrai parce que je connais votre réelle valeur et je voudrai m’assurer que je n’ai pas été dupé par la valeur du contenu. Je crois en vous, simplement, profondément, rien ne pourra me faire plus plaisir que de vous trouver. Egale à vous même, en dehors de tout cadre pouvant déformer ce que vous êtes vraiment. Vous m’intriguez au plus haut point, la teneur de ces courriers ne seront pas plus différend qu’actuellement si je vous découvrais avec un repas en plus. Qu’imaginez vous ? que je vous fasse du pied entre le plat et le dessert ! Cette situation est ridicule, je suis ridicule mais que diable, osez partager avec moi ce bon moment. Je ne vois pas par lequel principe idiot, par quelle lois ma requête soit impossible. C’est le stroumpf à lunettes qui vous conseille ? Une intime conviction ? Je ne suis pas journaliste et je m’en porte très bien, ses bons conseils je les mets aux orties, seul compte l’histoire, celle d’une grande carcasse et d’une Vouivre, en dehors de toutes considérations de situation respective, je ne vois pas ou est le problème ? Le court temps qui nous est impartie sur cette terre me rassure dans ce combat. N’auriez vous pas une once de curiosité à mon sujet ? Vous ne trouvez pas la vie parfois un peu compliqué ? Etes vous humaine ? Devrai je en douter après tout ce que j’ai lu ? Autant de question qui reste en suspens alors que rien n’a été réellement avoué. A votre avis, j’existe ou je fais semblant ? Je me cache derrière mon clavier ou je fais le guignol pour mon prochain film avec un collègue ? Allons un peu de sérieux, mes sentiments sont sincères, entiers, je ne pourrais vous mentir et c’est un exercice est un peu limite. Je n’attend qu’une chose, votre appel téléphonique, quelque soit la raison, quelque soit l’heure, quelque soit le motif, d’ailleurs. Qu’est ce qui vous retiens ? un a priori ? Arrêtons de transiger dans le néant, il me faut une réponse claire et précise. Me laisser sous terre n’a rien de satisfaisant pour vous comme pour moi. Pourquoi ne pas accepter cette maigre requête ? Faites moi toucher la vérité, cette unique chose, cette singularité. Je ne serais que bienveillant, un être sage et conciliant. La vie n’a qu’un aboutissant nous mourrons tous c’est entendu, de ce fait nous sommes d’accord, il ne nous reste que le décor. Alors soyons un peu fou, notre vieillesse n’en sera que plus douce. Il est tard je suis fatigué mais pour l’amour du ciel, acceptez, c’est une simple requête, j’y donne toute ma foi dans les astres et pour Elisabeth Tessier. Hé hé. Je ne crois plus en Dieu, il est mort, je ne crois qu’en vous, illustre femme vestale au prénom mythologique. Rien de plus ne me fera plus plaisir, ma vie est morne et sans joie, sans cette étoile dans laquelle j’ai donné vie. Non, sérieusement qu’est ce qui vous empêche d’accepter ? J’ai beau me creuser la tête, je ne vois pas. Vous êtes si inaccessible ? si précieuse ? Qu’imaginez vous ? que vous vous donniez à moi ? Je ne suis pas si exigeant. Je comprendrais que nos sorts soient différend “ le ver de terre amoureux d’une étoile ” comme disait cette madame Trucmuche.

Ma chère Daphné,
J’ai une drôle aversion pour ce que je vous fais parvenir. Un style lourdingue, je radote comme un vieux gâteux et une quantité qui n’a rien de qualitatif. Je ne sais pas écrire et la verve d’un R.Gary où d’un M.Aymé m’est complètement étrangère. C’est immensément difficile de trouver les mots chocs ; il me faudrait seulement une once de talent pour donner sa juste valeur à l’océan de bon sentiment que je voudrais vous témoignez. Mes deux lettres précédantes sont épouvantables, je sollicite toute votre mansuétude pour ne pas tenir compte de ce fatras de phrases inconsistantes. Je divague, je suppute des situations, j’erre dans ce dédale ou à chaque tournant, vous m’apparaissez, majestueuse, unique, resplendissante de mille feux. Jamais une femme n’a produit un effet pareil dans mon existence. Je reste pantois d’admiration devant votre hallucinante beauté et ce redoutable sens de la répartie qui n’appartient qu’à vous.

L’étrange sentiment qui me raccroche à vous est confus, j’ai l’impression d’avoir tout dis et tout à la fois j’ai des montagnes de questions qui me viennent à l’esprit. Des mots prétextes qui n’ont qu’un but, vous surprendre et susciter en vous un soupçon d’intérêt. Je vous imagine mutine, je suis un bien triste personnage, pas bien délirant, quoiqu’il m’arrive d’être parfois assez cornichon, proche du débile moyen, serait ce suffisant pour vous faire rire ? ou sourire tout au moins. L’approche du Festival du film Américain me met dans tout mes états, je renoue avec les salles obscures, chose que j’avais partiellement abandonné dans ma période rurale imposé de fait.

Voici cinq jours que j’ai terminé “ La Vouivre ” Ce livre est éblouissant par son charme et son tact. Un délicieux récit dans la campagne de l’entre-deux guerres, disséquant des états d’âmes propre aux gens de la terre. Une étude des mœurs et des coutumes aux rapports complexes mais parfaitement relatés avec intelligence et humour. A chaque page, je vous ai identifié à la Vouivre, c’était plaisant de penser à vous lorsqu’elle apparaissait.

Je n’attend plus votre appel, je n’y croyais pas de toute les façons. Insister ne sert à rien, vous devez posséder un bon nombre de raisons qui me sont inconnus. Tout ce serait déroulé dans la simplicité. Vous ne pouvez répondre à chacune des requêtes qui sont probablement innombrable et de ce fait, je comprends aisément que ce dîné était une pure folie de ma part. Vous vous seriez peut être ennuyée, je ne sais pas. Je ne le saurais jamais. Nos destins ne se croiseront pas. Je continuerai à regarder avec plaisir vos émissions, mais je m’interroge encore en ce qui concerne mes courriers futures. J’ai besoin de faire un “ break ”, ces missives intimes ne mènent à rien. Dans tout ce que je vous raconte, il n’y a rien que je ne sache déjà, vous en faire part ne vous intéresse pas. C’est avec un réel plaisir que j’ai ouvert mon âme et mes ressentiments, maintenant, il me semble avoir tout dit. Mes efforts ont étés vains pour vous rendre plus proche. J’observe un constat d’échec, je n’ai jamais vraiment attendu quoique ce soit, j’aurai voulu être submergé par la surprise. Les gens sont si prévisibles et vous n’échapper pas à cette règle, bien plus encore avec ce soupçon de notoriété que votre travail vous procure. Ce silence si pesant m’est insupportable mais je suis résigné et conscient que votre décision est sans appel, je l’accepte malgré tout, elle est sans doute irrévocable. L’élan qui a motivé toute ces lettres, s’estompe peut être, il est trop tôt pour le dire, mais la stimulation n’est plus la même, je conçois que mes rêves illusoires et dérisoires étaient impossibles. Je n’ai pas le goût de l’amertume, il faut savoir se faire une raison et je ne regrette rien. Sur la forme, beaucoup de chose aurait pu meilleure mais sur le fond je suis en parfaite adéquation avec moi même. Parfois maladroit, parfois pertinent, ce condensé de jus de crâne s’est déroulé dans la joie et la bonne humeur. Comment il aura été perçu, ceci est une autre histoire. Etre dans votre intimité, partager quelques rires absurdes plein de futilités, voici ce que j’aurai voulu vivre et bien plus encore. Je garde en mémoire l’image de cette jeune femme aussi carrée que les quatre coins de ma télévision, aussi belle qu’un jardin en fleur, une excellente professionnelle qui quoiqu’il advienne fera battre mon cœur et retiendra bien plus que mon attention, lorsque je l’écouterai dans ses émissions. Il faut savoir tourner la page, c’est peut être l’instant adéquat. Gardez à l’esprit ces quelques lettres écrites dans l’allégresse du départ sans retour, une ode à l’amour platonique, peut être du gnan-gnan à l’image du rédacteur. En pensant à vous, j’ai toujours pu garder le sourire, mon petit nuage a toujours été douillet, ce fut très agréable. A bientôt peut être.

Salut Daphné,
J’ai décidé de te tutoyer, c’est mieux ainsi, comme une vieille copine, puisque de toute façon jamais nos chemins ne se croiseront et qu’essayer de te séduire est vain, je ne vois pas ce que ce ton familier changera dans cette relation à sens unique. Nous allons faire comme si, nous nous connaissions depuis l’enfance, ce n’est pas la peine de me téléphoner et de raccrocher ensuite que cela soit par une assistante où par un type. Des amabilités, toutes Parisiennes tu te les gardes, je n’attend rien, je ne veux rien, écrire m’occupe tout au plus et la seule chose que je regrette c’est de ne pas être à ta place, quoique…Enfin bref je t’écris parce que cela me fait plaisir et le reste je m’en moque. Point barre. Toujours avec ta brêle de service ? Ton Antoine ? L’homme avec une image resplendissante, celle qui est si peu mérité. Est ce que vous avez conscience que tout ceci est du vent ? Une petite image toute façonné, un puzzle de petite chose qui fait de vous un mauvais tableau reconnu par la France entière. Toute ta notoriété, tu la dois à ta rigueur professionnelle et à ton physique, ce n’est pas difficile de bien faire son boulot. La buraliste, dans le tabac ou j’achète mes clops est mignonne et rend bien la monnaie, elle a autant de mérite que la première des potiches venues. Attention je ne crois pas que tu sois une simple potiche, je n’ai pas dis cela. Mais avoue que c’est facile de faire de la télévision, n’importe quel abrutis à les moyens d’obtenir de la notoriété si il ne se débrouille pas trop mal. Un seul mot dans votre milieux “ l’opportunisme ” ce sont des rencontres qui font ce métier. Le reste n’est que paillette et trucages. Je le sais bien, c’est à ce sujet que s’est porté mes études. Du vent, de la pacotille, pour le téléspectateur lambda, pour l’hyperplouc, “ t’es bonne ! t’es pas un thon ! Elle a la classe, Daphné ” Ca te fait quoi d’être une semi réalité ? Plus encore que maintenant tu défrayes la chronique avec Antoine. Lui, il est aguerrit de ce genre de leurre. L’art du paraître, ça il connaît, c’est d’ailleurs cette seule spécificité que l’on peut lui attribuer de bien gérer. En dehors de sa petite image, il n’y a rien, mauvais acteur, piètre réalisateur avec que des navets à son actif. N’est pas bon acteur qui veut, ça ne s’improvise pas et cette réflexion m’est venu à l’esprit alors que tu jouais dans “ le train ” la très chiante quotidienne caricature de pseudo réalité. Tu penses dupé les téléspectateur, si tu fais une mauvaise prestation ? Certains peut être mais pas tous. Oh moi je t’aime bien, tu sais que je suis toujours indulgent à ton égard. Mais ôtes moi d’un doute, si tu n’avais pas eue une notoriété aussi importante notoriété véhiculée par la télévision, aurais tu acceptée de dîner avec moi ? Je pense que oui. Ce n’est pas grave du tout, je m’en moque complètement au final. L’important c’est que tu m’entendes. Les journalistes sont des pourris, je les maudit, à mes yeux ce sont des ratés. Je n’ai qu’une vague estime pour les politiques, les écrivains et encore. Je me demande ce que tu penses de ta petite notoriété de merde, te satisfait elle ? Il faut bien faire avec, quel métier de con ! J’étais à l’ouverture du festival, hier soir, les gens se comportent comme des crétins, il fallait entendre les cris de la foule acclamant les vedettes sur le retour. De la poudre aux yeux, les jeux du cirque, je ne comprendrai jamais les gens. Quel mascarade pour une industrie telle que le cinéma pas plus terrible que l’habillement où la musique. Une vulgaire industrie avec son économie et ses profits, Adam Smith avait raison "Ce n'est pas de la bienveillance du boulanger que nous attendons notre pain, mais de son intérêt bien compris" De là à être séduit par le fameux 7 eme art, merci pour l’instant “ the matador ” est un navet. Juste pour le jeu des acteurs qui ont oubliés la caméra l’espace d’un instant. Je me demande comment sera ton émission l’hebdo cinéma, la première sera diffusé à partir de Deauville, hum ne compte pas sur moi pour faire la claque dans les gradins, trop peu pour moi. Il doit falloir une bonne dose de concentration avec le direct mais à partir du moment ou l’on connaît son sujet ça roule. La prochaine révolution se fera sur le net, elle est d’ores et déjà sur le net, les modes de diffusion et la création. Dix ans encore et la télévision ne s’adressera plus qu’aux blaireaux, pour lesquelles ce dont ils ont besoin ce sont du pathos et du sensationnel. “ incroyable mais vrai ” fera toujours un carton car c’est simple à comprendre. Un secret pour les masses, un programme au cognitif faible et on retient les foules. Planque tes “ schtards ”, minaude à l’écran, fais ton job et tu as toutes les chances de rester à l’écran. Ce n’est pas les questions que tu poses qui te feront remarquer, c’est les réponses que tu obtiendras. Si tu te plantes, ce sera dommage mais sans appel, quoiqu’avec une émission pré-enregistré tu ne prends aucun risque.

Hier soir j’ai vu “ Broken flowers ” de J.Jarmush. Quel navet, sans rythme, une intrigue vague. Comment ce film ait pu obtenir un prix à Cannes. C’est incroyable, sidérant. J’avais pourtant bien aimé “ Stranger than paradise ”, “ Down by law ” “ une nuit sur terre ” “ Dead man ”, mais là il a touché son point d’incompétence, son film est vraiment pas terrible, mais comme d’habitude la famille “ schwartz ” criera au génie. Ce matin j’ai assisté à la projection d’un documentaire sur le plus grand flop du cinéma produit à Hollywood “ Heaven’s gate ” Un film qui devait coûté au départ à United Artist 12,5 millions de dollars et finalement atteindre 35 millions. Le rêve de M.Cimino qui souhaitait faire de l’art. Le ton moralisateur de la fin m’a déplut. Imaginez que le cinéma d’auteur était terminé, que plus jamais les studios ne feront plus confiance en un seul homme, se refusez à admettre que ce réalisateur est un mégalomane dangereux, un petit dictateur près à couler une boite pour son petit ego de merde, c’est dingue. Pour seule conclusion, c’est un artiste, son film était bon et ce n’est pas de sa faute…On croit rêver, même à Hollywood, on marche sur la tête dans ce milieu. C’est curieux dans les salles, à certains moments, les gens rient et je ne comprends pas pourquoi. C’est sensé être drôle, impossible de décroché un rictus, les gens sont bizarres, à croire qu’ils prennent tout au premier degré. Pendant le documentaire c’est pareil ce sont les vilains studio et les méchantes critiques qui ont détruits la carrière de ce génie. A la fin, certains applaudissent…renversant. Inimaginable, bon d’accord la maison mère de UA a vendu la boite et gagné en 48 heures avec la bourse ce qu’elle avait perdu avec ce film, mais tout de même, c’est incompréhensible. Avec cet argent d’autres films auraient pu être financés, 35 millions c’est assez conséquent et M.Cimino a dépassé les bornes avec son comportement infantile. Enfin une grande joie, je viens de voir “ Grizzli man ” de W.Herzog, il signe ici un grand film, une satyre amer sur les civilisations modernes. J’ai adoré, d’une part car c’est une réel prouesse technique de filmer avec des animaux et par ailleurs c’est un film grinçant sur l’être humain en particulier ceux nés après 1970, écolo, révolté, en décalage avec le monde et qui s’invente un Graal. Il finira dévoré par un ours dans une nature dont il se sentait si proche, ayant oublié que dans cette même nature, les prédateurs existent depuis le début de la vie. L’acteur est remarquable, l’histoire originale et elle remettra, peut être les idées en place à tous les post hippies de la planète. Les mêmes que j’ai croisé ici et là, mes chers amis les bobos en sandales Quicksilver fustigeant l’église et votant socialiste, ils mangent bio et passaient leurs vacances en Indonésie avant le tsunami. Les plus jeunes, ceux qui ont 20 ans à l’heure actuelle c’est encore pire. Les enfants des bobos de 40 ans c’est inimaginable, merci l’éducation nationale, canal + période Lescure/de Greef et merci tonton, quel bel héritage. Heureusement, cet état de fait, une chose égale par ailleurs, est mondiale mais n’a pas échappé au regard lucide de W.Herzog. Ce film est génial.

Présentatrice vedette, voilà ce que tu es devenue. Je me demande ce que tu en penses. Et toute ces gens qui en veulent plus. Tu m’intriguais, j’ai essayé. Je me suis planté, remarques je n’y croyais qu’à moitié, mais bon c’est peine perdu, maintenant j’en suis certain, le grand soir n’arrivera jamais. Nous ne jouons pas dans la même cour de récréation, j’ai toujours été sous le charme mais au moindre faux pas je serai sévère mais juste. Déjà tu changes de case après l’affaire Arthur et L’organe est-ce une cause réelle ? No compromise today and tomorrow too. Tu voulais de la sincérité, tu vas être servie, petite rigolotte. Je n’ai que ça à faire à mes heures perdues. Les emmerdeurs sont nécessaires à la bonne marche du monde, comme dit S.Bern. Je souffle le chaud et froid sur ta petite vie bien peinarde qui ne repose que sur un nuage cathodique. Pourquoi n’écris tu pas un livre ? Manque de capacité ? L’envie te manque ? Pas le temps ? Le tout est de savoir si l’on écrit pour soi où pour les autres. J’ai opté pour une lectrice, en l’occurrence toi. La seule fille pour laquelle j’ai beaucoup d’estime. Le reste c’est du biscuit pour la foule. Tu es magnifique c’est un fait, tu n’es pas idiote, mais compte sur moi pour oublier ces deux choses et te traiter avec une impartialité totale. Je ne suis pas dupe face à l’image que tu as façonné et qui je crois ne te ressemble pas tellement. Je suis persuadé que tu es la première à t’étonner aux réactions que tu provoques, tu es trop cérébrale pour trouver cela normal et je te donne raison. Dans tes moments de solitude, je te sens toute petite fille et j’aime ça. Bourré d’interrogations, je me demande d’ou ça viens. Tu vois un psychiatre, je trouve cela intéressant, les gens bien dans leur peau m’ennuient, j’aime ces fêlures de l’âme, ces doutes, une quête vers la vérité intérieure. Ce besoin d’oreille attentive est une course vers l’autre ce qui nous rends profondément humain, parfois un peu trop. Tu n’es pas comme les autres, c’est ta différence et ton recul sur les choses qui font que je t’apprécie autant. Bien que tu sois une petite garce qui m’a renvoyé dans les cordes plus d’une fois, je ne t’en porte pas grief. Tu fais un métier qui ne peut répondre à toute les avances, les plus nobles soient elles. Qu’importe la porte ! tu me lis c’est déjà bien, je n’en veux pas plus. C’est incroyable sept ans après le même mec, à déblatérer ses conneries sous toutes ses formes. Je suis quand même un tantinet grave. C’est la tête, docteur ! Et cet Antoine, tu préfères les imbéciles, peut être ? avec des cuillères en argent à la naissance. Les vieux t’attirent ? j’ai un faible pour les femmes d’un certain âge qui s’entretiennent correctement, nous devons avoir ceci en commun. Gérontophile, il ne manquait plus que ça. Tu dois quand même apprécier son côté un peu rocker des bacs à sable, les camarguaises et le blouson de cuir, pas bien rasé, les rouflaquettes. Génération Balavoine, le rock FM, un peu sale mais pas trop, ce n’est pas ce que je déteste le plus chez lui mais ce n’est sûrement pas un philanthrope, un petit snob tout au plus, brassant un peu d’air pour la forme. Vois tu un guide en lui ? Serait ce ton Pygmalion ? Dans ce monde de paparazzi cachés derrière les arbres et cette planète ou des obsédés en veulent à ta petite culotte en t’envoyant un abondant courrier, tu as trouvé un gardien qui pour te séduire t’as donnée des conseils, sur la conduite à adopter ? Facile, remarques, il a de la bouteille, ce vieux pourri connaît les ficelles de la longévité que ce soit vis à vis des employeurs comme des clients. Je le dis sans haine, c’est juste un constat. Je me permet de juger, maintenant que je sais que je n’obtiendrai pas plus. Je ne mens que par omission, un peu comme toi dans ton genre. Tu dis ne pas apprécier la bienséance, préférer l’incongrue. Je change de style, voilà tout. Cherchez tes contradictions ne ressemble à rien, je ne suis pas doué pour ceci et reprendre ce que tu as signé dans un de tes bons jours de bonté pour un journaleux, ne m’intéresse plus. Un papier dans la presse disparaît très vite même si c’est important. L’important c’est ce que l’on retient. En juin dernier j’ai ris devant mon poste alors que Antoine était interviewé par Michel à l’occasion de Solidays. Il parlait sur le genre du public qui venait aux concerts. Texto : “ on l’imaginait internaute, replié sur lui même alors que ce n’est pas du tout cela ” Je suis certain qu’il pensait à moi, je ne sais pas ça m’a fait un truc inexplicable. Oh pour avoir entendu parler de moi, ses oreilles sifflent encore peut être. Quelques soliloques, des textes écrient en dix minutes, puis la découverte de l’amour courtois, un brainstorm de tous les instants, je suis loin d’être replié sur moi même actuellement, certes un peu asociale mais qui ne l’est pas ? Le schizophrène est très à la mode en ce moment, ce mot se vulgarise et associé à tout et à n’importe quoi. Les scheez ! Les skizos, “ hey quoi toi ! ! ! t’es skizo ? tu veux que je te coupe la tête ? ”, bientôt dans vos salles obscures…Psycho de R.Gary traite de la folie, mais sans réellement la connaître, cette folie a toujours provoqué une certaine fascination, si ils savaient…En théorie on doit entendre des voix. (Jeanne D’arc est la première schizo de l’histoire, ça s’est mal terminé avec l’évêque Cochon, ils ne s’entendaient pas). Des voix qui vous donne des ordres, des missions, ce sont des hallucinations sonores. Pour moi je n’ai rien entendu et pourtant je suis encore à l’écoute, en revanche j’ai eu des hallucinations visuelles, une fois dans un buisson j’ai vu un aigle, stylisé comme sur les papiers à entêtes de la Komandatur époque Adolf, avec à la place de la croix gammée le logo Mercedes, un cercle et une étoile à trois branches. Je ne sais pas ce que ça veut dire mais sur des plaques de H d’un kilo, j’avais vu le logo de la firme Allemande en empreinte sur la résine. Ce jours là j’étais dans une de mes terribles crises, mais c’est un souvenir plaisant. A part ça, je n’ai rien vu d’autre et rien entendu d’intérieur. J’ai imaginé que j’étais “ the big guy ” un peu mégalo et parfaitement parano. Non je le regrette, la schizophrénie n’a rien d’exotique, ni de merveilleux, encore moins de génial. Le plus dure, je crois c’est la rigidité affective. On n’est peu enclin à la compassion, ce qui pousse parfois les malades à tuer pour le plaisir, comme c’est le cas à Pau. On côtoie aussi un prix Nobel de physique, R.Nash ce qui est flatteur. 1% de la population mondiale est atteinte et l’approche de la maladie est très diversement accepté par les pays du tiers monde et les pays plus riches. Gourou où malade, c’est selon. J’ai vu trois films aujourd’hui.
Je n’ai pas envie de parler cinéma aujourd’hui. J’ai déjeuné au Ciro’s aujourd’hui avec mes parents et un couple d’amis. Je me suis régalé, carpaccio de turbo en entrée, sole grillée en plat et ananas rôti, le tout arrosé par un Menetout-Ladoucette et un peu de champagne. Que c’était bon ! je crois que si j’avais les moyens, je l’adopterais bien comme cantine. Alors que je me rendais sur le bord de mer, j’ai fais un micro trottoir, interviewé par une équipe de TPS, j’ai répondu à leurs questions, elles tournaient autour de Ron Howard. J’ai été nul, comme d’habitude…Je m’en moque sur TPS personne ne me reconnaîtra et je serai si peu vu. La caméra m’impressionne j’ai beau la fixé je n’arrive pas à être naturel, c’est finalement une habitude à prendre, rien de plus, à prendre comme un sport intellectuel. J’ai vu ma psy ce matin, après lui avoir dis que j’écrivais beaucoup je n’ai pas osé lui dire à qui, elle n’a pas besoin d’en savoir plus, c’est mon jardin secret. Je crèverai jeune, je n’envisage pas la soixantaine, d’un truc ou d’un autre je finirai par une crise cardiaque fatale, mon au revoir, l’ultime souffle qui s’évapore. La seule chose qui me fait penser que je ne me suiciderai pas c’est le fait que je suis un curieux, j’attend toujours le lendemain pour savoir de quoi il sera fait. C’est une méthode comme une autre pour rester en vie. Et toi envisages tu le suicide, parfois ? tu n’a pas le temps d’y penser tu es trop occupée. Je pense à R.Gary, le suicide de Jean Seberg puis le sien après une vie bien chargé, l’intelligence, la reconnaissance, son ultime rapport au lien public, sa volte face avec Emile, je me demande si il n’a pas voulu atteindre le soleil lui aussi et puis un jour il s’est dit “ pff à quoi bon ” et puis zou. Je me demande dans quel état d’esprit je serai quand mes proches ceux que j’aime auront disparu. J’étais un taré de la guerre étant enfant, Action man, maquette d’avion, chars et puis j’ai terminé P4 quinze ans plus tard. L’armée c’est extraordinaire comme élément sociologique, tu vois le réel panel des individus en France. Tu croises des abrutis, des voyous, des cas cliniques, des prétentieux, des victimes, des vrais fous, des gentils, des salauds et tous les métiers du monde. J’ai fais deux mois c’était suffisant, je ne regrette rien, une expérience unique, sublime. J’étais à Contrexeville dans les Vosges, globalement un bon souvenir. Bon je te laisse infâme garce, je ne devrais pas parler ainsi à la dame, je sais, mais c’est mon nouveau mode opératoire et évite de me déranger par téléphone. J’ai horreur de ça.

Christophe vs Alexandre

Salut Daphné 
Ne m’en veux pas, je sais que tu es très occupée, j’ai beaucoup de temps libre alors je t’écris et c’est un plaisir infini. Je viens de parcourir le site de Canal, dans lequel ce trouve des informations sur tes deux émissions. Sur tes photographies, d’ailleurs pas très bonne, tu affiches un petit air sévère, devrais je t’appeler Maîtresse ? Cela s’adresse à qui ? Tes fans en mal de photo dédicacé ? Diantre que l’institutrice est jolie habillée par une paire de lunettes ! C’est ce que je me disais quand j’usais mes fesses sur les bancs de l’école, “ so far ” Je trouve ces deux photos très marrantes, on dirait Miss Pickwick, la prof d’anglais, une vieille fille qui fouettait les élèves et donnait des images aux fayotes. C’est dingue, ta petite image plaît drôlement aux homo, femmes et hommes réunis, un brin de sophistication professionnel, une allure et tout de suite, ils arrivent comme des mouches, vertes pour les homo, bleues pour les hétéro. Je ne suis pas dupe, tu dois être plutôt marrante comme fille, cet air sérieux et sévère c’est pour la galerie, tu n’es pas à la ville ce que tu es à l’écran, et heureusement. Qu’est ce que ça bosse à la dir’com de Canal, c’est le résultat de ton abondant courrier ? Une étude minutieuse ? Un travail d’expert ? Pff, on t’a dit de ne surtout pas sourire et tu n’as pas sourie. Bizarre. C’est vrai que pendant un moment j ‘avais mis les formes d’usages, le vouvoiement, ect ect, pas tellement comique le type, un peu trop effacé, se trouvant gêné dans les entournures, mal à l’aise, doutant d’un peu de tout. J’opte pour une ombre plus taquine qui m’a toujours accompagnée dans mes relations avec le sexe opposé. Je t’aime bien, j’ai essayé, j’ai échoué, nous voici maintenant sur un terrain parfaitement neutre, je sais, comme O.Besançenot que le grand soir n’arrivera jamais. Il faut savoir se faire une raison, c’est accessoire, inutile. Ce qui nous ramène à une situation bien plus saine, ce n’est pas que j’avais perdu mon libre arbitre mais je t’ai ménagé plus qu’il ne le fallait.

J’ai vu “ Bodysnatcher ” d’A.Ferrara, nul, zéro, no comments. Mais aussi, “ Pretty persuassion ” pas mal, un film sur la perversion à Los Angeles à travers une adolescente de 15 ans. Intéressant, cynique, et un bon instantané de la vie à L.A, c’est assez drôle et tragique à la fois, mais ça reste du cinéma.

Je viens de voir “ Bee Season ” Pas terrible quand un couple d’homo se lance dans un scénario à deux, (mais le sont ils vraiment ?) le résultat est lamentable, l’histoire tirée par les cheveux, vraiment très décevant. Le film qui m’a le plus marqué reste le documentaire de W.Herzog “ Grizzli man ” j’espère qu’il obtiendra le prix de sa catégorie. Remarquable de maîtrise, dés qu’il sort en DVD je me précipite pour l’acheter. Je me sens si proche de cette histoire. Mes ours finiront ils par me dévorer ? nobody knows.

J’ai 39 ans aujourd’hui, c’est un peu difficile mais ça fait 39 que ça dure, je commence à être habitué, chaque année c’est la même chose. Et toi ? sur les planches pour le week-end, probablement. Seras tu seule aux commandes de L’hebdo Cinéma ? L’année dernière tu partageais le fauteuil avec C.Desplaces, et c’était réussi. C’est bien d’être en binome sur une émission, peut être parfois contraignant mais comme j’ai pu le remarquer, efficace. Quand on n’a des choix à faire c’est toujours rassurant de pouvoir mettre à plat ses idées et les partager. Surtout pour une entrée dans la matière comme tu le faisais pour +clair, au début. J’ai vu “ Edmond ” cette après midi, un film pathétique qui explique la chute d’un homme l’espace d’une nuit. Flippant. Il ne faut jamais avoir à faire avec la police où la justice. Ce film est bouleversant, le moindre dérapage et la vie s’exprime et devient implacable. Une sacré dose d’humour noir mais un film saisissant. Pas mal.

J’ai suivi avec attention +clair ce midi. Florence est très loin de ce que tu étais à ce poste, elle est présentatrice cela s’arrête ici. Je la trouve un brin ordinaire et pas suffisamment judicieuse, j’ai passé un bon moment, sans plus. Alors ma petite tyranausorette du paf, dans les starting blocks pour ta nouvelle émission ? Je pense que cela va être bien, je le pressent et je te fais confiance, tu ne laisseras rien au hasard. Casse lui les pieds à cette sacro-sainte famille Schwartz du cinéma français si contente d’elle même, si corporative et qui ne manque jamais de l’ouvrir pour dire une connerie. Des moyens, des bobos comme je les maudit ceux là, entretenus par Canal Plus pendant de si longues années et ils s’étonnent de la baisse des fréquentations en salles. Ca sent fort dans le cinéma français, je ne les aime pas sans raison. Je ne suis certainement pas sans contradiction et mon niveau d’analyse est sûrement moindre que les gens que tu côtoies tout au long de l’année où dans le courrier que tu reçois, mais certaines personnes m’horripilent et je me fais un devoir de te faire part de mes coups de cœurs comme de mes remarques plus cinglantes.

J’ai évidemment regardé avec beaucoup d’intérêt “ L’hebdo ” Bien, pas mal du tout, je l’ai regardé deux fois de suite, intéressant, je reste sans voix. Tu as vraiment l’art et la manière de poser des questions, tu rebondis bien sur chacune des réponses, c’est un talent qui m’est totalement étranger, je ne le découvre pas, je savais bien que tu préparais avec soin tes émissions, je m’en rends compte une fois encore. Bien ton interview avec C.Bouquet, elle semblait un peu confuse dans ses explications, on sent un montage chirurgical, non ? “ Of course ” J’ai apprécié le passage sur J.Jarmuch bien que je pense que “ Broken Flowers ” soit une daube totale. Il n’aime pas son personnage, je me demande ce qu’il pense de son film, hors caméra. C’est bien de faire un portrait pour l’ensemble de son œuvre, de rappeler ses films qui sont au demeurant assez bluffant. J’écoute en boucle la B.O de “ Mistery Train ”, j’adore. J’aime bien J.P Jeunet mais vraiment, son envolée lyrique sur le sujet récurant que les distributeurs n’aiment pas le cinéma, ça a tendance à m’énerver. Encore un petit roitelet avec du talent certes qui fustige l’aspect commercial du cinéma. En tout cas le producteur des manchots je l’ai trouvé très bien, quelle culbute avec un budget de trois millions de dollars ils en récoltent pour l’instant soixante six, arg c’est dingue, là ce sont les distributeurs qui ont donnés une chance de gagner le jackpot et c’est réussi. Le cinéma est une industrie comme une autre. Dans le textile, il y a le prêt à porter, la haute couture, la mode où l’air du temps. Je ne m’offusque pas de la place de l’argent dans ces secteurs. Mais comme je l’ai entendu dans ton émission, un pays qui n’a comme valeur “ L’argent et le cul ” il serait temps de s’inquiéter. J’avais déjà cette impression dans les années quatre vingt lors de mes voyages au USA, je crois que cela soit encore pire aujourd’hui. La disparité des salaires est telle que l’on rencontre des gens très riches et une pauvreté extrême, on l’observe d’autant plus avec les événements de Louisiane. Les premiers méprisent les seconds, c’est indéniable mais leur éducation judéo-chrétienne les pousse à se sentir responsable des gens pauvres (gala de charité sur toute les chaînes, Opra Winter, Céline Dion avec son numéro et j’en passe) la sécurité sociale est absente, ils sont tous concentrer sur eux mêmes et refuse une certaine curiosité sur le monde en général. Des ploucs pour la majorité mais néanmoins sur le tas, il y a aussi des gens intéressants mais d’un cynisme ahurissant. Je ne les portes pas dans mon cœur pour les avoir approché de près, quelle bande de cow boy, de pionnier avec leur pelle et leur couteau Suisse, partout où ils se rendent sur la planète, ils sont en terrain conquit. Ils cassent, nous réparons, ils cassent, nous réparons et ça dure depuis soixante ans.

Voilà deux mois que mon site est en place, je le met à jour tous les mois mais ce n’est pas si simple de trouvé de la matière à proposer. Des sites intéressants il y en a des milliers, j’en vois beaucoup, peu retiennent mon attention. A souligner tout de même, une excellente web-radio : “ Radio-404.org “   Mes statistiques sur mon site sont bonnes, j’ai 27 visites en moyenne par jour. Environ 9000 hits par mois, mais c’est encore trop tôt pour en tirer des conclusions. Ce que je peux dire c’est que c’est finalement la page sur les jeux qui bénéficie de la plus grande audience, étonnant, non ? Je suis le premier surpris ce n’est pas ce qu’il y a de plus pertinent. La partie vidéos aussi obtient un bon score, là je suis plus convaincu. Bon je vais te laisser pour le moment car je dois m’en aller pour la clôture du festival du film Américain de Deauville, tout à l’heure je pourrai t’en dire plus sur mes premières impressions.

Le résultat du festival, je ne peux rien dire de réellement objectif, en dehors du grand Prix attribué à “ Crash ” les films récompensés, je ne les ai pas vu. “ Crash ” oui bof quoi dire, ce n’est pas énorme, cela ressemble à une série TV bien ficelée, ce n’est pas un film extraordinaire, loin de là. Les gentils et les méchants ne sont pas ou ont les attends et puis quoi ? Next, il faut avouer que le jury composé de “ Christophe ” a été influencé par “ Les experts ”, “ NYPD blue ” et autres “ 24 heures ” Juste une bonne série, rien de plus. Le reste des films récompensé je ne les connais pas, je me demande pourquoi j’ai pris un pass pour ne voir que la moitié. Néanmoins je regrette que “Edmond ” n’a pas obtenu de prix et la grande déception est pour “ Grizzli Man ” qui est à découvrir absolument.

Il est quatre heures du matin, je n’arrive pas à dormir, cela fait deux heures que je suis réveillé. J’ai regardé “ On ne peut pas plaire à tous le monte ”, il y avait un gugusse avec un écran sur la tête qui ayant créé son blog sur le net, présentait son livre. Incroyable, il se dit cadre je le soupçonne agent de maîtrise, mais 30 000 visites pas jour c’est conséquent . Son genre est infect, disserté sur l’étron qui flotte dans la cuvette des WC est minable et quand il fustige les techniciens du web, j’ai pensé un moment faire passer mon téléviseur à travers la fenêtre. Quel naze ce type, mais qu’a t’il fait pour mériter un succès pareil, les mêmes blaireaux qui font l’audience de la TV on finit par les retrouver sur le net, c’était prévisible, mais c’est aussi un parfait outil décentralisateur et pour les plus petits c’est un moyen de montrer, de vendre, de diffuser. Le net est une révolution perpétuelle, nous ne sommes pas au bout de nos surprises, avec les courriers que je t’ai fait parvenir j’aurai pu en faire un blog, cela ne m’a pas effleuré une seule seconde, un vulgaire blog à la con pour raconter quoi au final, cela ne regarde que toi et moi, personne d’autre, je n’écris que pour toi. Un truc qui m’énerve c’est le journaliste qui à propos du reportage sur Deauville, trouve que le cinéma Américain “ affiche sa schizophrénie ” Diantre, on galvaude, on distord, on interprète, on le place à toutes les sauces mais à la fin, en connaît il la définition exacte. La schizophrénie c’est un “ brainwash ” la drogue la plus puissante que je connaisse. Moi aussi je l’affiche ma schizo, cette vieille salope m’accompagnera jusqu’à l’au-delà et je lui en voudrai pour toujours de ne pas m’avoir raté. C’est un élément créatif mais tellement destructeur que je préfère un semblant de normalité et une médication astreignante sinon c’est le chaos le plus total. Une fois encore je suis subjugué par ta prestance comme par ton physique si avenant, la femme parfaite dans toute sa splendeur, un magnifique tableau sur le plateau. Deux femmes éblouissantes de beauté, C.Bouquet et toi, je te rassure tout de suite tu as bien plus de charme que Carole avec où sans schtards sur le front, c’est curieux pour l’une comme pour l’autre, on a entendu les mêmes conneries du début, femme froide, méprisante, je crois que c’est un vieux fantasme de mec de vous jugez ainsi, n’est ce pas maîtresse ? Je suis loin d’être un adepte de la cagoule et du collier de chien, mais je sais que cela existe chez des tarés au fin fond d’une cave. C’est bien que vous soyez à trois sur la production de “ L’hebdo ” Comme disait Bismarck : “ Dans une situation à trois, il faut toujours être l’un des deux ” Une responsabilité partagée est bien pour faire des choix, confrontés ses idées, un mini “ brainstorm ” permanent qui fonctionnait parfaitement sur +Clair et qui commence pas trop mal sur l’hebdo. C’est curieux que Capa interviennent sur la rédaction Une remarque, ne soyez pas trop “ speed ” dans les commentaires sur les reportages, les gens sont des veaux, ils leurs faut un rythme à la C.Chazal, en ce qui me concerne je m’en moque il me suffit d’appuyer sur “ rewind ” mais pour les autres c’est un autre problème. Alors on avait le trac pour la première, tu t’en aies très bien sortis, je suis certain que l’émission aura son petit succès et la profession dans son ensemble en fera des louanges. Ne les égratigne pas trop, tout de même. Autant tu pouvais pousser au “ crash ” vis à vis d’un P.Amar où d’un B.Tapie, mais là c’est un peu plus délicat, mais l’art de la négociation, tu connais, je n’ai pas de dessin à te faire. J’ai le sentiment dans cette lettre de t’avoir ménagé, je ne triche pas et si je n’ai rien à redire à propos de “ l’hebdo ” c’est parce qu’il n’y a rien à ajouter. Je ne flingue pas pour le plaisir, je trouve mon texte moyen, nous ne sommes pas tous les jours percutant, je suis donc en baisse de régime. Je reprendrais le cour de la conversation dans une lettre hebdomadaire. Mon emploi du temps a été un peu chamboulé par le festival mais compte sur moi pour continuer à m’exprimer sur “ +Clair ”, “ ONPP ”, ”Le grand Journal ” et bien évidemment sur “ L’hebdo ”. Bonjour chez vous.

Salut Daphné,
Je dois être à ma quatrième lecture de “ l’hebdo cinéma”, sans parler des retours en arrière. Je m’interroge. Je me demande si moi aussi, je ne fais rien comme tous le monde. C’est infiniment égocentrique mais la séquence sur J.Jarmuch, elle me parle. Je ne délire pas, je sais bien qu’il est prévu dans ce genre d’émission qu’un maximum de gens doivent s’identifier au sujet d’un reportage. Ne rien faire comme tous le monde ? C’est ce qui en fait toute sa diversité. Nous sommes tous unique. Ceci peut être une forme de snobisme. Je crois que c’est plutôt flatteur, le ton du sujet sur Jim l’était. C’est un grand cinéaste mais j’ai le regret de constater que son dernier film m’a laisser froid. J’ai peut être changer, mais je n’aime pas non plus le personnage central du film. Ma démarche telle que je la présente, que ce soit sur la toile où dans le courrier que je t’adresse, je ne pourrai le faire comme tous le monde, c’est intrinsèque chez moi. A quatorze ans je portais des Doc Marteens, une veste trop grande et je singeais les groupes de ska du moment, Madness, Specials, Selecter. A seize je suis tombé dans le panneau des sports d’action, avec un look que je te laisse deviner. Mais la Porte de Champerret ce n’est pas Nothing Hill ni Venice Beach, j’en suis revenu de mes fadaises. Reste le personnage quelques années plus tard, un peu plus abîmé mais toujours avec cette peur d’être identique au voisin. La maladie est peut être une cause. A l’heure des blogs à tout va, sur tous le monde, par tous le monde, je n’écrie que pour une seule lectrice. Je préfère la qualité à la quantité et les 30 000 visites de l’autre connard de service, il se les gardes. Je ne m’adresse pas à n’importe qui, ces textes sont mes seules liens avec l’extérieur où presque. Tu es une femme d’exception. Je ne pourrai pas t’expliquer pourquoi j’agis ainsi. La vérité est à l’intérieur de toute ces pages. Depuis le début. Dans ce que j’ai fais jusqu'à présent sur le web notamment j’ai toujours essayé d’avoir un semblant d’originalité. Pour mes projets, si un étudiant où un sauvageon tombe dessus et que cela peut l’aider à rédiger, mon but est atteint. Pour la sélection des sites, c’est un vrai plus, a quoi cela sert il d’avoir le monde à porter de souris, si ce n’est pas pour savoir ou aller ! ? Ni commerciaux, ni pour les branchés, je sélectionne des sites qui me ressemble, des passionnées avec quelque chose à présenter, à montrer, à écouter. Je tente de satisfaire une communauté, si je pouvais atteindre cent connectés par jour, ce serait déjà bien, mais j’en suis loin. Je repense à mon clip sur Cegetel, il ne ressemble à aucun autre, mais je n’ai aucune chance de remporter quoique ce soit, je le savais dés le départ, ce n’est pas de l’art mais dans cet exercice hybride le fond et la forme ne font qu’un et le web deviendra un robinet à images tôt où tard. Si tu ne prends pas un tant soit peu de recul dans ce que tu fais, tu es condamné à rester à faire comme ton voisin. Je vais te dire un secret : “ ça me fait chiez de faire comme tous le monde ”. Dans ce que je t’ai écris, je ne sais pas si j’ai fais comme tous le monde. Cela serait embêtant pour moi, je me sentirais coupable de ne pas avoir essayé d’être différend des autres. Je dépense sans compter lorsqu’il s’agit de t’adresser la parole, je t’ai dans la peau, je ne vois aucune autre explication. C’est d’ailleurs assez paradoxal dans la vie courante, je suis légèrement en retrait, j’écoute, j’analyse, j’essaye de trouver des révélations inavoués, je ne communique qu’avec parcimonie, c’est une des faces de ma personnalité que j’aimerai gommé. Mon frère en revanche est un orateur extraordinaire, il sait parler de tout avec une dextérité à toute épreuve. Avec toi, je ne sais pas, je suis passé par toutes les phases, tantôt petit comique, tantôt schtroumpf à lunettes, donneur de leçons, taré dans les grandes lignes, vieux copain, soupirant désemparé et j’en passe. Ne rien faire comme tous le monde, mais tous le monde ne fait rien avec moi, où si peu. Tu es très entourée, sûrement sollicitée par le tout Paris, qui n’attend qu’une seule chose c’est de t’avoir dans un dîné en ville, c’est sûrement agréable pour une personne vaniteuse, bien que je pense que tu ne le sois pas. Toutes ses relations biaisé par le seul fait de ton métier. Des dragueurs de peu d’envergure attendant un soupir, des demandes en mariage par paquet de douze. Je n’envie pas cet état de fait, tu dois donnée beaucoup de ta personne. Donc, par ce simple truchement tu es astreinte de ne pouvoir faire comme tous le monde, enfin c’est ce que je crois… J’aime le tumulte de la ville, j’en ai besoin, voir des têtes anonymes, assis au bar du “ Drakkar ” m’est indispensable deux fois par semaine. Pourtant j’aime mes moments de solitude derrière mon ordinateur, t’écrivant où zonant sur le net, avec pour seul choix difficile, trouver à mettre dans la platine CD, un disque qui m’accompagnera dans cet exercice. C’est marrant j’ai pris ce passage dans ton émission comme un réelle question qui m’était posé. Toujours complètement bargeot, je prends tout au pied de la lettre comme si tu me lançais des défis imaginaires.. Il m’a semblé intéressant de répondre tant bien que mal à ton clignement de paupière du lancement de la séquence. J’ai pris ça pour moi, comme un con ou un malade, au choix, peut être les deux ? En fait j’ai surtout trouvé ma lettre précédante très mauvaise, j’avais remarqué le reportage, mais je ne voulais pas y croire, attention je ne me prends pas pour Jim, c’est plaisant de faire des parallèles saugrenues, décalés et de se prendre, ne serait ce qu’une fois pour quelqu’un d’important. Je m’aperçois que je viens de dire une énormité, mais n’est pas schizo qui veut. En effet ce statut d’handicapé mentale m’offre à loisir de me prendre pour ce que je ne suis pas. Ce rapport à la folie pure totalement déraisonnable est agréable l’espace d’un instant et je prendrais comme tous les soirs ce qui me rattache à la réalité, mon traitement, ma béquille. Cette contrainte pour rester dans la normalité est insupportable aux yeux d’un créateur, indispensable dans le regard que tu portes sur moi.

Ma chère Daphné,
N’insistes pas trop quant un de tes invités à des réticences à donner une info. “ C’est Moby Dick ? Regardez moi dans les yeux c’est Moby Dick ? ”, “ A la louche, à la louche ? ” Un fois ça va, on a comprit. Pour clôturé le propos, tu pourrais conclure par “ Bon puisque vous ne voulez rien lâcher ”, avec un soupçon de regret, je ne sais pas, tu choisies… mais évite la répétition. J’ai vu “ Kiss, kiss, bang bang ” vas s’y c’est divertissant, et pas mal du tout. Si plusieurs m’énervent, d’autres me surprennent, c’est le cas de la petite tafiole officiel du Paf, visiblement son rapport avec les hommes a évolué, sans nul doute, la période ou il mordait l’oreiller est terminé. Je ne l’aimais pas, mon opinion sur lui s’est transformé, de là à en faire l’éloge, n’exagérons rien. Une fois de plus, la bonne cliente est de retour M.Bernier déjà présente en juin revient pour mettre de l’ambiance sur le plateau de ONPP. La revoir pour Noël, est ce envisageable ?. Toujours avec ton blaireau ? Serait ce lui le bouffon bourrin du cinéma français ? Ca ne te déranges pas de t’afficher avec ce lourdeau. Moi j’ai une histoire, pas lui. J.Joubert en mamie Nova, voilà qui lui va à merveille. J’ai honte pour toi. Fais lui mal, soit sans indulgence, il ne le mérite pas, soit sans pitié pour Pine d’huitre, il me fait penser au personnage de Jim. Soit impitoyable avec ce minable et son coussin péteur. Et dire que tu l’as présenté à ta famille, à tes amis en Grèce. Il fallait peut être qu’ils jugent par eux mêmes, sans doute ? Je ne sais pas. C’est un mauvais souvenir, un petit gosse de rien du tout. Le sang où le mérite il faut choisir. J’ai vu “ the ballade of jack and rose ” une film sur l’œdipe, ne fait pas l’erreur de l’héroïne, je ne m’en relèverais pas, je n’envisage pas le pire mais c’est tout comme. Respire l’idée que tout dans ce monde n’est dirigé que par un simple snobisme. Les traces affectives dirigent le monde, choisit le meilleur, ne soit pas endormie par la médiocrité, leurs positions n’est qu’un créneau, une niche, ne tombe pas dans le panneau. Je sais de quoi je parle, ne m’arrache pas le cœur, j’en crèverai. Tu t’es inventée une romance à deux balles sous les objectifs des appareils photos. Il est temps pour nous deux de passer à la vitesse supérieur. V comme vitesse, avec ses temps morts et ses séquences rapides. Moi c’est bon, enfin je crois, je suis près à pousser le manche vers un avenir que je veux complet, sûr et serein. Peu de risque que je m’égare, je connais mon sujet comme si c’était un frère. Pas une once de parano, ni de mégalo, j’ai appris que tous les jours est un nouveau combat. Le canular des débuts sont très loin, je ne me rappelle pas avoir signé quoique ce soit, mes textes du début sont une imposture. Elles existent sur le net, je n’en ai que faire. Ces textes ne m’appartiennent plus. Pour Lescure et Chirac, j’invoquerai la maladie ce sera épatant pour l’histoire. Yvonne, mon amour infini, en direct dans “ closer ” sur le net. Ha, ha ha. Non je plaisante. Un espoir pour tous les autres. Dans mon building, ils sont nombreux les laissés pour compte. Je pense à eux. Sans cynisme, sans pitié. Pour le geste. J’ai peur qu’il ne pollue ton air cette chiure de mouche, ce lamentable pitre. Il me pollue, il m’indispose, nous avons besoin d’air, l’avenir c’est nous. Je ne tiens pas à m’encombrer, d’un vieux garçon sur le retour, base le, direct, net, sans bavure et prend le soin de lui dire ce qu’il exprime à mes yeux. Un gogo, une larve, sans avenir, avec ce qui lui reste de cartouche. Il ne comprendra pas, j’y mettrais ma main au feu, mais pour l’exemple, pour l’histoire, qu’il se souvienne de la mère de ses enfants. Qu’il aille au diable, lui et sa petite conne de fille. Je ne veux pas de bon copain qui tienne, un adieu définitif, net, précis, sans espoir de retour, qu’il reste avec ses “ potes ” à faire du vélo, avec celui qu’il a dans le crâne, cela fera deux bicyclettes. Comment as tu pu avec ce vieux beau ? je préfère ne pas le savoir, je ne savourerai que l’ultime séparation, le reste qu’il y réfléchit, si toutefois cela lui ai arrivé une fois dans sa vie. Ce vieux pourri, cette ordure prêt à l’invective lors de mes soliloques, qu’il vienne à vouloir à en découdre, ce morpion. La crème Mont Blanc, ha , ha ,ha, ce minable qui tient sa réputation sur un nez rouge et une perruque tout en récitant les textes d’un autre. Une larve, un cloporte, digne cracheur dans la soupe pour un peu qu’il soit remis à sa place. Qui d’autre aurait pu convoqué les nullards avec leurs appareils photos ? De quoi relancer une carrière pour le moins, nauséabonde…Je le maudit qu’il disparaisse de mon monde, je ne veux rien en souvenir. Je ne veux rien de son monde, je me suis toujours demandé ce qu’il exprimait pour moi. Je ne te portes grief de quoi que ce soit mais vire le de notre planète, tu me feras plaisir. Cette anecdote de jambe en l’air aura eu le bon goût de te faire passer à la vitesse supérieure dans le cadre des tabloïds à la con. Ce sera extraordinaire. Unique. Lumineux face à ces quatre mois que tu oublieras comme moi j’ai oublié mes fréquentations de jeunesse. “ Love lace a gogo ”. Un gogo, un lapin dans le chapeau, il nous aura rendu bien service. Maintenant à toi de sortir du lac et remettre à sa place notre pigeon de service. Ne fait pas dans la compassion, soit brutal et agis sans ménagement. Il ne le mérite même pas. Déchire le ce charlot. Sois impitoyable.

Bon je vais m’arrêter ici sur le registre des peines de cœur nécessaire. Reprenons sur une attitude plus cordiale. Tout d’abord J.Jarmush les extraits de ses précédants films sont marquants “ Do you know my poetry ” et il tire sur le shérif de mes deux, le cow boy de situation. Les temps morts, Jim est une référence sur ce sujet, j’avoue avoir utilisé cette technique dans ma pub pour Cegetel au début comme à la fin. Inconsciemment ? Le sujet l’imposait de fait, je ne me suis pas posé de question. Le reportage sur le festival Deauville, bien traité avec profondeur, il me parlait. Intéressant comme analyse, bon les poncifs sur W c’est ce que veulent entendre le public. Ca n’en reste pas pour autant faux. A quoi l’avenir ressemblera il ?. Il y aura des combats de mastodontes robotisés qui s’affronteront dans les réseaux, des entreprises internationale fourbissant leurs messages pour plaire aux individus, quelque soit le secteur d’activité les grandes entreprises auront leurs propres programmes sur le net. Nos amis les ours boufferont des petits “ Treadwell ” Un nouveau flux pour la création et pour tous le monde où presque, des tirs de lasers dans toutes les émissions apportera un sens critique nouveau à la planète entière. Des IP-TV sur tous les coins du net, des home cinéma chez soi avec des écrans larges et épais comme un tapis. Des “ Set Up box ” dans le salon qui seront multifonctions, X-box 900 par exemple. L’audiovisuel sera prépondérant, les marques (nos amis les ours) rivaliseront de dextérité pour séduire du nord au sud de l’est à l’ouest. Pas si différend que ce nous connaissons aujourd’hui mais avec plus de matière. Pour tous les goûts et en se déchirant dans des luttes cérébrales à l’échelle de la planète. Des films d‘entreprises blockbuster en téléchargement gratuit directement sur des sites d’entreprises. Possible. Evidemment ce que j’avance ici est purement spéculatif, une étude plus approfondie pourrait étayer mes propos, je me demande si je ne vais pas faire dans le bénévolat auprès de ton patron. Sur ce sujet je crois qu’il est très mal conseiller, une bande de nuls à première vue avec vrai, faux, peut être, site à la noix. Il y aurait pourtant à faire. Forcement, accompagné par une bande de cruches, il peut toujours attendre un résultat correct. Mon approche est pragmatique, empirique, mais je ne suis ni devin, ni gourou. Mes réflexions reposent sur du concret, de la matière grise et ça ce paye. De passé à la théorie à la pratique, cela me semble envisageable, et je ne cracherai pas sur un poste. Lequel c’est à négocier. Hey cock sucker ! tu ne veux pas apprendre à mettre en ligne ton blog à ton image ? c’est extrêmement simple je te donne tous les outils et tout mon savoir pour lui apprendre à gérer un blog perso. Il ne va pas passer par un skyblog, weblog, 20six, ou par une boite à la con. Ce que je lui propose c’est de la haute couture, du fait maison.
N’oublie pas de mettre à la porte, ton comique troupier, tu me feras plaisir. Je t’embrasse.

Ma chère Daphné,

C’est avec plaisir que j’ai regardé “ Vendredi Pétantes ” ou tu étais présente. S.Bern s’est prit une bonne rafale d’entrée de jeu. “ montrer ses fesses dans Paris Match… ” Je ne disais rien d’autre il y a quelques années, mais c’était bon que tu lui rafraîchisses la mémoire. Les gens du show bizz sont tous des cinglés, des branques, la moindre notoriété leur monte à la tête, comme un verre d’absinthe. C’est sidérant, affligeant. A.Wizman est complètement à la masse, il me faisait pourtant rire pendant “ la grosse boule ” sur Radio Nova, c’était une autre époque. Dans ces moments la plupart du temps, j’étais sous l’emprise du H, il en fallait peu pour me faire sourire. Quelle triste clown cet Ariel. Je me souviens d’Ariel la Vizirette, ce sobriquet lui va à merveille. Chez T.Ardisson, il se targuait d’avoir fait des “ études ” pour le poste qu’il occupe maintenant, je me demande à quoi peuvent t’elles bien lui servir dorénavant. Un dandy décalé pas très vigousse, avec un humour qui commence un peu à dater tellement les ficelles sont éculés. Un comique de répétition. Remarques, pour trouver un quelconque intérêt à passer des disques dans une soirée Parisienne, il doit avoir probablement un diplôme. A moins que cela soit la musique qui lui soit monté à la tête ? avec son fameux groupe, parlons plutôt d’association unilatérale, pour au final un résultat plus que médiocre. J’ai rarement eu l’occasion de rencontrer une petite personne aussi porté sur son nombril. Rédacteur en chef, d’Univers Interactif, il avait le recul d’un chef de gare avec une nonchalance “ Je m’en foutiste ” tout à fait déplorable. Le succès de cette feuille de choux n’a pas marqué les esprits et ce pastiche de “ Wired ” n’a pas fait long feu. Son parcours mégalo dans les galas et autres cocktails mondains lui vaut maintenant une carrière de mouche du coche, S.Bern en fait les frais, ce qui dans ce genre de programme donne une touche de : comment dirai je ? “ Hype ” Qu’ils la gardent leur tendance, je regarde l’émission pour l’épisode de “ Chez Maman ”, le reste je zappe. Enfin bref, tu rayonnais de splendeur hier soir, comme d’habitude. Tu me subjugues littéralement, tout ce que tu fais remarquer est juste, simple, limpide, brillant. Un ovni sur la planète du paf, c’est dingue, tu es tout ce que j’ai toujours recherché chez une femme. J’ai l’impression de te connaître depuis l’enfance, il règne chez toi une empathie qui me touche en plein cœur à chaque fois que tu prends la parole. C’est extraordinaire de t’entendre dans ce panier de crabes des gens de télévision, des personnages femmes et hommes de la sphère publique. Je n’ai jamais vu cela, ni ressentie une émotion pareille. C’est abracadabrantesque, je ne soupçonnais pas qu’un jour je puisse sentir dans une telle osmose avec une personne. Sublime ! Il n’y a pas d’autres termes. Très à l’aise ce qui ne gâche rien, tout ce que tu as dis je voulais l’entendre. C’était un régal. A 37 ans, tu es resplendissante, quoiqu’en pense qui que ce soit. Nous sommes jeunes, quarante ans est un cap, certes. S.Bern s’étonne surtout que tu ne sois pas encore mariée, c’est l’impression qu’il donne. Tu l’as vivement remis à sa place en souriant, parfait. Ton acteur préférée ? ha, ha, ha ce n’est sûrement pas l’autre brêle, pour conclure en beauté, elle est un peu dure de la feuille, cette femme, monsieur Wizman, n’est ce pas ? ! Terminant avec panache sur : “ Quelle vie privée ? ”. En effet, laquelle ? celle que tu partages dans les tabloïds à scandale où dans le secret de tes lectures. Mystère. Ton poste sur +Clair ne te manque absolument pas et tes invités non plus, ça en dit long sur ce que tu penses d’eux et de leurs frasques. C’était sans appel, le ton, la réponse tranché, net et précise évoque le regard sans complaisance que tu leurs portes. Nous sommes deux à penser à l’identique. Je les méprise. Voteras tu en 2007 ? je suis content d’apprendre que oui, reste à trouver pour qui. Vraisemblablement, nous aurons l’embarras du choix. Ta carte de presse, ta carte orange, ta carte d’électeur,  je ne savais pas que tu prenais les transports en commun. Bon point si cela est le cas et si c’est une forme d’esprit pour évoquer la vie publique, hé hé, j’en souri. Dans ce paysage ou le moindre singe savant présente une émission, tu revendiques ton statut de journaliste, j’ai toujours un peu de mal avec cette profession, mais tu sors tellement du lot que cela ne me dérange plus de te l’entendre dire. Tu rehausses le niveau. Evidement ils ont essayés de t’épingler avec l’usage intensif de la Psy. Une fois par semaine c’est suffisant. Le divan comme thérapie existentielle, je n’ai rien à y redire, ma santé en dépend. Tiens d’ailleurs je suis sous Prozac, ma psy m’a trouvé dépressif aux dernières nouvelles. Il n’est pas faux que tu me manquais terriblement, deux mois sans te voir cela commençait à faire long. Je t’aime et savoir que cet amour est vain me glace le sang, je préfère ne pas y penser. Parfois j’ai quelques soubresauts qui m’entraînent à penser que tu vas mettre de côté ton amourette de pacotille avec l’autre zig. Quoiqu’il advienne ce n’est pas un type pour toi, tu mérites mieux, ça ne fait aucun doute. Imagines, une psychanalysée, un schizophrène, quel couple détonnant et atypique. Une belle histoire d’amour en tous cas. Pendant le festival, ils repassaient “ un homme d’exception ” j’y suis allé bien que l’ayant en cassette, je pensais à nous, je pense à toi tous le temps, c’est insurmontable et je ne le partage avec personne. Je n’ai que faire de cet écran qui te donne une notoriété relative, c’est désintéressé que je te fais parvenir ces missives, j’ai juste envie de faire des choses avec toi, sur ou pour l’écran, d’ordinateur ou de télévision, voir de téléphone mobile. J’ai l’impression que tout ce que j’ai pu faire jusqu'à présent est la somme de tout ce que nous pourrions faire ensemble. Ce n’est pas une partie de poker, je ne joue pas, seul l’amour dicte mes pas. C’est une belle histoire rien ne nous sépare, il suffirait de peu pour que nos âmes s’emmêlent, se chevauchent pour ce qu’il y a de meilleur. Je n’ai pas l’intention de faire du bénévolat pour M.O.Fogiel ni lui apprendre comment faire un blog avec l’argent qu’il gagne, s’il veut s’offrir le travail d’un informaticien il le peut. Au diable cette idée. Je ne veux rien de ce monde, j’ai tourné autour, il ne m’inspire que très peu. Seul, toi, me donne matière à imaginer un paradis terrestre, vécue à l’unisson. En dehors de toi, je les maudit tous et depuis 98 j’ai peu changé d’optique à quelques nuances près. Tu n’étais pas à Deauville, cet histoire de repas était idiote alors que j’attend tellement plus. Je t’aime tellement et c’est un doux euphémisme. Tu es la femme de ma vie, le peu que je connaisse de toi me le fait croire, si nous devions nous rencontrer, je te laisse imaginer ô combien, je serais comblé. Tu es si…  “ parfaite ” que s’en est incroyable. Nous sommes fait l’un pour l’autre, j’en suis persuadé, j’en ai l’ultime conviction. Je suis dingue de toi, ton prénom résonne dans ma tête toute la sainte journée et la nuit tu es présente dans mes rêves. Tu ne me crois pas sincère ? J’ai tout à te prouver, je le sais bien, pas une seconde ne passe sans que je pense à toi, tu es l’objet de toutes mes attentions et je tiens à toi comme à la prunelle de mes yeux. Eloigné de toi, la vie me semble insipide, sans saveur. T’écrire me transporte dans un bonheur indicible. Est ce un regard furtif et distrait que tu portes sur toutes mes lettres ? Je ne le saurai peut être jamais mais je me fais un devoir d’espérer qu’un jour nos cœur battent ensemble à l’unisson. Ne pas oser l’imaginer serait une cruelle erreur de ma part. Y croire berce mes rêves, d’un plaisir infini. Tu fais partie de mes proches, au même titre que ma famille, les êtres qui me sont le plus chère au monde. Je ne veux personne d’autre que toi, je l’espère de toute mes forces, la seule évocation de ton prénom est ma raison de vivre. Ma vie s’articule autour de toi 24 heures par jour, 7 jours sur 7, sans interruption. J’ai une multitude de question et l’espace d’une vie n’est pas suffisante pour toutes les énumérer, je serai ton plus grand allié, ton confident, l’éminence grise qui jaillira de nos cerveaux respectifs nous conduira à l’excellence, vers les chemins de la perfection. Nous formerons un couple unique, lumineux. Je n’aime que toi. Je n’aimerai que toi. J’ai regardé “ l’hebdo ”, le mot “ culbute ” dans ta bouche m’a particulièrement mit dans tout mes états. La séquence “ cinébuzz ” est celle qui me parle le plus, parmi toutes. “ Schizo après une tragédie ” La maladie se déclare vers vingt ans, ce n’est pas un choc psychologique, la plupart du temps à la naissance on présente déjà les caractéristiques qui deviendront des symptômes apparent. Pour l’instant on ne connaît pas les causes. Faut il vous faire un dessin, messieurs ? Comment avez vous pu penser que je reste dans ces bois ? J’aime cette très chère collaboratrice, à mes yeux il n’y a qu’elle, jusqu'à mon dernier souffle. C’est ainsi, je n’y puis rien changer. Comment auriez vous pu en douter mademoiselle ? Les choses étant ce qu’elle sont, j’ai viré ma cuti depuis bien longtemps, les fautes de goût sont maintenant très éloignés de ma petite personne. De fou furieux avec son téléphone portable, je m’inscris maintenant dans une normalité plus tranquille. J’étais, l’espace d’un court moment à l’assaut du château qui détenait la princesse de mes rêves. Vous voilà rassurez ? Ma raison est une chose qui a, à certains instants passés, défaillit, devrez vous me le rappeler sans cesse ? Jusqu’à la Saint Glin Glin ? ! En tout cas j’ai beaucoup aimé les extraits de “ Moi, toi, les autres ” voilà un film qui me tente. Malheureusement pour le moment, bien que je crois que nous ayons une vie qui nous attende, je suis dans l’incapacité de te téléphoner, le choc serait trop fort, je ne sais pas, je n’ose pas. Ne cherches pas une explication, cela me semble insurmontable, je suis tétanisé à l’idée que tous mes espoirs volent en morceaux. Deux essais, deux échecs, comprends que je puisse avoir envie de ne pas avoir mal. Suis je complètement malade ? A mille lieues de la réalité, me raccrochant à un rêve comme à une bouées de sauvetage. Je m’interroge. La seule chose dont je suis certain c’est l’amour que je te portes. Il guide mes pas dans cette obscurité. Dans cette demi teinte, je fais un pas en avant et deux pas en arrière mais l’essentiel est que tu saches que je te suis fidèle, comment pourrait il en être autrement ? Tu es si parfaite, je n’en reviens pas, je n’imaginais pas qu’une femme puisse à un tel point me mettre dans un état pareil. Tu respires le bon sens, tu es magnifique, tu me subjugues littéralement., tu m’envoûtes. Je subodore, j’essaye des pistes jamais certain que cela soit l’ultime vérité. La seule certitude est l’amour qui me transporte et me donne des ailes. Depuis le début, à travers tous mes textes, j’ai toujours voulu te plaire. Du fax :  “ j’aime Daphné reporter ” à cette présente, j’ai toujours agis afin d’obtenir tes faveurs. Un amour sans bornes, sans limites. Tout ce que je veux c’est être avec toi, même te sentir dans une autre pièce me comblerai de bonheur. Tenir le cap, chaque lettre est une nouvelle étape, mon amour est comme un feu ardent qui ne faiblira jamais, le combustible est l’oxygène que je respire. Cette source incandescente lumineuse est toujours présente dans mon cœur, dans mon âme, dans mes tripes à chaque instant. Tu es la seule, élue de mon cœur, pas de ballottage incertain, pas de bulletin blanc, je vote pour toi à chaque élection, la présidente de mes rêves. Une reine, ma reine, notre royaume ou le soleil ne se couche jamais. Resplendissante comme un astre immortel. Les mots me manquent pour te décrire, combien à mes yeux, tu es si importante. Je voudrai tant, par mes gestes te faire part de mon amour, toutes les occasions seront bonnes pour te prouver par des attentions affectueuses, l’exact reflet de mes sentiments. Dévoué corps et âme, je te vénère plus que tout. Je me convertirai pour toi si tu me le demandais. Tu es tout pour moi, j’ai l’impression de te connaître depuis des lustres. Une âme sœur comme si tu avais été présente depuis le début, j’ai appris au fil du temps à te découvrir, jour après jour, tu m’as éblouies. Pas une ne t’arrive à la cheville, il n’y a aucune autre femme dans ma vie, il n’y en aura pas d’autres. Je t’ai chercher partout. Je sais désormais que tu es la femme de ma vie, le verdict tombe, implacable destin qui me raccroche à toi, comme une sentence merveilleuse des plus douces et des plus voluptueuses. Ne suis je pas un peu gnan gnan ? A te trouver toutes les vertus de l’univers, j’en fais peut être un peu trop ? Tu peux compter sur tout mon amour. Je ne plaisante pas, j’ai dans la tête des montagnes de question à ton sujet, ma réponse tu l’as connais. Je te suis tout dévoué, ma dévotion pour toi est sans limites et je n’ai jamais ressenti une telle ferveur à l’égard d’une femme. C’est de l’hypnose, de l’amour divinatoire, y portes tu encore attention ? Je ne le sais pas, je n’ose pas imaginer le pire, ce serai comme un coup de poignard, une balle doom doom, le sol se déroberai sous mes pieds. Le chaos, le vertige s’abandonneraient à moi pour le restant de ma vie. Cette perspective je ne veux pas y croire. Je t’embrasse.



Ma chère Daphné,
Bonjour, tout d’abord une petite remarque sans importance, il y a quinze jours dans “ vendredi pétantes ” tu employais le mot :  “ viduité ” pour qualifier la télé réalité. Or ce mot désigne un état de veuvage et non pas le vide ; vacuité comme l’a reprit S.Bern aurait été plus approprié. C’est drôle de te prendre en défaut de vocabulaire, tu as manqué une occasion de te taire ; dans la même émission tu parlais de catharsis, c’est un peu ce que je fais ici régulièrement. Elément libérateur, je m’exprime sans retenu dans un déballage que je juge parfois obscène. Oublies tout ce que j’ai pu te dire de farfelue ou que tu trouves délirant et il ne restera pas grand chose après le tri. Parlons d’abord de notre mariage et de nos hypothétiques enfants, je crois que c’est la chose la plus dingue que j’ai pu inventer, je peux attendre longtemps ta réponse. C’est un beau film, certes mais c’est l’immersion dans la tête d’un détraqué. Je suis timbré, je vis par procuration à travers toutes ses pages, à l’affût d’un bonheur irréel. Oh je ne suis pas violent, un gentil maboule qui attend après les tribulations d’une journaliste à la télévision. Rien de très original ni de très important. C’est le constat d’échec d’un homme de quarante ans que la maladie a marginalisé, petit à petit. Je me sens bien seul, l’avenir me semble bien sombre et plus globalement dans la famille c’est la Bérézina pour l’ensemble. Bon pour moi, ça ne va pas trop mal, ma psychiatre m’a prescris un seul médicament au lieu de deux, je suis sous Prozac actuellement. Je suppose qu’elle pense que je suis dépressif, ce n’est pas complètement faux, mon moral oscille entre deux pics. En dehors de toi rien ne m’intéresse. Je ne gère pas trop mal ma schizophrénie, en dehors de mes écarts te concernant, tout est à peu près normal. En fait je n’ai jamais eu une vie aussi agréable depuis le début ou presque. Pour bien faire, il me faudrait une compagne, j’ai fais deux tentatives, résultat deux vestes, courtoises mais sans appel. Toutes les relations que j’avais ne sont qu’un triste souvenir, si malgré tout le bilan est positif par certains aspects, ce n’est pas encore le Nirvana, j’attend la femme qui me fera l’effet d’une bombe, elle n’est peut être pas très loin, ce n’est pas un rêve lointain, je l’espère de tout mon cœur, implorant le ciel avec ferveur. Bien que je sache que ce n’est pas toi, elle attise cependant tout mon intérêt. Je ne peux pas me prononcer plus en avant mais le peu que je connais d’elle me laisse pantois et attentif pour le futur. J’ai révisé mes ardeurs à la baisse et si je trouve une femme qui m’aime pour ce que je suis, rien ne me rendra plus heureux. Tu ne devais être qu’un rêve dans la tête d’un malade touché par le charme d’une jolie femme avec, ce qui ne gâche rien, de l’esprit. Onze millions de célibataires en France, celle que je convoite l’est aussi, nous pourrions former un couple heureux. On n’y est pas encore mais ce serait peut être salvateur. Je n’arrive pas à décrire ce que j’ai pu t’écrire de délirant, il y avait les soi disant messages subliminaux que tu m’envoyais, les morceaux choisies. Tu as du rire plus d’une fois en me lisant, ce sont les tribulations d’une âme errante, rien de très intéressant. Pfff, ce n’est pas si grave, l’espace d’un instant j’y ai cru et alors ? mon intégrité mentale est elle remit en cause ? J’ai aimé m’inventer des histoires, j’ai osé croire des choses et puis quoi ? Tu me prends pour un taré ? Cela me fait une belle jambe ! J’ai d’autres soucis, t’écrire est un loisir, j’en ai le temps, c’est un privilège. Alors de là à me dire que je suis un dangereux dingue c’est un peu “ too much ” je ne suis qu’un pauvre type qui s’ennuie voilà tout. Je ne vois rien d’autre. Ce que tu en penses ne m’empêche pas de dormir, j’imagine que tu me prends pour un détraqué intrinsèque, un être plus sensible que les autres, c’est ma maladie, je ferai avec pour le restant de mes jours, je n’ai pas le choix. Ce monde est un bordel, un peu d’amour parmi cette décadence n’a jamais fait de mal à personne. Je viens de regarder “ l’hebdo ” je n’ai pas grand chose à rajouter. Je n’y ai décelé aucun message qui me serait destiné. Suis je sur la voie de la guérison ? Je n’extrapole que peu. A quoi bon remuer ces crécelles dans ma tête, alors que nous resterons des étrangers l’un pour l’autre pour le restant de notre vie. Il passe “ la Vouivre ” lundi sur F3, je regarderai. Je penserai à toi, évidemment. La solitude, cette après midi me submerge, j’ai le moral à plat. Toutes ces pages ont été rédigées dans la douleur, dans la perspective de jours meilleurs. Je t’ai souvent parler du bonheur que cet exercice provoquait chez moi, en fait, un profond vague à l’âme m’a accompagné au fil de ces lettres, un satisfaction relative me gagnait après les avoir postés. C’est le besoin du devoir accompli. T’écrire est un besoin, te séduire un désir, cet harcèlement sensuel ne mérite pas la prison, c’est plaisant et à la fois cruel car je sais qu’au final c’est d’un œil distrait que tu liras ces lignes. Je ne t’en veux pas, je ne suis qu’un pion, une erreur dans le fracas de la vie. Pardonnes moi de te faire perdre ton temps si précieux pour me raconter ainsi. Je n’en suis pas à mon coup d’essai, mes psaumes existentiels étayent la discussion depuis le début. Je suis désolé de te faire part de mon sombre profil mais je n’ai rien à cacher et c’est une libération de me montrer sous cet angle, avec ses faiblesses et ses interrogations. Tu as de la chance, tu sais, un physique splendide, un cerveau sain et bien remplie, un job que beaucoup convoite et chose merveilleuse, cela t’amènes à voir du divertissement ou de la matière grise, en pleine action. Tu l’avoues de manière très simple et cela ne t’échappe pas. Tu es une fille vraiment bien, je tiens à ce que tu le saches. Je me demande ce que je représente à tes yeux, un pauvre type ? Un quidam parmi tant d’autres qui pousse la chanson un peu plus loin ? Je ne le saurai jamais, je me suis fais une raison. Après avoir poussé ma vindicte contre ton Antoine, je suppose que je ne suis pas dans ton cœur. Je n’aime pas ce mec, je ne lui accorde aucune confiance et te savoir avec lui, m’est insupportable. Ce n’est pas de la jalousie stupide, je n’apprécie pas son parcours, c’est ainsi. Il ne m’inspire aucune sympathie particulière, je resterais impassible à la simple évocation de son nom. Cette lettre est rythmé par les canettes de bière que je décapsule, les Chesterfield que je fume. Pas bien brillant le constat ! Pour l’ambiance je rajoute des vieilles rengaines de mon adolescence qui me bercent plus au moins. C’est pathétique. Un homme sans destiné, ancré dans ses erreurs passés. Un mauvais film, l’histoire d’une vie gâchée. Un marasme total, rien de bien qui ne mérite d’être relaté. Je ne sais pas où ce déballage va me mener, il ne sert en rien l’ouverture de la conscience, ce que je te dis, je le sais depuis le début. Alors à quoi cela peut il servir ? je n’en sais rien. L’errance trône parmi ces textes, je ne perçois rien qui puisse m’aider, je vais à tâtons dans ce dédale de mot et de phrase juxtaposés. Je ne sais pas ou je vais, t’écrire est un soulagement, une fuite ultime. Vais je continuer à retenir ton attention dans ces sporadiques ouvertures sur ma triste existence ? Cette utilisation du “ je ” à ses limites, aurai je tout dis ? N’est ce pas obscène de te faire partager mes sempiternelles humeurs ? Autant de questions qui résonnent dans ma tête et restent sans réponses. Belle comme un astre, tu ne dois cette personnalité qui est la tienne à personne, elle t’appartient, fais en bonne usage, comme j’aimerais être dans ces traits de caractère et cette plastique irréprochable, je pense au début des “ ailes du désir ” Pourquoi es tu toi et moi je suis moi. C’est le plus beau film que j’ai vu dans ma vie. Gardes à l’esprit que la vie est brève, prends le maximum de ce que tu peux, je ne t’apprends rien. Tu es unique. Portes toi bien. Je t’embrasse.

Ma chère Daphné,
J’ai oublié le motif de cette missive, peut être est ce devenue une habitude dans laquelle je n’abandonne pas les armes. Ta prestation dans l’émission de ce jour est très réussie, comme d’habitude me diras tu ? Ta rigueur ne te prend pas en défaut et c’est toujours un plaisir de te découvrir une fois de plus. Une autre vie, un autre destin distant de quelques kilomètres et pourtant rien ne nous unis en dehors de ces quelques mots disséminés ici et là. Je te trouve fabuleuse, de plus en plus je suis séduis par ta prestance, par ton élégance. J’ai beau me dire que cette correspondance est vaine et sans lendemain, je n’arrive pas à rompre l’étroit lien qui me raccroche à toi. L’impression d’avoir tout dit me gagne et pourtant mes mots prétextes reviennent comme un leitmotiv comme au premier jour.

J’ai regardé le film de Claude Chabrol hier soir, j’ai constaté une fois encore, que l’acteur est terriblement mauvais en comparaison à Sandrine Bonnaire, à Jacques Gamblin. Le summum est atteint lorsqu’il joue l’ivresse, cette situation je la connais bien et c’était mal joué. Le métier d’acteur ne s’improvise pas, à moins d’avoir des prédispositions, mais c’est rare. Mon avis importe peu, je tiens néanmoins à t’en faire part. J’ai appris qu’il allait se retrouver derrière la caméra, à nouveau. Existe t’il un producteur assez fou pour mettre des billes sur le tapis et lui faire confiance.

Terry Gilliam a poussé la chansonnette lui aussi, dans le répertoire sur les producteurs incultes, incompétents, qui ne pensent qu’à gagner de l’argent ou plus exactement de ne pas en perdre. Déjà cinq émissions et deux discours similaires sur les financiers du cinéma, l’un de J.P.Jeunet et l’autre de T.Gilliam. Finiraient ils par avoir raison ? Je pense qu’ils ont une vision aux ras des pâquerettes, un ego tellement surdimensionné que leur rapport au monde est partiellement biaisé. Et toi, je serai curieux de savoir ce que tu en penses. Pour ma part je crois que le cinéma est un business à peu près comme les autres, c’est une industrie comme l’a si justement dit M.Belluchi, elle est bien cette fille qui favorise la rencontre avec un univers d’un réalisateur et pas forcement l’image qu’elle va donner d’elle même. Elle et Vincent Cassel, ils aiment trop l’argent pour cracher dans la soupe, pourtant ils aident les petits jeunes qui débutent comme par exemple courtrajmet. Dans ce milieu il n’y a pas de recette toute faite, prenons un réalisateur comme Jan Kounen le roi de l’effet spécial mais des films creux, vides, à chaque essai un bide total et pourtant je suis persuadé que l’on va à nouveau parler de lui dans quelques années, entre temps, il en aura gaspillé de l’argent. Trop de films inondent le marché, il n’est pas suffisamment conséquent pour donner à tous le succès attendu. Pourtant la multiplication de l’offre de la diffusion a explosé depuis quinze ans (la télévision, les salles, le DVD, et bientôt le net) et ça n’est pas près de s’arrêter. En ce qui me concerne je suis bien loin de cette réalité. Je ne vois absolument rien qui me préoccupe sur le cinéma, j’aime bien ça mais j’ai d’autres chats à fouetter, si je puis dire. C’est ton univers, j’essaye de faire mon intéressant sur ces sujets dans lesquels tu baignes vingt quatre heures par jour. Rien de bien intelligent comme remarques, un poncif de plus à rajouter à la longue liste de mes écrits intempestifs. Je le regrette mais paraître intelligent alors que je ne le suis pas est un exercice dont je ne me sens pas capable. Certains le font avec une extraordinaire vitalité et d’un réalisme effarant, je pense à Antoine, en disant cela, mais pour moi cela me fait dépenser une énergie telle pour un résultat non garanti, donc cessons ici la surenchère intellectuelle car je ne suis pas d’humeur. Je m’ennuie et plus j’y pense, plus je m’ennuie. Je n’envisage pas le suicide, j’y ai pensé, je ne le ferai pas. Mais en attendant que faire ? J’ai horreur de l’apathie mais il faut bien admettre que ma vie repose la dessus pour l’instant. J’ai bien essayé d’écrire un roman de mes tristes aventures, au bout de huit pages j’ai abandonné tellement le talent me manque. Je ne sais pas quoi faire de ma grande carcasse c’est horrible et plus j’y pense plus je déprime sans trouver d’alternative valable. Mes écrits sont en ce moment une longue litanie de réflexion triste et répétitive, je ne vois pas le bout du tunnel. Je n’ai pas de solution. Je suis dans l’impasse la plus totale. Mais bon, t’en parler ne changera rien et j’imagine que cela ne t’intéresse pas. Parlons d’autre chose. L’épisode Mof/Dieudonné défraye la chronique actuellement, pfff, Mr M’Bala cherche à faire parler de lui, une fois de plus. Les ficelles sont énormes. Le tout dans cette affaire repose sur le fameux SMS, a t’il été écrit par la rédaction d’ONPP, oui ou non. Pour l’instant la justice souligne cet épisode et stigmatise l’animateur producteur, la rédaction (L.Bon en l’occurrence) et la chaîne .On verra bien, il a fait appel. Je viens de regarder le Zapping, ils mettent le doigt exactement ou je me posais la question, on est au cœur de l’affaire. Quel panier de crabes. J’ai l’impression que ton statut ne te monte pas à la tête, je te trouve si différente des autres journalistes que s’en est devenu presque suspecte. Tu gardes un flegme qui t’honore, le moindre soupçon de notoriété doit rendre dingue. On passe devant une caméra régulièrement, on s’installe dans l’inconscient d’une population et rien n’est plus comme avant, l’anonymat disparaît. Cette situation ne me fascine absolument pas, j’essaye de comprendre. Mais toi, c’est extraordinaire, tu sembles garder les pieds bien sur terre et ne pas prendre au sérieux cet état de fait. Regardes moi, attaché à tes basques depuis sept ans, un maboul enveloppé par l’amour et l’infini respect que je te portes. Il faut avouer que ta jolie frimousse joue en ta faveur mais cela ne repose pas uniquement sur ce détail. Je ne connais pas de visage aussi gracieux que le tien, aucune femme n’est aussi belle que toi, j’ai beau chercher je ne vois pas. C’est ce qui s’appelle m’avoir tapé dans l’œil et je ne suis pas le dernier. Tu as tout pour plaire, c’est incroyable cette chimie qui détermine les individus, le bon Dieu t’as donné une sacrée occasion, te rends tu compte de la chance que la nature t’as offert ? Même si ce don du ciel n’entraîne pas forcement le bonheur c’est un facteur non négligeable. L’intelligence et la plastique ! au service d’un imbécile pour l’instant. Je me demande si cette histoire va continuer encore longtemps ? Le comique troupier comme j’aime le caricaturer. Qu’est ce que tu fous avec un mec pareil ? Remarques cela doit être reposant ? Tu ne dois pas être très regardante sur ton temps de cerveau disponible. Je le vois comme un grand mystificateur, l’art de l’esbroufe en permanence, une réussite basée sur un déterminisme social qui lui a ouvert toutes les portes sans effort particulier. Aucun mérite, une succession de rencontre, c’est peu pour celle qui hante mes nuits comme mes jours. Portes toi bien.

Ma chère Daphné,
Je pensais, il y a encore quelques jours qu’il était ridicule d’entretenir une pareille correspondance et puis il y a eu ce coup de téléphone que je t’attribue, un simple coup de fil ou la personne se contente d’appeler et de raccrocher aussitôt après le caractéristique allo. Je reviens invariablement à mon traitement de texte pour te donner de mes nouvelles comme si tu devais être informée sur mes derniers faits et gestes, comme s’il s’agissait d’un impératif. Je n’ai rien à te dire te concernant, ton émission est huilée comme une horloge Suisse et je crois savoir que les téléspectateurs sont au rendez vous dominical, fidèle brebis de la culture Canal Plus, l’hostie à la fraise que tu leurs administres doit être à leurs goûts. Quant à moi, je suis une vraie grenouille de bénitier, pour rien au monde je ne louperais le prêche de cette adorable nonne. Les femmes prêtres sont conspuées par l’église ce doit être pour cette raison que je suis si troublé par ta grand messe cathodique. Un psaume de cette dévotion ça s’entretient et si cela ne te coûte qu’un coup de téléphone ça m’encourage à aller plus loin. Au programme, des bonnes et des mauvaises nouvelles. Commençons par le mauvais, la santé de mon père n’est pas terrible, selon les dernières analyses, il aurait une tumeur sur l’un de ses poumons. Il ne ressent rien, malgré parfois une respiration bruyante que je remarque parfois. Après de multiples examens, on lui conseille de se faire opérer. C’est la douche froide de la semaine, survivra t’il à cette opération ? c’est bien le problème. L’hôpital de Caen est réputé, ils semblent être sérieux. Dans quelle mesure sa vie sera t’elle meilleure après l’intervention ? Compte tenu de sa capacité respiratoire avec un poumon, il peut très bien vivre normalement, enfin c’est que lui disent les médecins. Il reste stoïque, sans inquiétude, son courage est extraordinaire. D’après ce que disent les médecins c’est l’histoire de dix jours, plus une vie au calme pendant la période post opératoire. Je ne sais pas quoi penser, je pense bien sur à ta propre expérience. Je ne conçois pas l’après lui. Le perdre, je ne préfère pas y penser, pourtant c’est inexorable, je me prépare mais l’aimer en vrai encore une dizaine d’années n’est pas pour me déplaire. Je le trouve encore plein de vitalité, le perdre sur une banal table de billard m’embête, et si ça peut lui augmenter son espérance de vie alors là je suis partant. Bon passons sur ce triste épisode, bien qu’il m’occupe beaucoup de mon temps de cerveau disponible.

J’ai bien évidement regardé ton émission, diantre ! Tu as vraiment le physique d’un avion, quel sourire, je ne connais pas de fille aussi belle que toi. Tu peux vraiment remercier tes parents d’avoir engendrés une incomparable beauté. Il faudrait absolument que l’on te clone, une Daphné 2, je n’aurais pas l’original mais une exacte réplique ne me dérangerait pas. Je suis en plein dans le livre M.Houellebecq, c’est la raison pour laquelle, je pense à ça. C’est bien, j’y prend un réel plaisir, c’est malin fin et bien vu. Ce type est à ranger dans le cercle des écrivains qu’il faut lire. Sa vision du monde est implacable, ses rapports entre ses personnages sont perfides, rien n’est manifestement glauque, même quand il décrit les ébats de ses protagonistes. Le mythe de la petite pétasse de dix huit ans comme objet sexuel, transpire dans ses pages. Il suffit ouvrir la télévision et de se mettre sur M6, pour en avoir le triste reflet. Je ne sais pas si je suis normal mais si il a deux choses sur lesquelles je ne fantasme pas c’est la prostitution et la jeunesse. Je ne pourrai jamais donner une valeur pécuniaire pour un stupide coït. Je ne l’ai jamais fais et ça ne me viendrait pas à l’esprit. Quant aux minettes dont le string dépasse du jean taille basse, leur manque d’expérience m’agacerais. Je n’ai pas de meilleure amie que toi, nous nous connaissons bien, maintenant. Enfin surtout toi, je n’ai jamais été aussi sincère avec le sexe opposé, ni même avec un hypothétique ami. On ne se rencontrera jamais, je me suis fais une raison et cette fascination platonique reste du domaine du privé pour ma part. Je sais que tu es là, pas loin dans le silence de mes messages. Même si je devais avoir une compagne, il est bien entendu que je n’abandonnerai pas pour autant mes courriers. Elle devra faire avec, comme c’est un amour impossible, je ne vois pas où est le problème. Je lui cacherai dans un premier temps et si elle venait à le découvrir, je serais franc et j’espère qu’elle comprendra. Tant que j’aurai du temps pour le faire, je tiendrais le rythme. Je n’ai parlé que de moi où presque, j’ai un peu honte et j’ai peur que tu ne trouves qu’un relatif intérêt à lire cet épître. Je crois que tu es la personne qui me connaisses le mieux, je suis transparent je ne dissimule rien, je ne vois d’ailleurs pas ce que je pourrai y gagner et comme je n’ai rien à perdre, je ne peux être plus sincère. J’ai acquis un rythme de vie à peu près normal, je commence à tisser des liens, j’espère que tout va continuer encore longtemps à cette cadence (et avec mon père vivant) Véritable catharsis, écrire comme une envie pressante me structure un peu plus chaque jour. Je n’y apprends pas grand chose à engendrer un tel exercice, mais cela agit certainement sur l’inconscient. Aucune valeur littéraire, juste une histoire qui évolue depuis un an et c’est intéressant de constater les différentes strates de cheminement mental qui défilent au gré des pages. En ce moment même si le constat est pour moi “ globalement positif ” je m’inquiète beaucoup pour mon père, sa tumeur est probablement un cancer pulmonaire, il a beaucoup fumé bien qu’il est arrêté il y a peu. Soixante douze ans ce n’est pourtant pas si vieux. Heureusement que le déménagement est passé, ils ont toujours fait preuve d’un sens des responsabilités extraordinaires, si il n’y avait pas cette opération et cette maladie tout irait pour le mieux. Je viens de les quitter, il n’a pas bonne mine. Pourvu que l’intervention ne porte pas à conséquence. Je trouve que d’un seul coup, il a prit quelques années. Un sérieux coup de vieux. Je sais que tu fumes comme un pompier, deux paquets par jour, est ce une légende ? A quarante ans, une chose est sur, j’arrête. En plus elles me coûtent chères. Donc cela sera sans regret mais je me donne encore un ans. Quelle guigne cette histoire d’opération, vraiment, nous n’avions pas besoin de ça. Je n’ai pas le droit d’être désespéré, je voudrais juste un peu plus de temps que cette échéance n’arrive que dans dix ans. Juste pour avoir le temps de me faire une petite situation sans compter sur eux et leurs aides. J’ai toujours bien vécu, les parents n’ont jamais rechignés à m’emmener au restaurant souvent. Ce sont des souvenirs savoureux et en bonne compagnie. Gardes la tête froide, je ne me fais pas trop de soucis pour toi, je sais que tu es sérieuse et saine, méfie toi pourtant de tes fréquentations. Tu sais bien que je ne trouve pas ton comique troupier à mon goût. Tu mérites mieux. Portes toi bien.

Ma chère Daphné,
Le verdict est tombé, mon père a un cancer du poumon, il va être opéré en janvier. Je viens d’avoir la nouvelle à l’instant c’est lui qui me l’a annoncé. C’est sans appel, implacable et peut être fatal. A Caen c’est le deuxième hôpital le mieux équipé en France pour faire face à ce genre d’opération, le Professeur qui l’a rencontré est certainement un excellent spécialiste, il semble être confiant et a eu l’honnêteté de rentrer dans le vif du sujet, sans trangiverser.

Autant mon père est stoïque, autant ma mère semble être abattue, c’est peut être le dernier Noël que nous passons avec lui. Je préfère ne pas y penser c’est trop déprimant.

J’ai suivis ton conseil de la fin de l’hebdo, j’ai regardé Cobra Verde de W.Herzog. Il y parle de la situation de l’Afrique comme aucun n’avait osé en parler, ce film est une métaphore qui révèle la vie d’un homme entre deux civilisations, deux conceptions aux antipodes l’une de l’autre. C’est vraiment génial, il me reste à voir “ Woyzeck ” le film de W.Herzog qui traite de l’univers d’un soldat, il me semble. Toujours avec son acteur fétiche K.Kinski. Le doc “ le cauchemar de Darwin ” me semble léger comme approche sur l’Afrique, elle a bon dos la mondialisation, cette tueuse de nourrisson, la méduse, l’infâme hydre capitaliste qui vient pourfendre les enfants tétant encore le sein de leur mère. L’homme est le plus grand prédateur de la planète et l’Afrique n’est pas porté par la grâce comme par magie, ou la croyance que les altermondialistes utopistes nous bassinent avec une vision manichéenne qu’ils nous rabâchent comme des psaumes. Cité en fin de reportage “ Grizzli Man ” est plus qu’un simple film étonnant, c’est une œuvre complète légèrement cynique mais pas trop. Une histoire humaine, les ours ne représentent pas plus que les entreprises. Elles ne sont que prédateurs, elles vivent, elles meurent, sont d’ôté d’une force parfois considérable. Il arrivent qu’elles s’affrontent, il n’y a pas plus d’humanité dans le regard d’un ours épluchant un saumon pour le manger qu’une intention de délocaliser dans l’âme d’un entrepreneur, il n’est question ici que d’un processus de survie banal qui existe depuis le début. J’ai vu “ Grizzli ” comme le cheminement d’un homme né en 1980 avec un parcours dans un monde qui est, il faut l’avouer, hostile. Le plus flagrant dans la caricature de cet homme c’est un profond manque d’éducation, ce besoin narcissique qui transpire sur tous les plateaux de télé-réalité. Sans formation, il préfère la compagnie des ours qui pendant treize ans l’ignoreront et qui, pour finir, en feront leur quatre heures. C’est aussi un film sur une forme de marginalité si en vogue depuis 68, pour les avoir côtoyé pendant pas mal d’années mes chers amies les bobos, je les revois comme s’il s’agissait d’hier. La génération qui est dans ce film décrite est à mon avis à la dérive bien plus encore que les précédantes, mais venant d’eux ils nous réservent peut être des surprises, j’en serai le premier étonné. Barbiche; pantalon taille basse; hordes paumés et pauvres des raves parties, sous prolétariat avec pour seul horizon avoir 26 ans pour pouvoir toucher le RMI ; fumeurs de substances ; blaguant sur les blondes ; sexualité toutes azimut pour marquer son désir de vivre, sans peur du sida qui tue ; petits individualistes sans conscience politique, la moindre trace affective laissé par le dernier des “ Michael Moore ” est parole d’évangile. On les retrouve, glorifiant des “ Noël Mamère ” roi de la provocation médiatique dans des coups pour faire parler de lui. Ils fustigent le progrès, la science (OGM) mais si ils ont une crise d’appendicite, composeront le numéro de l’hôpital en urgence.
Je lisais parfois un forum sur la schizo, les témoignages sont édifiant. Tu n’imagines pas le nombre de crétins qui pensent guérir sans les médicaments où pouvoir se passer de psychiatre. Le grand reproche que je peux faire à mes précédants toubibs c’est surtout l’infantilisation du malade, ne serait ce que de vouloir ne pas mettre un nom sur des maux, je te rappel que c’est dans une émission de J.C Delarue, dans “ ça ce discute ” que nous avons ma mère et moi donnés un nom à dix ans de symptômes liés à la schizophrénie. Un pas en avant énorme, il n’y a pas plus terrible que de vivre dans l’ignorance. Les pires médecins que j’ai rencontré ce devait être à Dreux, à l’hôpital. Quand j’ai parlé de schizo à mon toubib, il a osé balbutier qu’il n’avait pas fait de diagnostique, je devais sans doute prendre des doses de médicaments comme ça, pour le plaisir. Pfff Dieu merci, je n’ai plus à souffrir de cet imbécile, quel bond en avant avec ma psychiatre à l’heure actuelle. Je suis sur le point de ne prendre qu’un seul médicament. En six mois elle a réduit les doses de moitié. Ce n’est pas que j’adore parler de moi, je raconte ceci à titre d’expérience, rapide à lire, ces textes ont une durée de vie limité et je m’en remets à ta sagacité bien que je pense que tu reçois des courriers bien plus passionnants. Yan Kounen est exactement conforme à l’impression que j’avais auparavant que ce soit sur son travail comme de sa prestance. Je l’ai trouvé très con, le jour et la nuit avec l’autre réalisateur de documentaire qui s’essaye à la fiction. Y.Kounen c’est certainement un bon technicien mais sans rien à raconter d’intéressant, creux, vide c’est un peu facile de filmer au ralentit des scènes de liesse aux couleurs bigarrés de l’Inde. Son cinéma c’est plat et son discours y ressemble étrangement. Et puis mon père et surtout, j’en viens à penser que c’est le plus dramatique, l’idée qu’il vit ses dernières semaines m’apparaît comme inconcevable et s’il en réchappe comment vivra t’il avec un seul poumon ? Ce n’est pas une petite opération, il n’y a pas de risque zéro et ensuite quelques séances de chimiothérapie. Je n’arrive pas à réaliser, les conséquences seraient dramatiques. Il lui faut encore une dizaine d’années à vivre, j’ai besoin de lui. Les repas de ce week-end malgré une légèreté naturelle étaient lourds et graves, les enfants nous ont fait oubliés les soucis de chacun. Que cette histoire te serve de leçon, mon père a fumé de vingt à soixante cinq ans un paquet de cigarettes par jour, je ne sais pas si c’est la raison de son cancer mais je te laisse y réfléchir, toi avec tes deux paquets par jour. Comme je te l’ai déjà dit en ce qui me concerne, à quarante ans j’arrête. Ce n’est pas que j’ai une envie désespérée de vivre mais ma vie, mine de rien j’y tiens.

Ces confidences ressemble à un journal, tu connais bien mes pensées te concernant. A personne exceptionnelle grande confession. Des lettres à lire et à jeter, en attendant la prochaine. Ce déballage d’émotion est peut être obscène, je te les confis. Je n’attends, tu le sais bien, rien en retour. Les perspectives des semaines à venir sont bien noires. Tu ne m’es pas indifférente et j’ai un besoin d’écrire comme s’il s’agissait de témoigner absolument, comme si demain je devais mourir. Je t’ennuies peut être tout simplement avec mes histoires personnels, j’en prends le risque, un risque somme toute minime.

Portes toi bien, fais attention à toi et sois sans compromis aujourd’hui comme demain.
Ma chère Daphné,
Si mon dernier épître n’avait rien de bien gai, une semaine ne ressemble pas à l’autre. Nous attendions des nouveaux résultats d’examens venant de l’hôpital de Caen. Le professeur qui suit mon père à téléphoné lundi dernier. Il a été formel, pas de métastases dans les organes vitaux, reins, foie, ect ect. Seulement une tumeur bénigne (de 7 cm, tout de même) dans un poumon. C’est un sacré soulagement, il ne s’agit pas d’un cancer généralisé, il a été dépisté, heureusement, très rapidement. Je m’attendais à ce que cela soit son dernier Nöel, donc au pire et finalement il est tout à fait guérissable. Une excellente nouvelle qui rassure tous le monde. Il commence sa chimiothérapie la semaine prochaine, passe 24 heures à Caen et revient sur Deauville. Autant le grand ponte du CHU avait été prudent et réservé dés le premier contact, autant il est rassurant maintenant. Une autre chimio est programmée, courant décembre et en janvier on lui retire la tumeur. Ce n’est pas une mince opération mais le sérieux que les toubibs ont prouvés jusqu'à présent, conforte notre optimisme. De stoïque et courageux, son moral est passé d’un seul coup dans une forme semi humoristique sans tomber dans la fanfaronnade ; à tout dire je préfère cela, c’était un véritable soucis, mais ne crions pas victoire trop vite, j’attend janvier, l’opération, et ce que diront les médecins à cet instant. Bon en dehors de cette excellente annonce du début de semaine, rien de très folichon à t’annoncer. Calme plat concernant les cours que je pourrais donner, un seul client depuis le 20 octobre c’est peu et pas très encourageant. De là à pouvoir en vivre c’est impensable, il me reste la piste de l’inventeur du produit miracle que je dois contacter fin novembre. J’occupe néanmoins mes journées ; il est hors de question que je reste fainéant toute la journée, l’apathie c’est ce que je redoute le plus, autant il y a encore quelques mois, je pouvais dormir dans l’après-midi, autant cela me paraît inconcevable aujourd’hui. Donc je vaque à mes obligations quotidiennes, c’est à dire l’apprentissage de nouvelles fonctionnalités du logiciel Flash, la mise à jour de mon site, écrire, fureter sur le Net. J’exploite à fond ma machine, je veux l’user jusqu’à la corde. Ce qu’il m’a le plus occupé cette semaine c’est sans nul doute d’avoir écrit à mon frère, et apporter une controverse qu’il me fallait aborder et lui dire certaines choses que je n’avais jamais osé évoqué. Après deux emails de deux pages il m’a passé un coup de téléphone, nous avons seulement parlé du cancer de papa, mais c’était suffisant, le tout c’est qu’il est mon point de vue sur deux ou trois petites histoires que je gardais pour moi et qu’il me fallait lui communiquer. Il y a 15 jours environ, je venais de terminer “ la possibilité d’une île ” et par curiosité, j’ai cherché des infos sur le Net concernant M.Houellebecq, je suis tombé sur ce qui doit être son site personnel, après avoir tout lu, il y avait aussi une adresse email, je n’ai pas résisté, il fallait absolument que je lui écrive. Oh pas un message aussi intelligent que l’auteur des particules, de plateforme, juste un petit mot pour lui dire l’effet de claque que son dernier bouquin a eu sur moi. Je ne vais pas te mentir, il existe des passages dans lesquelles je ne comprends qu’à moitié, mais sa vision du monde est lumineuse, il méritait largement le Goncourt. De mon fait, je n’ai pas voulu voir aucune de ses interviews avant de terminer “ la possibilité.. ” et mardi il était sur le plateau de M.Denisot. Il a été parfait, je le croyais un peu taré sur les bords, il a été très bon. Notamment il a longuement parlé de l’Internet et des sites non commerciaux, il a même évoqué le fait qu’il recevait des emails de gens plus jeunes, j’étais aux anges, sur un petit nuage, il ne m’en faut pas plus pour exister. Il a cité un site que je ne connaissais pas : “ sur le ring ” en faisant référence à un texte de M.Dantec que je n’ai pas trouvé. Magistral devant des questions aussi cons telles que : est ce que vous êtes heureux ? Ambigu, sur celle qui concernait l’actualité brûlante des banlieues. C’est dingue comme cet homme est cérébral, un cerveau qui bouillonne en permanence, quelle belle mécanique ! On le croit cynique, il est tout simplement le contraire. Enthousiaste je lui ai fait parvenir un autre mail, mais cela s’arrêtera là, j’aime le lire mais je doute que nous puissions devenir amis. Un fossé intellectuel nous sépare, il s’ennuierait avec moi. J’ai été très touché par sa remarque, je crois que mon email l’a émut par sa candeur, c’est réconfortant d’être lu par des personnes que l’on estime, même si sur le fond je suis juste un gros bêta avec ses gros sabots.

Je suis en train de lire “ L’égoïste romantique ” de F.Beigbeder, quelle déception, je ne m’attendais pas à un chef d’œuvre, venant de lui. 99 Francs était surévalué, c’était moyen ; “ Nouvelles sous extasy ” minable et la grande surprise devait être “ Windows on the world ” que j’ai beaucoup apprécié. Un très bon bouquin. Mais “ l’égoïste ” c’est d’un creux, même moi avec mes textes plus anciens, j’ai le sentiment d’en dire plus et d’être drôle. Si cela ressemble à sa vie, quelle médiocrité, je préfère nettement mon insupportable solitude, je suis peut être un vieux rabat joie. Tu n’imagines pas à quel point je suis soulagé pour le cancer de papa, c’est une tout autre ambiance qui règne ici. Bon évidemment on n’est jamais content de l’éducation que l’on a pu avoir mais globalement ce sont de bons parents, un peu réactionnaire comme toutes les personnes d’un certain âge.. Je ne vais pas continuer plus loin sur ce sujet, c’est trop personnel, je suis désolé ; d’une part je ne pense pas que cela te passionne et puis je ne saurais par où commencer. J’ai été occupé tous les jours depuis ma dernière lettre. Je passe de huit à dix heures, en moyenne devant mes machines, cela ne me coûte en rien, j’essaye d’apprendre au moins, une chose par jour, c’est à la fois de la recherche et du développement, de la pratique, de la mise en application, ect ect. Aujourd’hui, après avoir retrouvé dans mes archives le site “ Canal Up ” avec l’intégralité de mes textes soit environ 160. Je vais refaire un site et j’ai un accès sur les pages perso de Cegetel. Comme ça juste pour le fun. En corrigeant les fautes d’orthographes et pour le plaisir de la programmation qui occupe partiellement mon temps. Il y a vraiment quelque chose qui me turlupine, ce n’est pas la première fois que je t’en parles, ceci n’a peut être aucun lien avec toi. Aujourd’hui à 17h45 j’ai reçu un appel téléphonique, je décroche et puis ça raccroche. Qui m’appelle ? Toi ? Daphné ? Ca m’intrigue, la fois précédente, c’était à 10h15, une autre fois à 16h35. Je ne sais pas quoi en penser, je ne reçois jamais de coup de téléphone, c’est extrêmement rare et quand cela arrive, il faut que la personne raccroche, comme ça sans un mot. C’est curieux mais j’ai l’impression que cela m’est arrivé souvent. C’était une erreur, je ne vois pas d’autres explications. Je crois que tu as d’autres choses à faire plus intelligente. Je n’imagine rien de spécial, la question me taraude mais je n’ai aucune réponse, c’est une belle intrigue. Il me plaît à imaginer que ce soit toi, mais je me trompe. Je ne suis qu’un quidam parmi tant d’autre et contrairement à toi, il n’y a absolument rien d’exceptionnel en moi, je résonne comme un hamster, d’un physique banal, ma vie n’est pas brillante. Bien que je me satisfasse de cette personnalité, sans avoir d’autre choix, je ne m’aime pas et je n’arrive pas à croire que l’on puisse avoir ne serait ce qu’un brin d’affection pour moi.

Catherine Deneuve, punk ? Avec un collier de chien en diamant alors ; je la connais peu. Je n’ai pas pu lire “ l’égoïste romantique ” aujourd’hui ce bouquin me dérange, je n’aime ni le style et encore moins les propos, petite vision sans perspective qui n’apporte rien au lecteur. Le M.Houellebecq en revanche m’a bouleversé, son personnage principal, être dont le cynisme provoque sa célébrité mais qui lucide n’est pas dupe, retrouvant dans les yeux d’un chien tout l’amour qu’il n’a jamais su donner, porter. Son portrait de la femme désirable qui a toujours été traitée avec attention, la déconfiture de nos corps vieillissants. Le regard de la jeunesse sur ses aînés, l’extraordinaire précision du vocabulaire, des traits de caractère, de ses personnages. Je crois que je vais commander “ extension du domaine de la lutte ” très vite. J’ai vu le film de P.Harel, j’ai trouvé cela intéressant, il me faut le livre. Tiens ! j’ai lu aussi Bel Ami de Maupassant, j’ai beaucoup aimé, il me semble d’ailleurs te l’avoir déjà dit, je radote. Doucement je me sens transmuer vers un autre cognitif, est ce à cause des médicaments ? Je me sens comme avant la déclaration de la maladie, décidé, grimpant vers un futur où je ne laisse rien au hasard. Quoiqu’il advienne, je sens que j’aurai toujours à te révérer d’avantage, cette anagogique transcendance n’a rien de compréhensible pour l’ensemble de la planète, “ a love supreme ” qui n’atteindra jamais son acmé. Mon entropie est pleine, j’aurai tant souhaité qu’elle soit nulle, qu’il n’existe pas d’incertitude. Je vie une aporie totale, une contradiction insoluble dans mon raisonnement. Je reste dans une déréliction planante dans cet état d’abandon et de solitude. L’achoppement qui s’oppose à nous devient une caractéristique qui nous amène sur un échec. Voilà c’était le quart d’heure de Maître Capello, j’ai réunis tous les mots dont le vocabulaire m’échappait dans le livre de Michel, je fais cela avec tous les livres, je recopie ensuite les définitions et j’essaye de les placer. Tu as un excellent vocabulaire toi, tes études n’y sont pas étrangère et puis ton amour pour la littérature également. Je ne sais pas pourquoi je n’arrête pas de penser à ton passage dans “ en apparté ” J’ai le sentiment que tu ne t’aimes pas plus que ça, enfin peut être pas tous les jours, comme moi quoi. Avoir confiance en soi, défoncer des portes à coup de pied, est-ce une tendance négative ? Avant de se prouver quelque chose aux autres, doit-on se les prouver à soi-même ? Je n’ai jamais pris de cours de philo, j’ai découvert “ Par delà bien et mal ” de F.Nietsche, un soir sur le quai du RER, ce fut une révolution dans ma tête, j’avais dix sept ans. Quant je te dis que je résonne comme un hamster, j’en ai le sentiment mais comme tous les cons qui savent qu’ils le sont, je travaille, je travaille plus que les autres, un petit stakhanoviste de la programmation facile, une sorte de “ bidouilleur ” qui revient toujours en arrière et comme je ne lâche pas l’affaire, je fini par obtenir l’effet escompté. Plus jeune j’ai toujours été subjugué par l’aisance de mon grand frère qui lui réussissait tout ce qu’il entreprenait du premier coup, un véritable phénomène. Ce que l’informatique maintenant m’a apporté c’est la rigueur, je suis méticuleux, j’aime bosser au pixel près. Je combat mon impatience en permanence. Tu as dû t’en apercevoir, il y a encore ne serait ce que cinq ans je faisais d’innombrables fautes d’orthographes, pouvoir les corriger maintenant donne confiance en soi. Quelque soit le domaine j’ai besoin d’apprendre pour vivre, la routine bien qu’elle soit présente dans toutes les activités, j’en ai horreur. Je parle évidement de la routine dans le travail, pas dans les relations avec autrui. Les gens qui n’ont plus rien à se dire c’est souvent une faute de leur part, ils finissent par se couvrir dans le non dit et là c’est le début de la fin. J’ai vraiment des conversations de poivrôt de comptoir. La boisson depuis trois semaines, je l’ai laissé de côté, je n’achète plus de bière, c’est fini, je suis guéri, un peu de vin à table parfois mais de plus en plus rare, mes deux sorties hebdomadaire au “ Drakkar ” dans la semaine et cela s’arrête là. L’alcool détruit trop et j’ai encore un vague sentiment autodestructeur qui plane en moi, je le combat, ils n’auront pas le dernier mot. Voilà ce que je pouvais dire après quinze jours de silence radio. Je continu à parler de moi car je suis la personne la plus importante qui existe dans ma vie et tu es la personne la plus importante qu’il m’est arrivé de croiser au hasard d’une vie qui nous sépare. La schizophrénie ce n’est pas deux entité qui s’opposent, enfin tu peux toujours essayé de le faire croire à tes téléspectateurs. J’ai l’impression que tu n’as rien retenue de ce que je t’ai raconté. Ouvres un dictionnaire, que Diable ! C’est dingue (c’est le cas de le dire) on s’évertue à faire passer des messages et aucun ne sont assimilés. Tu le fait exprès ou quoi ? Portes toi bien, passe une agréable semaine, je suis pour ma part très soulagé par les dernières nouvelles.

Partie 4
Chère madame la marquise
Que n'ai-je fondu sur ton balconnet


Changeons de sujet. La prise de terre est arraché par un missile sol air. Une entré dans la matière et quant tu te retournes tu vois quoi ? Moi mon avocat est très bon, meilleur que le tien en tout cas, aller croire que je n'étais pas seul pour agir de la sorte, j'ai pris beaucoup de plaisir avec ce harcèlement sensuel, je ne devais pas être le pire, tu reprends la bavette cette semaine, ça te va bien le cheveux court. J'ai quelques icônes dans mon album photos, ta beauté me subjuguent mais ce n'est pas la première fois que tu l'entends, alors forcement un jour ça fini par agacer. Temps stable sur la majeur partie de la France métropolitaine. Je n'avais pas envie de faire différend. Tu aurais pu trouver un autre chef d'inculpation. Pour maudire ton psychanalyste de ne pas être à sa place. Un sacré dédain dans votre tour d'ivoire de la notoriété du strapontin menteur. Un cargo dans l'horizon de Vendredi. Ton amant est pitoyable, il n'y a qu'a voir ses fréquentations, je ne te comprends pas sur ce point. Dans ce registre des artistes maudit, je ne me plains pas de ce statut, il y a des gens qui sauvent les apparences d'autres pas. qu'est ce que l'histoire retiendra ? des mots bien sur. On commence par en rire et cela se termine par un malaise dans un dîné, j'étais horrifié. Tu adores le mystère de la vie, les tréfonds de l'âme c'est la raison pour laquelle tu signes par trois points de suspension, comme si tu voulais que cela recommence et ça continu entres ces lignes, dans cet épître. .Inexorablement. Cette boite est complètement rempli par des crétins, hormis cette très chère vestale, il faut bien que cela corresponde à une réalité de statistiques, ainsi ils sont en phase avec leurs clients. Débile. Pour te plaire, je leur ai même trouvé des qualités, exactement comme un con. Pourvu que tu ne sois pas dupe, qui pourrait l'être avec ce job. Je me croyais asociale, en fait pas du tout, un simple retour à une normalité dans une structure pour les agités du bocal. Je n'arrive pas à croire que c'est toi les petits points, sans interruption comme ça en attendant un souffle, une musique, tu trimbales un portable dans ton sac à main ? Tu es tenace, plus tenace que je ne l'imaginais et c'est vrai pour qui que ce soit. Pour penser à moi, il ne te faut que quelques secondes par jour mais plusieurs fois dans la journée, je fini par croire que tu es aussi maboule que moi, ce mimétisme m'impressionne beaucoup. Trop peut être, ce qui a pour effet de me retrouver dans la même position, les mêmes causes ayant les mêmes effets. Cette fois je suis dans la sphère publique comme de toute façon, j'ai signé une décharge et le cachot du bagne trop peu pour moi, on fait sa déclaration au monde entier comme personne n'y fait réellement attention, j'aurais tort de ne pas essayer.

Chère madame la marquise
Mon père va bien, malgré le fait qu’il a faillit y rester. Sans l’habileté du chirurgien et les soins qui lui ont été prodigués, On pouvait s’attendre au pire, la convalescence est terminé, il se porte à merveille.

Ainsi vous êtes désormais marié avec votre comique troupier comme je le décrivais à longueur de pages. Est-ce bien sage ? Je me demande, d’ailleurs si vous n’avez, pas par ce geste, enfilé par cette occasion les oripeaux du métier de cet homme. Certes ce château est un bel édifice, le potager bien entretenu, la cuisine conséquente et ses gens sont d’une dévotion considérable à l’encontre du marquis qui leur doit beaucoup. Je vous ai parlé d’amour, vous répondez par un mariage avec un tiers, je comprend cette insatiable besoin féminin de se sentir en sécurité avec une banal union, c’est très humain. Vous avez envoyés vos sbires pour me traquer et me traîner devant la justice des hommes. Je viens juste d’être entendu par la police royale dans le cadre d’une double plainte, déposé par la marquise et le château à mon encontre pour le motif de harcèlement. Surpris ? il fallait si attendre tôt ou tard. Il est donc huit heures très exactement. J’avais beaucoup de chose à dire pendant ma déposition, d’une part, je n’ai pas nié les faits, j’étais bien l’auteur des lettres qui m’ont été présentés. Ils ont également vérifier si j’avais agit seul, pouviez vous en douter ? Peut être avez vous pensé à un complot ourdi contre vous ? C’est me faire honneur d’imaginer que je n’avais pu à moi seul, représenté de multiple profil. Est ce une tare ou une qualité ? Mystère. Lors de mon audition, j’ai expliqué comment le château m’avait proposé, il y a, un moment déjà, de travailler sur une de leur gazette. Le problème reposait sur le fait que je ne devais pas être payé pendant trois mois, forcément, j’ai refusé la mission, c’est étrange de travailler pour rien, pour aucun louis, pas le moindre sou. On constate, donc, un fossé abyssal entre ce qu’ils critiquent à longueur de journée et la réalité des faits. L’affaire est classé sans suite par le juge, à une seule condition que je ne réitère pas à rentrer en contact avec vous. Quelle injonction difficile à tenir ! Mais puisque, vous êtes désormais prise, je vais obtempérer, sans difficulté.

C’est un élogieux profil que j’ai toujours dressé de vous. Cela fait aussi partie de votre travail d’icône publique, puisque vous en user, que vous en abuser, il est, à mes yeux, tout à fait normal que vous l’assumiez, au même titre que les bals de la court. Il y avait un vide en vous je me suis évertuer à vouloir le combler. Je vous invite même à donner un lendemain à cet épisode qui s’achève, un devoir d’inventaire, un conte ou quelques gloussements hauts perchés dans la galerie des glaces. A présent, l’histoire qui me rapprochait de vous s’achève, ici, sans haine, ni peine.

Bonjour,
Mon nom ne vous est pas inconnu et je vous rappelle au passage de la séquence en boucle, que votre chaine et vous-même, a porté plainte contre moi. Néanmoins, ôter-moi d'un doute car j'ai le sentiment (comme j'ai pu l'entendre dire) que vous m'avez fait un petit mensonge, c'est pourquoi, je reste dans l'expectative vous concernant car pour avoir entretenu un monologue seul avec ses doutes et ses interrogations, ses convictions, son mensonge aussi et également sa vérité. Forcément, j'ai beaucoup donner de moi-même mais jamais à la réelle dimension que j'aurais souhaité donner, en vraie, dans la vie, mais par cet acte qui me conduit à vous écrire, je suis dans le rôle du récidiviste et du harcèlement que vous m'avez reprocher, je vous soumet en retour à la question, comme une sorcière aux chats nombreux qui aurait concocté quelques breuvages maudits. Après l'emballement de l'ivresse, j'avais tourné la page, définitivement, parce que je vous savais marié et estimant que dans ces conditions conformément aux lois de la bienséance et à mon code de l'honneur, je ne pouvais, je ne voulais ne serait-ce penser vouloir tenter de vous séduire. Je souhaite renouer d'une épistolaire manière pour que vous répondiez à mes questions en échangeant de façon simple et détendue sur nous et le monde. Toutefois, si vous ne voulez pas répondre, je vous prie de ne pas prévenir le ministère de l'intérieur car j'ai déjà un dossier très lourd où je suis considéré comme hautement transgressif, en tout cas, les griefs sont nombreux avec la plaie béante de votre souvenir. Il existe trois cas de figure pouvant être définie comme suite, ou je reçois un message d'erreur comme quoi cette adresse mail est invalide et j'abandonne, ou vous ne répondez pas et sans nouvelle, on en reste là, ou vous répondez et suivant votre réponse j'aviserai, on ne peut être plus clair.
cs

Nous sommes desoles de vous informer que votre message n a pas pu etre remis a un ou plusieurs de ses destinataires. Ceci est un message automatique genere par le serveur Merci de ne pas y repondre.

This is the mail system at host I'm sorry to have to inform you that your message could not be delivered to one or more recipients.

The mail system


Pour revenir en haut de la page Retour rubrique