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CULTURE

Le conflit médiatique Russie vs Ukraine

Alors qu'en france, tout le monde a les yeux rivés sur la formation du nouveau gouvernement, c'est l'occasion pour les médias depuis 24 heures, de ne pas évoquer la guerre en Ukraine.

Avec plus de 80 jours de conflit entre la Russie et l'Ukraine, d'après ce qu'il semble advenir, les combats tournent à l'avantage des ukrainiens à l'Est du pays. Fait marquant dans la bataille médiatique, c'est d'ordre symbolique que le week-end dernier, des artistes ukrainiens ont remportés le concours de l'Eurovision. Les votes du public leurs ont permis de gagnier comme avec une volonté de solidarité, (en tout cas, c'est ce que l'histoire retiendra) et c'est une populaire adhésion, un sentiment qui est donné dans le monde, face à une guerre sale et brutale.

La guerre stratégique

Cette victoire à l'Eurovision, représente un signal fort donné à l'Europe, à la Russie et dans le monde entier. Car bien sûr, la guerre médiatique et ce qu'elle exprime est une part prépondérante du combat. Tout le monde reconnait que le président Ukrainien a su bien mener la guerre stratégique des médias. Le rôle des européens et des alliés qui pour l'instant, je vous le rappel se borne à accompagner l'Ukraine agressée avec des livraisons d'armes et du matériel humanitaire sur le petit territoire, ce qui a été appuyé en grande partie sur le travail des politiques et sans l'apport des médias, rien n'aurait pu se faire. Il ne s'agit pas d'envoi de troupes venant de l'otan, il s'agit de gagner pour l'instant, la guerre politique de l'opinion publique et d'éviter comme depuis le début de la guerre: l'escalade nucléaire. Cette nuance est très importante dans le jeu géopolitique de l'union. Ce à quoi, les européens et les américains ont des enjeux différends car les américains et les anglais ont tendance à vouloir éteindre le feu de la guerre avec de l'essence alors que les continentaux sont plus circonspect sur l'avenir et dans un cadre d'un après-guerre où personne ne doit perdre et où personne ne doit gagner, dans une victoire neutre. Dans cet entre-deux, ce sont des visions mûrement réfléchies où le plus intelligent, le plus raisonnable et le plus acceptable doivent reposer sur l'issue du conflit.

Le futur

Car en attendant, Vladimir Poutine se retrouve dans une situation de plus en plus difficile, voire carrément génante, puisque la bataille de l'opinion est perdue et qu'il est isolé. Il l'est d'autant plus, qu'organisé, l'Ukraine avec un système de communication tournés vers l'extérieur de ses frontières a mis dans sa poche quasiment toutes les grandes démocraties à travers des téléconférences qu'il a donné, alors qu'il n'a pas bougé d'Ukraine. Lui, s'il n'a pas gagner la guerre du terrian, il aura gagné celle médiatique et virtuelle, à un point tel qu'il a, maintenant, des exigences de princesse auprès des pays occidentaux. La presse, les médias du monde entier sont friands de la moindre de ses apparitions et Internet et les plateformes sont devenus les tremplins inévitables de ce type de combat dans ce qu'il faut bien appeler: la guerre des images.

La table

Nous l'avons vu, cette bataille des médias a été perdu pour Vladimir Poutine avec ce que nous avons pu voir avant et pendant, la guerre, notamment le défilé militaire du 9 mai. Mais aussi, cette table géante lors de la visite du président Macron pendant sa rencontre à Moscou avec Vladimir Poutine, avant le début de la guerre. Comme une sorte de fossé, une distance, où l'un et l'autre ne pouvait s'entendre ou se comprendre.

La guerre sale

Cette guerre des images qui s'effectue pendant les combats, avec tout ces bâtiments, ces immeubles détruits à perte de vue, des images de charniers ou des fosses communes etc... En fait, toutes les horreurs qu'une guerre sale peut draîner avec ses témoignages audiovisuels qui se déroulent quasiment 24 heures sur 24 sous nos yeux, presque en temps réel avec ses multiples directs avec sans oublier la théâtralisation des images que l'on reçoit et les drames qu'elles entraînent dans leur subjectivité. Mais aussi avec les commentaires en plateau des militaires, des experts dans ce que nous pourrions désigner, comme les sachants qui suivent de très près, la progression de chacun des protagonismes et qui selon, leur degré de responsabilité sont en mesure d'analyser la stratégie, les combats et les cartes, les reculs des uns ou la violence des autres. Depuis le début des combats, il n'existe pas un jour, sans qu'une émission, qu'une brève, ou qu'un article ne fasse référence à cette violence.

Post-conflit

La méthode pour le président macron qui consiste à expliquer qu'il ne faudrait pas humilier la Russie, prouve que nous sommes déjà dans une période post-conflit, en tout cas dans ses prémisses. C'est aussi un signe qu'il fait parvenir, non seulement à l'Union Européenne en remuant un passé douloureux et fort de sens, pour nous les européens mais également adressé au reste du monde dans la perspective d'une troisième guerre mondiale.

La nouvelle perspective

Car après, dans un avenir plus ou moins proche, le président Russe Vladimir Poutine va sentir qu'il est acculé, retranché, isolé dans une Russie qui commencera à ressentir la crise et les hausses de prix. Va-t-il dans un climat très délétère pouvoir effectuer une seconde vie à la tête de son pays ? Se maintenir au pouvoir et jouer d'égal à égal avec les européens et les alliés ? A voir. Car par ailleurs, la Finlande et la Suëde ont fait part du souhait d'être parti intégrante de l'Otan et c'est une excellente nouvelle parce que cela renforce une Europe qui ne s'est jamais aussi bien entendu qu'avec à ses frontières, une menace à prendre en considération, une menace toute désignée.
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